Risques psychosociaux à l’hôpital : les propositions de l’Igas [20170120]| vie-publique.fr | Actualités | En bref

[ Publicité ]
Imprimer

Risques psychosociaux à l’hôpital : les propositions de l’Igas

le 20 01 2017

A la suite du suicide d’un cardiologue à l’Hôpital européen Georges Pompidou, l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) a été chargée en février 2016 d’évaluer la gestion des risques psychosociaux (RPS) des personnels médicaux en établissement de santé. L’Inspection générale de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche (IGAENR) a été associée à la mission à partir de juillet 2016. Les deux inspections ont rendu leur rapport commun en décembre 2016.

La mission souligne la réalité des risques psychosociaux (RPS) touchant le personnel médical hospitalier et leurs effets sur la santé du personnel, le fonctionnement des hôpitaux ainsi que sur la relation avec le patient. Le management est à la fois pointé du doigt comme source de dysfonctionnement et comme un levier d’action. La mission relève que la loi de réforme de l’hôpital de 2009 est souvent citée comme porteuse d’une logique comptable et d’une organisation structurée en pôle ayant accentué la souffrance de la communauté médicale. La mise en place de groupements hospitaliers de territoire (GHT) prévue par la loi de modernisation du système de santé de janvier 2016 apparaît aussi pour certains comme un nouveau risque de déstabilisation.

Pour une meilleure prise en charge des risques psychosociaux à l’hôpital, la mission propose notamment :

  • la mise en place d’une mission chargée de mettre en oeuvre la stratégie nationale pour la prévention et le traitement des RPS et pour la qualité de vie au travail. Elle s’appuierait sur un système d’observation, d’études et de recherche dans le domaine des RPS, l’instauration d’un dispositif institutionnel de signalement des incidents graves (situation de danger imminent, désaccords sérieux et persistants, tentative de suicide, plainte pour harcèlement moral ou physique). La mission nationale assurerait aussi la labellisation et la répartition sur tout le territoire des structures de prise en charge ambulatoires et hospitalières spécialisées dans le soin aux soignants ;
  • un renforcement de l’implication du niveau régional et des établissements avec une redéfinition du rôle des commissions paritaires régionales en lien avec les programmes de santé déclinés au niveau des GHT ;
  • la professionnalisation du management (nomination des chefs de service sur la base de fiches de poste précisant les profils et les compétences attendues, charte de management, formation initiale et continue au management, etc.) ;
  • un meilleur suivi des professionnels médicaux qui travaillent à l’hôpital (accompagnement des internes, une meilleure prise en compte de la partie hospitalière de l’activité des enseignants-chercheurs, etc.).

Mots clés :

Rechercher