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Santé au travail : les effets de la participation des salariés aux changements d’organisation

le 9 10 2017

L’information et la consultation des salariés lors d’une réorganisation du travail contribuent-elles à réduire le stress et les risques psychosociaux ? Tel est l’objet d’une étude de la Dares fondée sur les résultats d’une enquête de l’Agence européenne pour la santé et la sécurité au travail.

Les sources de stress au travail

En 2013, 24% des salariés interrogés déclarent craindre pour leur emploi dans l’année qui vient et 21% vivre des changements imprévisibles et mal préparés. La réorganisation du travail et l’insécurité de l’emploi (crainte de perdre son emploi) apparaissent comme les principaux facteurs de stress au travail, avant la charge de travail et le harcèlement.

La crainte de perdre son emploi dépend de la nature du contrat de travail, elle concerne en effet 45% des salariés en contrat à durée déterminée (CDD), 23% des salariés en contrat à durée indéterminée et 10% des fonctionnaires. Ce stress est un facteur prouvé de dégradation de la santé mentale comme l’est aussi le chômage. L’insécurité de l’emploi est associée à un risque accru de dépression, 28% des salariés dans cette situation présentent un symptôme dépressif.

La participation des salariés aux décisions : quel impact ?

Lors d’un changement important dans l’organisation de leur entreprise, 56% des salariés déclarent avoir reçu une information suffisante et adaptée, 35% disent avoir été consultés et 17% ont eu l’impression d’avoir eu une influence sur le mise en oeuvre de ces changements. L’information des salariés apparaît ainsi plus fréquente que leur participation aux décisions.

Parmi les mêmes salariés, 21% de ceux qui se déclarent ni informés, ni consultés présentent un symptôme dépressif, contre 6% pour ceux qui se déclarent consultés et écoutés. 13% des salariés consultés mais qui n’ont pas été écoutés déclarent un symptôme dépressif.

Il est possible que les salariés déprimés aient tendance à se déclarer mal informés ou mal écoutés. Il est cependant plus probable que la participation des salariés aux changements d’organisation aient un vrai effet positif. Le management aurait ainsi avantage à prendre en compte les souhaits des salariés à la santé fragile pour éviter d’aggraver leur situation.

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