Santé : comment préserver l’efficacité des antibiotiques ? [20150929]| vie-publique.fr | Actualités | En bref

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Santé : comment préserver l’efficacité des antibiotiques ?

le 29 09 2015 Archives.

Le groupe de travail pour la préservation des antibiotiques a remis son rapport à la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes le 23 septembre 2015.

L’antibiorésistance est un phénomène qui s’accélère depuis le début des années 2000. Cette période a été marquée par la fin des brevets de très nombreux antibiotiques et la mise à disposition de médicaments génériques. Cette situation a probablement rendu possibles des utilisations nouvelles de ces produits dans de très nombreux pays, tant en médecine humaine qu’en élevage, qui ont contribué à la dispersion de résidus dans l’environnement. Parallèlement, peu de nouveaux antibiotiques ont été mis sur le marché, et très peu sont actuellement en cours de développement. Investir dans ce domaine de recherche n’est plus rentable car le prix de vente est peu élevé et l’utilisation du médicament doit être limitée.

En France, chaque année, 158 000 patients contractent une infection par une bactérie multi-résistante et 12 500 en meurent directement. Les plans de réduction de la consommation d’antibiotiques lancés depuis les années 2000 en médecine humaine ont eu un impact positif, mais entre 30% et 50% des antibiothérapies sont encore prescrites inutilement. En santé animale, le plan EcoAntibio (plan 2012-2017) a permis de réduire de 12,5% l’exposition des animaux entre 2012 et 2014. L’usage d’antibiotiques comme facteurs de croissance dans les élevages intensifs est interdit en Europe depuis 2006.

Face à ce constat, le rapport formule plusieurs recommandations, organisées en quatre axes d’action : encourager les projets de recherche, mesurer l’évolution du phénomène d’antibiorésistance, améliorer l’usage des antibiotiques, sensibiliser les populations.

La ministre a défini deux objectifs : réduire de 25% la consommation d’antibiotiques et faire passer la mortalité liée à l’antibiorésistance au-dessous de la barre des 10 000 décès par an d’ici 2017. A cette fin, plusieurs des préconisations du rapport seront mises en oeuvre, notamment un pilotage national des actions de lutte contre l’antibiorésistance, le lancement dès 2016 d’un plan national interdisciplinaire de recherche sur l’antibiorésistance, des campagnes de communication auprès du grand public, etc.

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