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Sécurité : l’adaptation du plan Vigipirate à la menace terroriste

le 9 12 2016

A l’issue d’un conseil de défense et de sécurité présidé par le président de la République, le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) a présenté le 1er décembre 2016 une nouvelle version du plan Vigipirate de lutte contre le terrorisme qui comporte un niveau d’alerte supplémentaire, “Vigipirate Urgence attentat”.

Dans sa nouvelle approche, le plan entend mieux informer les citoyens sur le terrorisme, les mécanismes déployés pour y faire face ainsi que sur les gestes et les comportements qui protègent et qui sauvent. Ce dispositif de sécurité comprend 300 mesures qui s’appliquent à 13 grands domaines d’action parmi lesquels l’alerte de la population et la mobilisation, les rassemblements, les installations et bâtiments, les transports terrestres, la santé, le contrôle aux frontières ou encore les réseaux de communication, d’eau, d’électricité, d’hydrocarbures. Ces mesures sont réparties entre des mesures à caractère permanent et un ensemble de mesures additionnelles. Le niveau Vigipirate est rendu public. Établi en 1978, déclenché pour la première fois en 1991 lors de la guerre du Golfe, ce plan occupe une place particulière au sein du dispositif de sécurité intérieure. Il relève du Premier ministre à la suite de l’évaluation du risque terroriste.

Trois niveaux de ce plan sont désormais possibles :

  • “Vigilance” correspond à la posture permanente de sécurité, valable sur l’ensemble du territoire au quotidien. Il implique la mise en œuvre de la totalité des mesures permanentes ;
  • “Sécurité renforcée - Risque attentat” correspond à la réponse de l’État à un niveau élevé de la menace terroriste, concernant l’ensemble du territoire ou ciblant une zone géographique ou un secteur d’activité particulier. Ce niveau d’alerte n’a pas de limite de temps définie. Il prévoit le renforcement des mesures permanentes et l’activation de mesures additionnelles, comme des patrouilles supplémentaires, des filtrages ou encore des fouilles ;
  • “Urgence attentat” est décidé en cas de menace d’attaque terroriste documentée et imminente, soit à la suite immédiate d’un attentat. Il peut concerner l’ensemble du territoire national ou une zone géographique délimitée. Par nature de courte durée, il peut être désactivé dès la fin de la gestion de crise. Il implique la prise de mesures additionnelles contraignantes, comme la fermeture de certaines routes et de transports publics ou l’arrêt du ramassage scolaire.

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