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Sécurité : propositions pour renforcer les polices municipales

le 13 septembre 2018

Le rapport "D"un continuum de sécurité vers une sécurité globale" a été remis, symboliquement, le 11 septembre 2018 au Premier ministre par les députés Alice Thourot et Jean-Michel Fauvergue. Il formule 78 propositions pour une meilleure coordination des acteurs de la sécurité, qu’ils soient publics ou privés. Le rapport s’inscrit dans un contexte marqué par la mise en place, en début d’année, de la police de sécurité du quotidien (PSQ), qui renforce l’activité de la police nationale à l’échelon local.

Les polices municipales

Les polices municipales forment, après la police et la gendarmerie nationales, la 3e force de sécurité avec 22 000 policiers municipaux. Les polices municipales se sont professionnalisées et elles constituent de véritables forces de proximité. Néanmoins, les policiers municipaux se sentent souvent dans une situation d’infériorité par rapport aux forces nationales de sécurité.

Le rapport propose d’élargir les moyens d’action des policiers municipaux suivant deux axes :

  • mieux coordonner l’action des polices municipales entre elles par la mise en place d’un nouveau périmètre d’action. Le "bassin de vie" permettrait de décloisonner l’action des policiers municipaux pour l’ouvrir à l’espace intercommunal ;
  • permettre aux polices municipales de consulter des fichiers de police aujourd’hui réservés à la police nationale.

La formation des policiers municipaux pourrait être renforcée et homogénéisée grâce à la création d’une école nationale des polices municipales.

Le rapport recommande en outre d’armer obligatoirement les policiers municipaux, sauf avis contraire du maire. Cette proposition intervient alors qu’en 2016, 84% des effectifs totaux sont armés, dont 44% d’entre eux en armes à feu.

Les acteurs privés de la sécurité

Les forces de sécurité de l’Etat peuvent aussi s’appuyer sur les acteurs de la sécurité privée, qui comptent près de 165 000 agents. Ces effectifs dont les missions sont déjà reconnues dans les domaines du transport de fond ou du contrôle des bagages dans les aéroports, pâtissent pourtant d’une crédibilité moindre que celle des forces publiques de sécurité.

Les rapporteurs pointent la nécessité d’améliorer leur image auprès de la population. Cela passe par un investissement plus important dans leur formation, la valorisation de leur profession par des certifications et assermentations et la qualité des recrutements. Le rapport propose notamment de mieux protéger les agents privés de sécurité (sanctions en cas d’outrages, etc.) mais aussi d’étendre leurs missions (par exemple, ils pourraient être chargés des gardes statiques ou de la protection des personnalités).

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