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Un service sanitaire obligatoire pour les étudiants en santé

le 7 03 2018

S’appuyant sur les conclusions du rapport du professeur Loïc Vaillant, Agnès Buzyn, ministre des solidarités et de la santé, et Frédérique Vidal, ministre de l’enseignement supérieur, ont annoncé le 26 février à Angers la mise en place d’un service sanitaire obligatoire de trois mois pour tous les étudiants faisant des études de santé.

Qu’est-ce que le service sanitaire ?

Promesse du candidat Emmanuel Macron, le service sanitaire vise à initier tous les futurs professionnels de santé aux enjeux de la prévention primaire et à permettre la réalisation d’actions concrètes de prévention primaire par les étudiants en santé (promotion de l’activité physique, information sur la contraception, lutte contre les addictions – tabac, alcool, drogues, etc.). Il ne s’agit cependant pas d’activités de soins. Les étudiants interviendront sur des thèmes prioritaires de la santé publique. Le service sanitaire pourra être un outil de lutte contre les inégalités territoriales et sociales en santé.

Le dispositif en pratique

Le service sanitaire va être mis en oeuvre dès la rentrée 2018 pour les 47 000 étudiants des filières médecine, dentaire, pharmacie, soins infirmiers et kiné. Les autres formations paramédicales entreront dans le dispositif en 2019. En 2018-2019, les étudiants en service sanitaire interviendront sur quatre thèmes en priorité : la nutrition, les bienfaits de l’exercice physique, les addictions et les conduites sexuelles.

La durée du service sera variable selon qu’il est effectué à temps plein ou à temps partiel. En médecine, le service sanitaire sera proposé en troisième année, pour les étudiants infirmiers en deuxième ou troisième année, en pharmacie, en quatrième année.

Les étudiants pourront être affectés dans des établissements scolaires, des entreprises, des établissements pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), lieux de privation de liberté, etc. Ils interviendront, en priorité, auprès des publics les plus fragiles dans les zones d’éducation prioritaire ou les zones rurales. Pour cela, les frais de déplacement des étudiants seront pris en charge par l’État.

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