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Société : une opinion de plus en plus sensible à l’environnement

le 12 mars 2018

L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) publie les principaux résultats des enquêtes effectuées en 2017 sur l’opinion des Français concernant l’environnement.

Une sensibilité croissante à la cause environnementale

Les enquêtes révèlent une prise de conscience accrue sur l’environnement même si les questions économiques et sociales demeurent prioritaires.

En 2017, 39% des personnes interrogées se déclarent "très sensible" à l’environnement. Les principales préoccupations concernent le changement climatique, la pollution, la dégradation de la faune et de la flore. La catégorie des climato-sceptiques réunit 8% des personnes interrogées, soit une baisse de 5 points par rapport à 2016.

Une forte majorité (60%) se dit convaincue de la nécessité de changer les habitudes quotidiennes pour lutter contre le réchauffement climatique.

Des comportements contrastés en faveur de l’environnement

S’agissant des comportements, la tendance révèle des résultats contrastés.

Le tri des déchets est "l’éco-geste" le plus répandu : 80% des personnes déclarent le mettre en oeuvre mais c’est moins qu’en 2005 (81%) et qu’en 2009 (87%).

Les jeunes moins de 30 ans ont des pratiques moins écologiques que le reste de la population, sauf en matière de la mobilité.

Le consentement à payer plus cher l’énergie pour passer à des énergies renouvelables recule légèrement en raison des contraintes techniques et budgétaires.

Quelle politique de l’environnement ?

En 2017, les mesures environnementales, notamment celles qui concernent la réduction des émissions de gaz à effet de serre, sont largement acceptées. Cette acceptation s’accompagne cependant d’une forte attente à l’égard des pouvoirs publics pour des mesures de régulation et de soutien plus incitatives.

La baisse du prix des équipements et l’augmentation des soutiens financiers dans les technologies vertes sont largement plébiscitées. D’autres dispositifs permettant d’assurer la fiabilité et la rentabilité future des investissements restent aussi très attendus. Un bonus-malus de la taxe foncière ou des frais de notaire en fonction de la performance énergétique des biens immobiliers est, par exemple, une mesures jugée incitative par 70% des personnes interrogées.

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