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Sûreté nucléaire : l’ASN exige d’importants investissements

le 4 01 2012 Archives.

L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a rendu public le 3 janvier 2012 son rapport sur les « évaluations complémentaires de sûreté » demandées par le gouvernementGouvernementOrgane collégial composé du Premier ministre, des ministres et des secrétaires d’Etat chargé de l’exécution des lois et de la direction de la politique nationale.. Cet audit de sécurité des 58 réacteurs nucléaires français a été lancé à la suite de l’accident de la centrale de Fukushima au Japon et a conduit l’Autorité à formuler un avis présentant les décisions qui devront s’appliquer à l’ensemble des installations nucléaires françaises. Cet avis a été remis au Premier ministre ainsi qu’aux principaux acteurs français du nucléaire, EDF, Areva et le Commissariat à l’énergie atomique (CEA).

L’ASN considère que l’état actuel des installations n’exige la fermeture d’aucune d’entre elles. Elles ne pourront pourtant continuer à fonctionner durablement que si des investissements visant à renforcer « leur robustesse face aux situations extrêmes » (séismes, inondations, combinaisons d’incidents techniques et d’erreurs humaines, etc...) sont réalisés dans des délais précis. L’ASN demande notamment la mise en place sur chaque site d’un « noyau dur » comportant des dispositifs matériels et organisationnels permettant d’assurer, même en cas de crise grave, certaines fonctions essentielles (limitation des rejets, maintien d’un centre de gestion « bunkerisé », construction d’un moteur diesel d’ultime secours pour assurer l’alimentation électrique, etc...). L’Autorité demande encore que soit constituée une « force d’action rapide nucléaire » de plusieurs centaines de personnes pouvant intervenir sur un site en moins de 24 heures. Enfin elle demande une révision des textes régissant les modalités d’intervention en cas d’accident, ces « référentiels de sûreté » ne lui paraissant plus adaptés en cas de séisme, d’inondation ou de la présence proche d’activités industrielles à risque.

Les investissements demandés ne sont pas précisément chiffrés, même s’ils sont évalués aux alentours de 10 milliards d’euros. Les exploitants, EDF principalement, doivent présenter les dispositions concrètes qu’ils comptent mettre en œuvre avant le 30 juin 2012. Le Premier ministre a demandé de veiller à ce que « les exploitants se conforment à l’intégralité des demandes de l’ASN dans le calendrier qui leur est imposé ». Certaines associations considèrent que le coût des ces investissements sera en réalité bien supérieur, ce qui ferait, selon elles, de la poursuite du nucléaire un choix non seulement dangereux mais inefficace au plan économique.

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