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Véhicules autonomes : définition d’une stratégie nationale

le 29 05 2018

Anne-Marie Idrac a présenté, dans un rapport publié le 14 mai 2018, des orientations stratégiques pour l’action publique en faveur du développement des véhicules autonomes. Il s’agit de définir quelle doit être l’action de l’État pour répondre à l’ensemble des enjeux que représentent les véhicules autonomes (enjeux technologiques, impacts sur la politique des transports, la sécurité routière, etc.).

Véhicule autonome : de quoi s’agit-il ?

Depuis la création d’un comité de pilotage "véhicule autonome" en 2014, des feuilles de route ont été élaborées pour les trois usages potentiels du véhicule autonome :

  • véhicule autonome particulier ;
  • système de transport public autonome ;
  • véhicule autonome industriel.

Cinq niveaux d’automatisation ont été caractérisés : au niveau 1, le conducteur doit surveiller le système en permanence, au niveau 5 le conducteur n’est pas requis.

Depuis 2014, 54 expérimentations ont été autorisées. Les différents véhicules expérimentateurs ont parcouru près de 200 000 km cumulés. L’objectif est un déploiement de véhicules hautement automatisés en 2020-2022.

Les enjeux liés au développement du véhicule autonome identifiés par le rapport sont :

  • l’acceptabilité de cette technologie ;
  • son adaptation aux besoins des citoyens et des territoires (modification des limites entre transport individuel et collectif, nouvelles mobilités locales, etc.) ;
  • la sécurité (sécurité routière, cyber-sécurité, protection des données) ;
  • le développement industriel ;
  • la coopération européenne et internationale.

La stratégie nationale

Pour développer le véhicule autonome, la stratégie nationale proposée repose notamment sur les actions suivantes :

  • définir un cadre législatif et réglementaire pour les expérimentations (notamment pour les règles de responsabilités) ;
  • préparer le cadre de validation de sécurité de ces systèmes ;
  • soutenir l’innovation et l’expérimentation (appel au programme d’investissement d’avenir, le PIA) ;
  • développer les infrastructures numériques et la connectivité des réseaux routiers ;
  • intégrer dans la réglementation technique les enjeux de cybersécurité ;
  • définir sous l’animation de l’État les règles de mise en commun des données.

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