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Villes : relever les défis de l’urbanisation mondiale

le 24 06 2011 Archives.

Le sénateur Jean-Pierre Sueur a présenté le 16 juin 2011, au nom de la Délégation sénatoriale à la prospective, un rapport intitulé "Villes du futur, futur des villes : Quel avenir pour les villes du monde ?" Ce rapport actualise et élargit les conclusions qu’il avait déjà formulées en 1998 dans un premier rapport. Les enjeux à long terme de la politique de la ville y sont analysés. Des études portant sur 25 grandes villes du monde illustrent les problématiques évoquées.

En 2025, 40 villes (dont 35 dans les "pays du Sud") devraient compter plus de 10 millions d’habitants et rassembler 65% de la population mondiale (contre 50% aujourd’hui), avec 1,5 milliard de personnes vivant dans des "bidonvilles". Ce développement urbain accéléré pose de nouveaux problèmes sociaux, écologiques, urbanistiques, sécuritaires, économiques, etc. Le rapport identifie ainsi 15 "défis" à relever pour combattre l’asphyxie qui menace le futur de ces villes du fait de la surpopulation, de la pollution, de leur trop grande étendue et des tensions provoquées par les fractures sociales grandissantes.

Pour faire face à ces défis, 25 pistes sont proposées. La recherche de la mixité sociale et de la mixité fonctionnelle (habitat-commerces-activités) est particulièrement mise en avant, alors que dans de nombreuses villes aujourd’hui des "ghettos de riches" ultra-sécurisés s’opposent à des zones de grande pauvreté, et que des cités dortoirs sans activités alternent avec des zones marchandes uniformes et sans habitants. Le rapport insiste encore sur la nécessité de villes denses et peu étendues pour limiter les trajets et préserver les terrains agricoles. Mettre un terme au tout automobile dans les centres-villes est présenté comme une autre priorité qui exige le développement de modes de transports collectifs modernes et "écologiques". Selon le rapporteur, la mise en œuvre de ces préconisations nécessite que la politique de la ville opte pour une approche de long terme globale et donc non exclusivement dirigée vers les "quartiers sensibles".

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