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Vitesse à 80 Km/h sur le réseau routier secondaire : un bilan positif selon le CGDD

le 13 03 2018

A partir du 1er juillet 2018, la vitesse maximale autorisée (VMA) sur les routes secondaires à double sens ("bidirectionnelles") sans séparateur central sera réduite de 90 à 80 Km/h. Le Commissariat général au développement durableDéveloppement durableDéveloppement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. (CGDD) publie une analyse des coûts et des bénéfices attendus de cette mesure, qui va concerner environ 400 000 kilomètres de routes. L’étude porte uniquement sur les véhicules légers.

Un gain socio-économique estimé à 233 millions d’euros

Les auteurs du rapport prennent en compte plusieurs paramètres pour calculer le gain attendu par l’abaissement de 10 Km/h de la VMA sur les routes secondaires : perte de temps, accidentalité, consommation de carburants, pollution, etc.

Ils chiffrent la perte de temps subie par les usagers à 665 millions d’euros. Cette perte est toutefois compensée par les gains en accidentalité, estimés à 769 millions d’euros. La réduction de la vitesse sur ces voies permettrait d’éviter 122 morts. Le CGDD souligne que ce réseau concentre 88% de la mortalité hors agglomération.

Au final, la baisse de la vitesse de 10 Km/h sur ce réseau routier présente un bilan positif de 233 millions d’euros, si on ajoute les économies de carburants (32 millions d’euros), les moindres dégâts matériels (30 millions d’euros), les gains environnementaux, etc.

Mais un bénéfice environnemental faible

Sur le plan environnemental, les bénéfices sont toutefois jugés faibles. La baisse de la vitesse maximale autorisée entraine un gain de 11 millions d’euros (pollution locale et émissions de CO2).

Quant à la réduction des nuisances sonores, le bénéfice est nul.

Dans son rapport, le CGDD analyse également deux autres scénarios : une baisse des VMA de 20 km/h sur autoroute et de 10 km/h sur l’ensemble des routes nationales et départementales. Dans ces deux scénarios, le rapport coûts/bénéfices est négatif (respectivement de -554 millions et de -160 millions d’euros).

Il en conclut que c’est sur les routes bidirectionnelles que la "réduction des VMA a le plus de sens".

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