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Ce qu’il faut retenir

le 7 mars 2018

La création d’entreprise se porte plutôt bien en France et l’écosystème entrepreneurial est devenu plus favorable aux créateurs.

Article extrait du dossier "Quels entrepreneurs pour demain ?" du n° 403 des Cahiers français, publié en mars 2018 à la Documentation française

Qui sont aujourd’hui les entrepreneurs en France ?

Parmi les quelque 3 millions d’indépendants en France, l’immense majorité dirige de très petites entreprises avec moins de cinq salariés ; à l’inverse, 130 000 chefs d’entreprise sont à la tête d’une société de plus de dix personnes.Au total, la France compte un peu moins de 4 millions d’entreprises,la proportion des petites structures s’accroît au détriment des autres.

Globalement, la création d‘entreprise se porte plutôt bien en France avec 591 000 unités en 2017 (environ 54 000 défaillances). Environ 35% prennent la forme sociétaire, un quart sont des entreprises individuelles (hors micro-entreprises),le reste, environ 40%, des microentreprises. Ce dernier statut a dynamisé la création d’entreprise depuis 2009, année de son introduction. Néanmoins, il faut relativiser l’incidence du nombre de créations d’entreprises sur la santé économique générale. Des pays comme l’Allemagne ou les États-Unis, moins dynamiques que la France sur le plan de la création,affichent toutefois une excellente santé sur le plan de la croissance et de l’emploi.

Comment devient-on entrepreneur ?

Au-delà de certains traits communs nécessaires à la création d’entreprise, comme la créativité et la volonté de réussir, les visages de l’entrepreneur varient à travers le monde. Les Américains semblent avoir la plus grande capacité à accepter les erreurs et à produire des innovations radicales, les Asiatiques cherchent davantage la durabilité, tandis que les Européens,notamment les Français, privilégieraient une approche plus paternaliste. En France, plusieurs innovations ont un caractère paradigmatique.

En France, les freins administratifs à la création d’entreprise ont été réduits ces dernières années ; toutefois, la problématique de la croissance des entreprises demeure. Relativement peu d’entreprises exportent. Le coût et la disponibilité des moyens de financement, le coût du travail, la charge fiscale, les seuils sociaux et, enfin, le niveau d’information des entrepreneurs figurent parmi les principaux facteurs qui pèsent sur la capacité à croître.

Quel écosystème pour l’entreprise ?

Ces dernières années, la France a amélioré son écosystème de soutien aux entreprises qui, traditionnellement,insiste beaucoup sur les aides à la réduction des coûts de production. Outre l’amélioration des aides financières en général, les politiques publiques ont soutenu la politique de l’offre – incarnée par la baisse des charges dans le cadre du Pacte national pour la croissance, la compétitivité et l’emploi de 2012 – et redéfini les règles et le périmètre du dialogue socialDialogue socialComprend tous les types de négociation, de consultation ou d’échanges d’informations entre les représentants des gouvernements, des employeurs et des travailleurs sur des questions présentant un intérêt commun relatives à la politique économique et sociale., notamment via la réforme du Code du travail dans le cadre des "ordonnances Macron" de 2017.

Par ailleurs, une réflexion est engagée autour de la responsabilité sociale de l’entreprise visant à développer une économie de marché responsable et inclusive, permettant à l’entreprise de prendre pleinement sa place dans son écosystème global.

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