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Les conférences internationales sur le climat (COP)

mis à jour le 23 11 2015

La France va accueillir et présider la 21e Conférence des parties de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques de 2015 (COP21/CMP11) "Paris 2015" du 30 novembre au 11 décembre 2015.

A cette occasion, vie-publique.fr vous propose de faire le point sur les conférences internationales sur le climat.

Toutes les FAQs citoyens

Que sont les sommets de la Terre ?

Les sommets de la Terre sont des rencontres organisées tous les 10 ans depuis 1972 dans le cadre de l’Organisation des Nations Unies (ONU). Ces rencontres sont dédiées au développement durableDéveloppement durableDéveloppement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs..

Le premier sommet, à Stockholm en 1972, avait donné naissance au Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE).

Le sommet organisé à Rio de Janeiro (Brésil) en 1992 a notamment adopté la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), dont les pays signataires se retrouvent annuellement à l’occasion des Conférences des Parties à la Convention (COP).

Le dernier sommet de la Terre, aussi appelé "Rio +20" car il s’est de nouveau tenu à Rio de Janeiro en juin 2012, a lancé le processus d’adoption des Objectifs mondiaux en faveur du développement durable (ODD), qui succèderont aux Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) arrivant à échéance fin 2015.

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Qu’est ce que la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) ?

Adoptée lors du sommet de la Terre à Rio de Janeiro en 1992, la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) est le premier traité international sur le changement climatique. Elle est entrée en vigueur en 1994. La convention reconnaît l’existence des changements climatiques et la responsabilité humaine dans ce phénomène. Elle vise à stabiliser les émissions des gaz à effet de serre (GES) d’origine humaine dans l’atmosphère à un niveau qui ne met pas en danger le climat mondial. A ce jour, elle est signée par 195 pays et l’Union européenne.

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Qu’est-ce que la Conférence des Parties (COP) ?

La Conférence des Parties (COP) a été instituée lors de l’adoption de la Convention Cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) au sommet de la Terre à Rio de Janeiro en 1992.

Elle est l’organe suprême de la convention et se réunit chaque année depuis 1995. Elle rassemble les représentants des Etats qui ont signés la CCNUCC, ainsi que les acteurs de la société civile que sont les organisations non gouvernementales (ONG), les collectivités territoriales, les syndicats, les entreprises, etc.

La COP a pour objectif de faire évoluer la CCNUCC en faisant le point sur l’application des engagements pris en faveur du climat, en les précisant, et en négociant de nouveaux engagements.

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Qu’est ce que le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) ?

Le GIEC a été créé par l’Organisation météorologique mondiale (OMM) et le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) en 1998. Cet organisme intergouvernemental a pour mission d’évaluer les informations scientifiques, techniques et socio-économiques en rapport avec le changement climatique. Il établit des rapports qui constituent la base scientifique sur laquelle s’appuient les Etats pour lutter contre le changement climatique.

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Quelles sont les conclusions du GIEC ?

Dans son 5e rapport d’évaluation (2013-2014), le GIEC affirme que le réchauffement climatique et le rôle des activités humaines dans la hausse des températures moyennes sont sans équivoque. Depuis 1880, la température moyenne annuelle a déjà augmenté de 0,85°C et devrait croître de 0,3 à 4,8°C d’ici 2100 en fonction des émissions de gaz à effet de serre. Néanmoins, pour le GIEC, une atténuation du changement climatique reste toujours possible si des efforts sont engagés sans tarder. Ces efforts doivent viser à limiter la hausse des températures à 2°C par rapport à l’ère préindustrielle, seuil au-delà duquel le réchauffement pourrait avoir des impacts dévastateurs.

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Que sont les gaz à effet de serre (GES) ?

Présents naturellement dans l’atmosphère, les gaz à effet de serre (gaz carbonique, vapeur d’eau, etc.) retiennent une part de l’énergie solaire renvoyée par la Terre vers l’espace. Ils maintiennent ainsi la température moyenne à la surface de la Terre à environ 15°C. Sans eux, cette moyenne descendrait à -18°C.

Mais les GES peuvent également provenir des activités humaines :

  • les émissions de gaz carbonique (CO2) générées par l’activité humaine (combustion de charbon, pétrole, etc.) sont ainsi passées de 200 millions de tonnes par an en 1850 à 31,7 milliards de tonnes par an en 2012.
  • les protoxyde d’azote (N2O) et méthane (CH4) sont notamment issus de l’usage d’engrais azotés en agriculture, ainsi que du traitement, du stockage et de l’épandage des déjections animales, etc.
  • les gaz fluorés sont développés par l’industrie et utilisés comme propulseurs, pour la fabrication de mousses ou de composants électroniques, etc. Certains sont aujourd’hui interdits ou réglementés.

La durée de vie des GES dans l’atmosphère est très variable : quelques jours pour la vapeur d’eau, une dizaine d’années pour le méthane, 120 ans pour le gaz carbonique, jusqu’à 50 000 ans pour certains gaz fluorés. L’augmentation de la concentration des GES dans l’atmosphère est considérée comme la source du réchauffement climatique.

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Qu’est ce que le Protocole de Kyoto ?

Le texte adopté lors de la COP qui s’est tenue à Kyoto (Japon) en 1997 est un protocole additionnel à la CCNUCC. Il s’agit de la première mise en œuvre pratique, et contraignante, de la CCNUCC. Le protocole est entré en vigueur en 2005, après que 55 États, émettant au moins 55% des émissions de gaz à effet de serre (GES) de 1990, l’ont ratifié.

Le protocole prévoit que :

  • les 38 pays les plus développés en 1990 doivent réduire leurs émissions de GES de 5% entre 2008 et 2012 par rapport aux niveaux de 1990. Les engagements chiffrés de limitation ou de réduction des émissions varient d’un pays à l’autre. Ces pays sont ceux appartenant à l’Union européenne à 25 (objectif de -8%), ainsi que l’Australie, la Bulgarie (-8%), le Canada (-6%), la Croatie (-5%), les États-Unis (-7%), l’Islande, le Japon (-6%), le Liechtenstein, Monaco (-8%), la Norvège, la Nouvelle-Zélande, la Pologne (-6%), la Roumanie (-8%), la Russie, la Suisse (-8%), l’Ukraine.
  • les autres pays n’ont pas d’engagements de réduction d’émissions de GES.
  • les émissions visées concernent six GES dont la formation résulte des activités humaines : le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (C), le protoxyde d’azote (NO2), les gaz fluorés (HFC, PFC, SF6). En 2013, un 7e gaz a été ajouté à cette liste, le trifluorure d’azote (NF3).

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Quels sont les résultats du Protocole de Kyoto ?

Adopté en 1997 et entré en vigueur en 2005, le Protocole de Kyoto imposait aux 38 pays les plus développés en 1990 un objectif de réduction de gaz à effet de serre (GES) sur la période 2008-2012.

En 2012, les objectifs globaux du Protocole ont été atteints, en dépit de l’absence des Etats-Unis (qui ont signé mais n’ont pas ratifié le Protocole) et du retrait du Canada en 2011. Toutefois, le Protocole de Kyoto n’engageait plus à cette date les principaux pays émetteurs de GES, compte tenu de ces deux défections et de l’essor des pays émergents (Chine et Inde notamment). En effet, les 38 pays développés visés par le Protocole de Kyoto ne représentaient plus que 36% des émissions mondiales de GES en 2010. Le Protocole n’a donc pas été suffisant pour stabiliser les concentrations de GES dans l’atmosphère.

Lors de la Conférence des Parties organisée à Doha (Qatar) en 2012, il a été convenu de prolonger le Protocole de Kyoto. Le nouvel objectif de réduction des émissions de GES à atteindre est d’au moins 18% sur la période 2013-2020 par rapport à 1990. Toutefois, ce dispositif a montré ses limites : la Russie, le Japon et la Nouvelle-Zélande se sont désengagés.

Les Conférences de Parties organisées depuis cette date réaffirment la nécessité d’élaborer un instrument juridique contraignant et applicable à tous les pays pour succéder au Protocole de Kyoto. C’est l’objectif fixé à la Conférence des Parties organisée à Paris en 2015.

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Quels ont les plus grands émetteurs de gaz à effet de serre ?

En 2010, les deux plus grands émetteurs sont la Chine et les Etats-Unis, avec respectivement 22,3% et 13,4% des émissions mondiales. Viennent ensuite l’Inde (5,1%), la Russie (4,8%), l’Indonésie (4,5%), le Brésil (3,1%) et le Japon (2,5%), puis l’Allemagne et le Canada (1,8% chacun), l’Iran et le Mexique (1,6% chacun), la Corée du Sud (1,4%), l’Australie (1,3%), l’Arabie Saoudite et le Royaume-Uni (1,2% chacun). Lien vers le haut de page

Quels sont les enjeux de la Conférence des Parties "Paris 2015" ?

La Conférence des Parties organisée à Paris en 2015 doit permettre d’aboutir à un nouvel accord international sur le climat, venant succéder au protocole de Kyoto. Il s’agit de maintenir le réchauffement mondial en deçà de 2°C d’ici la fin du siècle, seuil jugé dangereux par le GIEC. Atteindre cet objectif nécessite, selon le GIEC, de faire baisser les émissions de gaz à effet de serre de 40 à 70% d’ici 2050 et d’arriver à la "neutralité carbone" à la fin du siècle. Le nouvel accord doit engager tous les pays, pays développés et pays en voie de développement, à compter de 2020.

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Que signifie COP21/CMP11 ?

Il s’agit de la 21e Conférence des Parties (COP) à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), qui se tiendra à Paris du 30 novembre au 11 décembre 2015, d’où "COP 21".

La COP est couplée, depuis l’entrée en vigueur du Protocole de Kyoto en 2005, à la conférence annuelle des Parties au Protocole de Kyoto, dite "CMP". Paris en sera la 11e session, d’où "CMP11". La CMP veille à la mise en œuvre du Protocole de Kyoto et prend des décisions pour promouvoir l’effectivité de celle-ci.

La COP21/CMP11 est aussi appelée "Paris 2015".

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