Où en est-on ? 
La proposition de loiProposition de loiProjet de texte législatif déposé au Parlement à l’initiative d’un ou plusieurs parlementaires. a été adoptée en nouvelle lecture par le Sénat le 21 février 2012, avec modification. Elle avait été adoptée en nouvelle lecture par l’Assemblée nationale le 1er février 2012.
Le texte mis au point par la Commission mixte paritaire avait été rejeté par le Sénat le 26 janvier 2012 après avoir été adopté, avec modification, par l’Assemblée nationale le 12 janvier 2012.
En deuxième lecture, la proposition de loi avait été adoptée par l’Assemblée nationale, avec modification, le 13 décembre 2011 après avoir été modifiée par le Sénat le 3 novembre 2011.
Déposée au Sénat le 27 juillet 2010 par MM. Jean-René Lecerf et Michel Houel, elle avait été adoptée en première lecture par le Sénat le 31 mai 2011 et par l’Assemblée nationale, avec modification, le 7 juillet 2011.
De quoi s'agit-il ?
L’objectif affirmé du texte est de faciliter la lutte contre l’usurpation et la falsification d’identité.
A cette fin il prévoit la mise en place d’un nouveau type de carte d’identité pouvant intégrer deux types de puces électroniques.
Une première puce obligatoire, appelée "puce régalienne", contiendrait les données d’identité et les données biométriques :
- nom, prénoms, sexe, date et lieu de naissance
- nom d’usage autorisé, en cas de demande de l’intéressé
- domicile
- taille et couleur des yeux
- empreintes digitales
- photographie
Une deuxième puce, facultative, sera destinée à faciliter l’usage des services en ligne. Elle permettra notamment la mise en œuvre de la signature électronique dans le cadre des relations avec une entreprise privée aussi bien qu’avec une administration. Elle pourra donc être utilisée dans les démarches administratives, les échanges bancaires ou les transactions commerciales.
Pour permettre au dispositif de fonctionner et assurer l’authentification des données une base centrale sera constituée. Cette base, dite "Titres électroniques sécurisés" (TES), sera chargée de "recenser, confronter, vérifier les informations" et devra notamment permettre un repérage immédiat et précis des doublons, garantie supplémentaire contre les usurpations d’identité ou les falsifications.
L’Assemblée nationale a rétabli la possibilité de faire correspondre données biométriques et données biographiques, possibilité de croisement que les sénateurs avaient supprimée.
La durée de conservation des données sera fixée par un décret en Conseil d’État, pris après avis motivé et publié de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL).
Le Sénat supprime la possibilité d’identifier une personne à partir de ses seules empreintes biométriques enregistrées dans la base. Il interdit également l’utilisation d’un dispositif de reconnaissance faciale à partir des images numérisées des visages qui sont enregistrés dans le fichier.
Les travaux préparatoires & études d'impact
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Le processus législatif
- Dossier législatif sur la proposition de loi relative à la protection de l’identité
Sénat : http://www.senat.fr/do (...)
Les évaluations
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