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Prix du pétrole : une forte hausse depuis 2003

mis à jour le 11 09 2008 Archives.

8 février 2008

Selon un communiqué du ministère des Finances au sujet de la publication du rapport de la Commission de transparence sur la fiscalité pétrolière, installée fin 2005 pour évaluer le montant des éventuelles recettes supplémentaires de TVA et de TIPP liées à la hausse du prix du pétrole, le rapport « fait apparaître une perte de ressources fiscales estimée à 359 millions d’euros par rapport à la loi de finances initiale » à la suite des « importantes hausses des prix pétroliers en 2007 ».

2 novembre 2007 - 30 novembre 2007

Dans un entretien au journal Le Parisien-Aujourd’hui en France, daté du 2, Christine Lagarde, ministre de l’Économie, des Finances et de l’Emploi, exclut tout allégement de taxes sur les carburants et invite les Français à « adopter des comportements et des modes de consommation différents » avant de rappeler l’existence d’un site internet du ministère des Finances sur le prix des carburants dans 80% des stations-service dans toute la France. Le 6 sur Europe 1, Ch. Lagarde précise que la « prime à la casse », censée inciter les détenteurs de vieilles voitures à les changer pour des véhicules neufs moins polluants, sera financée par une éco-pastille sur les véhicules les plus polluants, décidée lors du « Grenelle de l’environnement » les 24 et 25 octobre 2007, et annonce qu’elle recevra les groupes pétroliers pour lisser la hausse des prix. Réactions : accueil mitigé de la part de Renault et de PSA Peugeot-Citroën ; critiques de François Hollande, Premier secrétaire du PS, qui demande que soit rétablie la taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP) flottante expérimentée par le gouvernement Jospin en 2001 et 2002. Le 10, à l’issue d’une table ronde organisée au ministère des Finances entre Ch. Lagarde et les distributeurs de carburant, la ministre assure que ces derniers ont réitéré « leur engagement à modérer leurs prix de revente » et annonce le doublement de la « prime à la cuve » dont bénéficient les ménages les plus modestes qui se chauffent au fioul. Réactions : le PS dénonce une « gesticulation médiatique » ; l’association de consommateurs UFC-Que Choisir juge qu’il ne s’agit que de « déclarations de bonne volonté » ; l’Union française des industries pétrolières (UFIP) affirme que le prix hors taxe des carburants français est « le plus bas d’Europe ».

13 octobre 2005

Le 13, Thierry Breton, ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie, déclare que la hausse des prix du pétrole se traduira par une perte fiscale de 73 M d’euros en 2005. Le même jour, la Commission de transparence sur la fiscalité du pétrole, présidée par Bruno Durieux, indique que la moins-value sur les recettes fiscales, résultant de hausse des prix du pétrole en 2005, est imputable à une baisse de 3 % de la consommation de pétrole, qui engendre un manque à gagner de 659 M d’euros sur la taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP).

12 - 30 août 2005

Le 12, le prix du baril de pétrole atteint les 67$. Le même jour, François Hollande, premier secrétaire du PS, dénonce la " double peine " infligée aux consommateurs en raison de la hausse des cours du baril et des prélèvements de l’État sur les produits pétroliers et demande " un geste exceptionnel " sur le prix des carburants. Le 16, réunion présidée par Dominique de Villepin, Premier ministre, à Matignon, sur la situation du marché pétrolier et sur ses conséquences pour la politique énergétique de la France : le Premier ministre demande à ses ministres de définir " un véritable plan d’adaptation de chacun des secteurs " professionnels à " la nouvelle donne pétrolière ", se déclare opposé à la réactivation de la TIPP flottante, s’engage à redistribuer l’éventuel surplus de recettes fiscales issues des taxes sur les carburants et annonce avoir demandé au ministère de l’Économie et des Finances de " renforcer les crédits d’impôts " en faveur des voitures propres et des chauffages fonctionnant à partir d’énergies renouvelables. Réactions : le 17, communiqués de la CFDT, réclamant la mise en oeuvre d’une " vraie " politique fiscale et énergétique, et des Verts, pour qui le débat sur la TIPP est " l’arbre qui cache la forêt " ; Jean-Paul Huchon, président (PS) de la région Île-de-France, estime que le gouvernement doit " davantage donner la priorité aux transports en commun " ; l’Union française des industries pétrolières (UFIP) estime que le prix du carburant à la pompe, en France, devrait connaître " une légère augmentation " ; la Fédération nationale des transports routiers (FNTR) considère que le transport routier ne peut être " le seul amortisseur des crises mondiales du pétrole ". Le 20, réunion à Matignon des professionnels du secteur énergétique sous la présidence de D. de Villepin, qui, selon les termes du communiqué, porte sur " la situation du marché pétrolier, les stratégies d’investissement des principaux acteurs publics et privés, la politique d’économies d’énergie ainsi que la mobilisation de notre potentiel de recherche ". Le même jour, L’Humanité lance une pétition exigeant du gouvernement des mesures pour faire face à la hausse des prix de l’essence et du fioul. Le 25, à New York, le prix du baril de brut pour livraison en octobre atteint les 67,49$. Le 26, réunion à Matignon d’un groupe de travail sur l’énergie, composé de représentants des entreprises et des représentants du secteur. Le 27, lors d’une visite au centre régional d’information et de circulation routière, Dominique Perben, ministre des Transports, indique que " si l’on réduit la vitesse de 15 km/h, le prix du plein reste le même qu’avant la hausse ". Réactions : François Hollande, Premier secrétaire du PS, déclare " Si vous voulez gagner de l’argent, ne roulez plus du tout " ; Luc Chatel, député UMP de la Haute-Marne et porte-parole de l’UMP, déclare " se méfier des fausses bonnes solutions, des fausses bonnes idées ". Le 29, le baril de pétrole atteint les 70$ à la bourse de Singapour. Le 30, accompagnant le président de la République, lors d’un déplacement à Pomacle, près de Reims, Thierry Breton, ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie, indique que le budget 2006 reposera sur une prévision du cours du pétrole située entre 50 et 60$ le baril.

6 - 8 juillet 2005

Réunion à Gleneagles (Écosse) des chefs d’État ou de gouvernement du Groupe des huit (Allemagne, Canada, États-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, Japon, Russie) et des dirigeants d’Inde, de Chine, du Mexique, du Brésil et de l’Afrique du Sud, consacrée essentiellement à l’aide à l’Afrique, au réchauffement climatique et à l’état de l’économie mondiale à la suite de la forte hausse des prix du pétrole.

16 décembre 2004

Selon Eurostat, le taux d’inflation dans la zone euro a décéléré à 2,2 % en novembre, contre 2,4 % en octobre, grâce à un reflux des prix du pétrole et à l’appréciation de l’euro.

2 octobre 2004

Dans son communiqué final, le G7, réuni à Washington, s’inquiète de la flambée des prix du pétrole (plus de 50 dollars le baril) et appelle à la hausse de la production.

23 avril 2003

Communication en Conseil des ministres relative aux enjeux de la politique énergétique de la France en matière de pétrole : la France se félicite de la relative stabilité des prix du pétrole malgré le conflit en Irak ; Nicole Fontaine, ministre de l’Industrie, prône une maîtrise " volontaire " des consommations ainsi que le développement de nouvelles filières énergétiques permettant d’économiser le pétrole et de mieux respecter l’environnement.

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