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Les élections présidentielles depuis 1958

le 15 05 2017

1958 - 1965 - 1969 - 1974 - 1981 - 1988 - 1995 - 2002 - 2007 - 2012 - 2017

1958 : l’élection du 21 décembre

L’élection du 21 décembre 1958 est la première élection présidentielle de la Ve République. Elle intervient après la crise de mai 1958 qui a entraîné le retour du général de Gaulle comme chef du gouvernementGouvernementOrgane collégial composé du Premier ministre, des ministres et des secrétaires d’Etat chargé de l’exécution des lois et de la direction de la politique nationale. et l’adoption d’une nouvelle constitution par référendumRéférendumProcédure de vote permettant de consulter directement les électeurs sur une question ou un texte, qui ne sera adopté qu’en cas de réponse positive. le 28 septembre, promulguée le 4 octobre. C’est aussi la seule élection présidentielle de ce régime à ne pas se dérouler au suffrage universelSuffrage universelDroit de vote accordé à tous les citoyens majeurs. direct. En effet, ce mode d’élection du président n’est intervenu qu’après la révision de la Constitution en 1962.

En 1958, le président de la République est donc élu par un collège d’environ 80 000 notables (députés, sénateurs, conseillers généraux, membres des assemblées des territoires d’outre-mer, représentants élus des conseils municipaux). Trois candidats se présentent : Charles de Gaulle, Georges Marrane (Parti communiste français) et Albert Châtelet (centre gauche). De Gaulle est élu avec 78,5 % des suffrages exprimés.

1965 : la première élection au suffrage universel

Suite à la réforme de la Constitution de 1962, l’élection présidentielle des 5 et 19 décembre 1965 est la première à se dérouler au suffrage universel direct à deux tours. C’est également pendant cette campagne que la télévision joue un rôle important pour la première fois.

Six candidats se présentent : le président sortant Charles de Gaulle, François Mitterrand (candidat unique de la gauche), Jean Lecanuet (centriste), Jean-Louis Tixier-Vignancour (extrême droite), Pierre Marcilhacy (centre-droit), Marcel Barbu (sans étiquette).

Contrairement à ce qu’on pouvait attendre, Charles de Gaulle (44,6 % des voix) ne passe pas directement au premier tour. Il est en ballotage avec François Mitterrand (31,8 %) et un second tour a lieu. De Gaulle l’emportera au second tour avec 55,2 % des suffrages exprimés.

    Documents INA
  • De Gaulle réélu : Les Français se sont prononcés
    Ce reportage dresse le portrait de la soirée du second tour. L’attente des résultats au ministèreMinistèreEnsemble des services de l’Etat (administration centrale et services déconcentrés) placés sous la responsabilité d’un ministre. de l’Intérieur, François Mitterrand reconnaissant sa défaite, réélection de De Gaulle. Un extrait de l’allocution de Charles de Gaulle du 4 novembre 1965 annonçant sa candidature, illustre la conception gaullienne de cette élection. La légitimité du président vient des électeurs qui « fixent la route » de la France par-dessus les influences partisanes et extérieures. Le scrutin est dès lors personnalisé.
    (Actualités françaises 22/12/1965 2mn 09s)
  • Investiture de De Gaulle
    Cet extrait présente le déroulement de la cérémonie d’investiture de Charles de Gaulle pour son second mandat de président de la République, en présence notamment d’André Malraux, de Michel Debré et de Georges Pompidou. Cette cérémonie, qui a lieu après chaque élection, est un des éléments marquant concrètement la continuité républicaine. Les premières secondes de l’extrait sont muettes.
    (JT 20h ORTF 8/01/1966 1mn 25s)

1969 : des élections après le départ du général de Gaulle

Le contexte de l’élection des 1er et 15 juin 1969 est particulier. Il s’agit de la démission du général de Gaulle - provoquée par l’échec du référendum sur la régionalisation et la réforme du Sénat – met en présence sept candidats au premier tour : Georges Pompidou, qui a été le Premier ministre du général de Gaulle, Alain Poher, président du Sénat, Jacques Duclos pour le Parti communiste français, Gaston Defferre pour la SFIO, Michel Rocard pour le PSU ; se présentent également Louis Ducatel (sans étiquette) et Alain Krivine (Ligue communiste). Georges Pompidou arrive largement en tête avec 44,5% des voix, devant Alain Poher (23,3% des suffrages exprimés) et Jacques Duclos (21,3%). Le candidat de la SFIO (5%) est éliminé. Au second tour, Georges Pompidou l’emporte avec 58,2% des voix.

    Documents INA
  • Annonce de la déclaration de Georges Pompidou
    Un reporter devant l’Assemblée nationale rend compte, dans un contexte mouvementé, des regrets exprimés par le groupe parlementaire UDR concernant la démission du général de Gaulle et annonce la candidature de Georges Pompidou.
    (JT 20h 29/04/1969 1mn 24s)
  • Déclaration de Georges Pompidou
    Georges Pompidou se déclare candidat à l’élection présidentielle. Il s’inscrit dans la continuité de Charles de Gaulle et veut rassurer les Français. Dans ce contexte d’incertitude, il souhaite apporter la stabilité nécessaire et préparer l’avenir.
    (JT 20h 30/04/1969 1mn 31s)
  • Élection présidentielle : déclaration de Georges Pompidou
    Georges Pompidou se déclare vainqueur avant la fin du dépouillement et remercie les électeurs qui lui ont accordé leur confiance. Comme de Gaulle, il considère que cette confiance l’engage personnellement.
    (JT 20h ORTF 16/06/1969 3mn 07s)

1974 : des élections après le décès de Georges Pompidou

Le scrutin des 5 et 19 mai 1974 résulte du décès, en cours de mandat, du président Pompidou. Le premier tour est marqué par un nombre record de douze candidats (ce qui a justifié par la suite une modification des règles de présentation : on passe en 1976 de 100 à 500 parrainages nécessaires pour être candidat). À l’issue de ce premier tour, c’est pour la première fois un candidat non gaulliste qui arrive au premier rang des candidats de la droite (Valéry Giscard d’Estaing arrive devant Jacques Chaban-Delmas). À gauche, François Mitterrand est le candidat unique présenté par le PS, le PC et le MRG, et réalise un bon score (43,2% des suffrages exprimés). Une femme se présente pour la première fois (Arlette Laguiller). Le second tour est très serré, puisqu’en définitive Valéry Giscard d’Estaing ne l’emporte qu’avec 50,8% des suffrages exprimés.

    Documents INA
  • Valéry Giscard d’Estaing à Chamalières (déclaration de candidature)
    Conférence de presse de Valéry Giscard d’Estaing au cours de laquelle il annonce sa candidature et sa volonté de « regarder la France au fond des yeux » au cours de la campagne. Jeune, Giscard d’Estaing se présente comme le candidat de la modernité et veut constituer une majorité présidentielle élargie. Les premières secondes de l’extrait sont muettes.
    (JT 20h ORTF 08/04/1974 5mn 53s)
  • Débat Valéry Giscard d’Estaing - François Mitterrand
    Pour la première fois, est organisé un débat télévisé opposant les deux candidats présents au second tour. L’organisation très codifiée de ce débat est devenue depuis un rituel important de l’élection présidentielle. En 1974, Valéry Giscard d’Estaing dira à François Mitterrand qu’« il n’a pas le monopole du cœur ». L’ère de la communication politique est vraiment ouverte.
    (ORTF 10/05/1974 1h 41mn 52s)
  • Proclamation officielle des résultats des élections : Frey chez Valéry Giscard d’Estaing
    Roger Frey, président du Conseil constitutionnel, proclame les résultats officiels et la victoire de Valéry Giscard d’Estaing. Cet extrait illustre le rôle de cette institution, de plus en plus importante, dans l’élection présidentielle.
    (JT 20h ORTF 24/05/1974 1mn 55s)

1981 : la première victoire de la gauche sous la Ve République

L’élection présidentielle des 26 avril et 10 mai 1981 se déroule au terme du mandat présidentiel précédent. Dans un contexte de désunion de la majorité sortante (manifestée par la candidature de quatre candidats de droite, dont trois issus du RPR), le président Giscard d’Estaing se représente. Face à lui, notamment, François Mitterrand, Georges Marchais pour le Parti communiste et Michel Crépeau pour le MRG. Le second tour met face à face les deux candidats qui s’étaient déjà affrontés en 1974. Dans un climat de passion, la campagne oppose deux projets bien différents (libéralisme tempéré à droite, intervention de l’État à gauche). Finalement, François Mitterrand l’emporte avec 51,8% des voix.

1988 : la réélection de François Mitterrand

Le scrutin des 24 avril et 8 mai 1988 voit le président sortant se représenter, et le nombre de candidats diminuer à nouveau (neuf en tout au premier tour). Cette élection présente, en outre, la particularité d’opposer un président sortant et un Premier ministre d’un camp opposé, à l’issue de la première expérience de cohabitation en France (1986-1988). Après un bon score au premier tour (34,1% des suffrages exprimés), François Mitterrand s’impose au second tour (54,02% des voix).

    Documents INA
  • Les 9 candidats
    Cet extrait du journal de 20h présente la liste définitive des candidats à l’élection de 1988. C’est une étape importante de l’élection car cette liste définitive est établie, au moins 15 jours avant l’élection, par le Conseil constitutionnel après réception et vérification des 500 signatures que chaque candidat a dû réunir pour pouvoir se présenter. Au sens strict, on n’est pas officiellement candidat tant que l’on ne figure pas sur cette liste.
    (JT A2 20h 07/04/1988 1mn 20s)
  • Petite phrase de François Mitterrand « Vous avez tout à fait raison monsieur le Premier ministre » à Jacques Chirac
    Extrait du débat télévisé montrant un des échanges marquants.
    (A2 28/04/1988 1mn)
  • Investiture de François Mitterrand
    Cérémonie d’investiture de François Mitterrand sous la conduite de Robert Badinter, président du Conseil constitutionnel.
    (Édition spéciale - A2 21/05/1988 2mn 04s)

1995 : l’élection de Jacques Chirac

L’élection qui a lieu les 23 avril et 7 mai 1995, et qui clôt à nouveau une période de cohabitation (1993-1995), présente la particularité d’opposer, au premier tour, deux personnalités du RPR, Jacques Chirac et Édouard Balladur. Neuf candidats se présentent au total dont, pour le Parti socialiste après le renoncement de Jacques Delors, Lionel Jospin. Au premier tour, Jacques Chirac arrive devant son concurrent direct du RPR, et Lionel Jospin, de manière inattendue, arrive en tête des candidats. Au second tour, Jacques Chirac devient président de la République (52,6% des suffrages exprimés).

    Documents INA
  • Candidature de Jacques Chirac
    Ce reportage rend compte de la troisième candidature de Jacques Chirac à l’élection présidentielle, alors que les sondages ne lui sont pas favorables. Rappel du contexte de 1995.
    (19/20 FR3 04/11/1994 1mn 54s)
  • Annonce des résultats Soirée électorale : élection présidentielle 1er tour
    Un des « rituels » des soirées électorales est l’estimation des résultats à 20h. En 1995, Lionel Jospin crée la surprise en arrivant en tête des neuf candidats en présence. Jacques Chirac, quant à lui, devance Édouard Balladur.
    (FR3 23/04/1995 3mn)
  • Jacques Chirac raccompagne François Mitterrand, départ de François Mitterrand
    Jacques Chirac a gagné le second tour. Cet extrait atteste d’un changement d’époque dans la vie politique française après 14 ans de présidence de François Mitterrand. On y voit Jacques Chirac accompagné François Mitterrand, physiquement affaibli, vers sa voiture.
    (Élysée 1995 A2 17/05/1995 2mn 38s)
  • Discours Roland Dumas Jacques Chirac et remerciements
    Dans cet extrait de la cérémonie d’investiture de Jacques Chirac, on assiste au traditionnel rituel de la proclamation des résultats par le président du Conseil constitutionnel, Roland Dumas, suivi de la remise de la Légion d’honneur, des 21 coups de canons et du discours du nouveau chef d’État.
    (Élysée 1995 A2 17/05/1995 5mn 26s)

2002 : le choc du 21 avril et réélection de Jacques Chirac

L’élection présidentielle des 21 avril et 5 mai 2002 a présenté plusieurs particularités. Première élection pour un mandat présidentiel de cinq ans et non de sept, elle fait suite à une cohabitation de cinq ans entre le président de la République, Jacques Chirac (RPR), et le Premier ministre, Lionel Jospin (PS). Tous deux sont considérés comme les principaux candidats à cette élection et leur duel au second tour ne semble pas faire de doute.

Cette élection est aussi caractérisée par un nombre important (16) de candidats au premier tour.

Mais, ce sont les résultats du premier tour du scrutin qui constituent l’événement le plus marquant pour la démocratie française. En effet, pour la première fois un candidat d’extrême-droite, Jean-Marie Le Pen, se qualifie pour le second tour de l’élection avec 16,85 % des suffrages exprimés face à Jacques Chirac (19,88% des voix). Lionel Jospin, battu au premier tour, annonce dès le 21 avril au soir son retrait de la vie politique.

La présence du Front national au second tour suscite une mobilisation républicaine. Elle se traduit par de nombreuses manifestations dans les grandes villes françaises et culmine lors du 1er mai, où près d’un million et demi de personnes défilent dans les rues.

Au second tour, le président sortant Jacques Chirac est réélu avec 82,21 % des suffrages exprimés contre 17,79 % pour Jean-Marie Le Pen. Ce score, jamais atteint lors d’une élection, s’explique par le report du vote des électeurs de gauche sur le candidat républicain.

    Documents INA
  • Déclaration de Lionel Jospin
    Une des images marquantes de cette élection est la déclaration de Lionel Jospin, prononcée après le « coup de tonnerre » des résultats du 1er tour, annonçant qu’il se retire de la vie politique.
    (Soirée électorale : élection présidentielle 1er tour - FR3 21/04/2002 3mn 29s)
  • Les résultats définitifs (premier tour)
    Cet extrait du journal télévisé de la mi-journée présente les résultats définitifs des 12 candidats au lendemain du 1er tour et la géographie du vote Le Pen.
    (13 heures le journal A2 22/04/2002 2mn 07s)
  • 1er mai : paroles de manifestants
    Cet extrait présente les principales motivations des manifestants du 1er mai qui souhaitaient défendre la démocratie face à l’extrême droite.
    (20h le journal - A2 01/05/2002 2mn 02s)
  • Le duel Chirac – Le Pen n’aura pas lieu
    L’élection de 2002 marque une entorse à la tradition mise en place en 1974 d’organiser un débat entre les deux tours. Cet extrait rend compte des motivations du refus de Jacques Chirac et des réactions des militants à cette annonce.
    (12/14 Edition nationale - FR3 24/04/2002 1mn 50s)
  • Cérémonie d’investiture de Jacques Chirac
    Reportage sur la cérémonie d’investiture de Jacques Chirac qui entame donc son second mandat. Elle est marquée par une sobriété et une solennité voulues compte tenu du contexte de crise politique de l’élection.
    (20h le journal - A2 16/05/2002 1mn 34s)

2007 : l’élection de Nicolas Sarkozy

L’élection présidentielle des 22 avril et 6 mai 2007 a opposé 12 candidats au premier tour et a présenté trois caractéristiques :

  • la « jeunesse » des deux principaux candidats, Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal. Âgés d’une cinquantaine d’années, ils se présentent tous les deux pour la première fois ;
  • le taux de participation très élevé, au premier comme au second tour, avec près de 84% des votants à chaque fois ;
  • l’importance du score réalisé, pour la première fois dans l’histoire de la Ve République, par un candidat du centre, puisque François Bayrou obtient 18,57% des suffrages exprimés. La candidate socialiste, Ségolène Royal, est présente au second tour. Elle bénéficie au premier tour du « vote utile » des électeurs de gauche qui ne veulent pas revivre le traumatisme du 21 avril 2002. Au second tour, le candidat de l’UMP, Nicolas Sarkozy, est élu avec 53,06% des suffrages exprimés, contre 46,94% pour Ségolène Royal.

2012 : l’élection du deuxième président socialiste de la Ve République

À l’issue du premier tour qui a opposé 10 candidats, François Hollande obtient 28,63% des voix, contre 27,18% à Nicolas Sarkozy, président en exercice.

C’est la première fois dans l’histoire de la Ve République qu’un président sortant n’arrive pas en tête du premier tour (si l’on excepte le cas particulier d’Alain Poher, président de la République par intérim, après la démission du général de Gaulle, qui fut devancé par Georges Pompidou en juin 1969).

La troisième place revient au Front national et à sa candidate Marine Le Pen (17,9%). Viennent ensuite Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche) avec 11,1% des voix, et François Bayrou (Modem) avec 9,1% des voix. Les autres candidats remportent moins de 5% des voix, barre sous laquelle les frais de campagne ne sont pas remboursés.

Au second tour, François Hollande l’emporte avec 51,63% des voix, devenant ainsi le deuxième président socialiste de la Ve République, 31 ans après François Mitterrand.

2017 : l’élection d’Emmanuel Macron, un président jeune et non issu d’un parti de gouvernement

L’élection présidentielle de 2017, dont les premier et second tours ont eu lieu respectivement les 23 avril et 7 mai, présente plusieurs particularités.

  • Tout d’abord, c’est la première fois qu’un président sortant (en l’occurrence, François Hollande) a décidé de ne pas briguer un second mandat.
  • Ensuite, cette élection a vu l’extension de la pratique des primaires, qui ont été organisées pour la première fois à droite et au centre. Les Républicains (LR) et le Parti chrétien-démocrate (PCD) ont en effet eu recours, pour désigner leur candidat, à une primaire ouverte à tous les inscrits sur les listes électorales, sous réserve de signer un engagement d’adhésion aux valeurs républicaines de la droite et du centre.

Le Parti socialiste (PS), le Parti radical de gauche (PRG), Génération écologie, l’UDE, le Front démocrate et le Parti écologiste, réunis au sein de la Belle alliance populaire, ont également organisé des « primaires citoyennes » ouvertes à tous les électeurs pour désigner le candidat issu de leurs rangs.

De son côté, Europe Écologie Les Verts (EELV) a réservé le vote à sa primaire à ses adhérents ou aux personnes s’étant préalablement inscrites.

  • Par ailleurs, fait unique sous la Ve République, les deux principaux partis de gouvernement (PS et LR) ne sont pas parvenus à qualifier leur candidat pour le second tour.

Le premier tour a vu s’affronter onze candidats. Emmanuel Macron (représentant le mouvement En Marche !, qu’il a créé en avril 2016) et Marine Le Pen (présidente du Front national) sont arrivés en tête, avec 24,01% des suffrages exprimés pour le premier et 21,3% pour la seconde. Les candidats de la droite et de la gauche de gouvernement (respectivement François Fillon (LR) avec 20,01%, et Benoît Hamon (PS) avec 6,36%) ont donc été éliminés dès le premier tour. Jean-Luc Mélenchon (leader de La France insoumise) a obtenu la quatrième place avec 19,58% des voix. Les six autres candidats ont recueilli moins de 5%.

  • Ce scrutin est marqué par l’émergence d’un homme jeune (Emmanuel Macron est né en 1977), non issu des formations politiques existantes et n’ayant jamais détenu aucun mandat électif jusque-là.

Le second tour s’est en effet soldé par la victoire d’Emmanuel Macron (66,1% des suffrages exprimés), loin devant Marine Le Pen (33,9%), alors que certains observateurs avaient pu envisager un écart plus resserré.

  • Enfin, cette élection se singularise par le poids considérable de l’abstentionAbstentionNon participation à un scrutin (environ un électeur sur quatre ne s’est pas déplacé pour voter au second tour, contre un sur cinq en 2012, ce qui est un record depuis l’élection de 1969) et des votes blancs (8,52% des votants) et nuls (3 %) (source : ministère de l’Intérieur).

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