La loi du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales a précisé les modalités des nouveaux transferts de compétence aux différents échelons décentralisés. La plupart des dispositions de cette loi sont entrées en vigueur le 1er janvier 2005 et plus de soixante décrets d’application, simples ou en Conseil d’État, étaient prévus.
La commune et le groupement de communes restent des niveaux relativement peu concernés par cette seconde vague de décentralisationDécentralisationProcessus consistant pour l’Etat à transférer au profit des collectivités territoriales certaines compétences et les ressources correspondantes.. En revanche, la région, même si l’étendue de son pouvoir a été revue à la baisse, et surtout, le département se sont vus confier de nombreuses nouvelles responsabilités. De plus, ces trois niveaux de collectivités territoriales, ainsi que leurs groupements, peuvent désormais gérer, s’ils en font la demande et à titre expérimental, les fonds structurels européens. Le tableau ci-contre récapitule les principales évolutions
Le tableau ci-dessous récapitule les principales évolutions.
Niveau de collectivité |
Compétences transférées avant la loi du 13 août 2004 |
Compétences transférées par la loi du 13 août 2004 |
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Commune et groupement de communes |
Urbanisme et transports |
-élaboration des plans locaux d'urbanisme et des schémas de cohérence territoriale ; |
-Si elles l'ont demandé avant le 1er janvier 2006, propriété, aménagement et gestion de tout port non autonome relevant de l'état situé sur son territoire ; |
Enseignement |
-Propriété, construction, entretien et équipement des écoles publiques ; |
Possibilité de créer, à titre expérimental pour cinq ans, des établissements publics locaux d'enseignement primaire. |
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Action économique |
-Participation possible au financement des aides directes aux entreprises dans le cadre d'une convention avec la région ; |
-Possibilité de mettre en œuvre leurs propres régimes d'aides après l'accord de la région ; |
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Logement |
Définition d'un programme local de l'habitat pour les communes au sein d'un EPCIEPCIEtablissement public de coopération intercommunale. |
-Délégation possible au maire ou au président d'un EPCI de la gestion de tout ou partie du contingent préfectoral ; |
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Action sanitaire et sociale |
Action complémentaire à celle du département avec les centres communaux d'action sociale (CCAS). |
-Possibilité d'exercer des activités en matière de vaccination, de lutte contre la tuberculose, la lèpre, le sida et les infections sexuellement transmissibles ; |
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Culture |
Responsabilité des bibliothèques de prêts, conservatoires et musées municipaux. |
-Organisation et financement de l'enseignement artistique initial ; |
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Département |
Action sociale, solidarité, logement |
-Sauf exception, a la charge de l'ensemble des prestations d'aide sociale : aide sociale à l'enfance, aide aux handicapés, insertion sociale et professionnelle (gestion du RMI-RMA depuis le 1er janvier 2004, puis du RSA depuis le 1er juin 2009) aide aux personnes âgées ; |
-Définit et met en œuvre la politique d'action sociale ; |
Aménagement de l'espace, équipement |
-Entretien et investissement concernant la voirie départementale ; |
-Gestion d'une partie (environ 15 000 km) des routes nationales ; |
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éducation, culture, patrimoine |
-Construction, entretien, équipement et financement des collèges ; |
-Propriété du patrimoine immobilier des collèges ; |
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Action économique |
-Participation possible au financement des aides directes aux entreprises dans le cadre d'une convention avec la région ; |
-Participation au financement des aides économiques aux entreprises ; |
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Région |
Développement économique (domaine dans lequel la région joue un r ôle de coordination) |
-Détermine le régime des aides directes et les attribue (primes régionales à l'emploi, à la création d'entreprise et prêts et avances à taux bonifiés) ; |
-Suppression de la distinction entre aides directes et indirectes aux entreprises, remplacée par la distinction entre aides économiques et aides à l'immobilier ; |
-Participation à l'élaboration de la politique nationale d'aménagement et de développement durableDéveloppement durableDéveloppement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. ; |
-élaboration d'un schéma régional des infrastructures et des transports (anciennement schéma régional de transport) ; |
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éducation, formation professionnelle |
-Construction, entretien, équipement et fonctionnement des lycées, établissements d'éducation spéciale et lycées professionnels maritimes ; |
-Propriété du patrimoine immobilier des lycées, établissements d'éducation spéciale et lycées professionnels maritimes, automatiquement ou après accord des collectivités concernées ; |
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Culture |
-Organisation et financement des musées régionaux ; |
-Responsabilité de l'inventaire général du patrimoine culturel ; |
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Santé |
-Possibilité d'exercer des activités en matière de vaccination, de lutte contre la tuberculose, la lèpre, le sida et les infections sexuellement transmissibles ; |
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Mots clés : Elections régionales 2010
Sur la toile publique
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Questions du site du Conseil constitutionnel
À l’occasion du quarantième anniversaire de la Constitution du 4 octobre 1958, le Conseil constitutionnel a mis en ligne un parcours de découverte des principaux aspects du texte en vingt questions, réalisé par vingt spécialistes de droit constitutionnel. Ces contributions pour la plupart n’ont pas été mises à jour après janvier 1999, mais donnent d’utiles repères sur cette "charte de la société française" (Georges Vedel).
Quelle place fait-elle aux collectivités locales ? de Loïc Philip
(http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/documentation-publications/dossiers-thematiques/2008-cinquantenaire-la-constitution-en-20-questions/la-constitution-en-20-questions-question-n-15.17362.html)La Constitution de 1958 décrit dans son article 72 trois types de collectivités locales : les communes, les départements et les territoires d’outre-mer. Elle laisse cependant au législateur la possibilité d’en créer d’autres types, et le panorama est effectivement devenu plus complexe avec, en particulier, la création des régions en 1972, puis les lois de décentralisation du début des années 1980. Un développement est consacré à la " signification du principe de libre administration et à l’autonomie locale" : interprété dans un sens large par le Conseil constitutionnel, bien que la plupart des ressources des collectivités locales proviennent de dotations de l’État, il est surtout borné par cet autre principe constitutionnel qu’est le caractère unitaire de l’État. Le rôle de l’agrément préfectoral des décisions des collectivités locales est le symbole de cette dualité. Une série de liens "pour en savoir plus" : fiches sur l’outre-mer, l’Association des maires de France…
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Site du ministère de l’Intérieur pour la rubrique collectivités locales
La Direction générale des collectivités locales (DGCL) "constitue le lien administratif et technique privilégié entre l’État et les collectivités locales." Sur ce site elle informe sur son activité ; donne accès à des bases de données juridiques et chiffrées relatives aux collectivités locales ; propose la consultation de documents officiels produits par ses services partenaires ; renvoie sur des offres d’emplois territoriaux.




Quelles sont les nouvelles compétences transférées aux collectivités en 2004 ?
























