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Comment le Conseil protège-t-il la Constitution ?

le 22 04 2010

Le Conseil constitutionnel et les autres institutions indépendantes : toutes les autres questions

Le Conseil protège la Constitution par l’exercice du contrôle de constitutionnalitéConstitutionnalitéQualité de ce qui est conforme à la Constitution qui consiste à vérifier la conformité des lois et traités internationaux au bloc de constitutionnalitéBloc de constitutionnalitéEnsemble des principes et dispositions que doivent respecter les lois. Il comprend : les articles de la Constitution de 1958 mais aussi la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen de 1789 et le Préambule de la constitution de 1946..

Le contenu du bloc de constitutionnalité, qui est l’ensemble des principes et dispositions que le ParlementParlementOrgane collégial qui exerce le pouvoir législatif (adoption des lois et contrôle du pouvoir exécutif). En France, le Parlement est composé de deux chambres : l’Assemblée nationale et le Sénat. doit respecter dans l’exercice de son pouvoir législatif, a progressivement été établi par le Conseil constitutionnel.

À l’origine, le Conseil vérifiait seulement que les lois étaient conformes aux articles de la Constitution. Mais, dans sa décision du 16 juillet 1971, le Conseil a étendu le bloc de constitutionnalité aux droits et libertés énoncés par la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (DDHC) de 1789 et par le préambule de la Constitution de 1946 : la DDHC énonce tous les grands principes qui fondent les démocraties libérales (ex : la liberté, la sûreté, la liberté d’expression, l’égalité devant la loi) ;
- le préambule de la Constitution de 1946 évoque les principes fondamentaux reconnus par les lois de la République (ex : la liberté d’association) et les principes économiques et sociaux (ex : le droit à la santé, le droit à l’instruction, la solidarité nationale).

Le contrôle de constitutionnalité est obligatoire pour les lois organiques, les règlements des assemblées et les propositions de lois prévues à l’article 11 de la Constitution (art. 61). Pour les lois ordinaires et les traités internationaux, le contrôle n’est pas automatique, le Conseil doit être saisi. Dans les deux cas, il s’effectue a priori, c’est-à-dire avant l’entrée en vigueur de la loi. Lorsqu’il estime qu’une loi n’est pas conforme à l’un des principes énoncés, le Conseil peut censurer cette loi en totalité ou en partie. Il peut aussi ne pas la censurer mais émettre des réserves d’interprétations, c’est-à-dire déclarer conforme la loi sous réserve d’une certaine interprétation.

Depuis la révision de juillet 2008, le Conseil peut contrôler la conformité d’une disposition de loi déjà entrée en vigueur et éventuellement l’abroger, s’il a été saisi sur renvoi par le Conseil d’État ou par la Cour de cassation. Cette procédure intervient lorsqu’une personne, partie à un procès, soutient que cette disposition législative porte atteinte aux droits et libertés garantis par la Constitution.

Par l’extension du bloc de constitutionnalité et par l’utilisation de méthodes de contrôle efficaces, le Conseil s’est érigé en garant de l’État de droit.

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