Qui peut devenir président de la République ?
Les différents candidats doivent remplir à la fois des conditions de fond et des formalités définies par la loi organiqueLoi organiqueCatégorie de lois, prévues par la Constitution, dont l’objet est de préciser les conditions d’application de la Constitution. du 6 novembre 1962 modifiées le 5 avril 2006.
Il existe quatre conditions de fond. Le candidat doit :
- avoir la nationalitéNationalitéLien juridique donnant à un individu la qualité de citoyen d’un Etat. française ;
- être électeur et âgé d’au moins 23 ans ;
- avoir satisfait aux obligations relatives aux textes sur le recrutement de l’armée (avant la fin du service militaire, il suffisait au candidat d’avoir été recensé, mais il ne devait pas nécessairement avoir effectué son service militaire) ;
- faire preuve de « dignité morale », sans que cette notion soit précisément définie.
Trois formalités doivent par ailleurs être remplies :
Le candidat doit recueillir la signature de 500 élus, d’au moins 30 départements ou collectivités d’outre-mer différents, sans que plus d’un dixième d’entre eux puissent être les élus d’un même département ou collectivité d’outre-mer.
Cette procédure dite de présentation des candidats vise à écarter les candidatures peu sérieuses, et à favoriser les candidats ayant une véritable envergure nationale. C’est le moyen de limiter la multiplication des candidatures et d’écarter les plus « fantaisistes ». En 2002, seize candidats étaient présents au premier tour, douze en 2007. Ils n’étaient que six en 1965.
Le candidat doit aussi remettre au Conseil constitutionnel, sous pli scellé, une déclaration de situation patrimoniale, de manière à assurer une meilleure transparence de la vie politique. Cette déclaration porte notamment sur les biens propres du candidat. Elle devra être renouvelée dans les deux mois précédant ou dans le mois suivant la fin du mandat présidentiel afin de constater quelles ont été les variations de son patrimoine ; ces déclarations sont publiées au Journal officielJournal officielJournal de la République française dans lequel sont publiés les lois et les règlements..
La constitution d’un compte de campagne qui doit être déposé dans les deux mois suivant l’élection. Jusqu’ici, le Conseil constitutionnel était seul habilité à en vérifier la régularité. Mais, depuis la loi organique du 5 avril 2006, la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques effectue ce contrôle. Ses décisions peuvent ensuite faire l’objet d’un recours devant le Conseil constitutionnel.
Une fois l’ensemble de ces formalités accomplies, la liste des candidats est établie par le Conseil constitutionnel et publiée au Journal officiel au plus tard le 3e vendredi précédant le premier tour.
mis à jour le 2 03 2009
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La rubrique "Le Président" du site de l’Élysée
Le site de la Présidence de la République donne accès à diverses rubriques : biographie de l’actuel président, album, collaborateurs… Une page permet d’écrire au président.
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Les articles de la Constitution concernant le Président de la République
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Accès aux portraits officiels des Présidents de la République depuis la deuxième République.
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Questions du site du Conseil constitutionnel
(http://www.conseil-constitutionnel.fr/dossier/quarante/index.htm)À l’occasion du quarantième anniversaire de la Constitution du 4 octobre 1958, le Conseil constitutionnel a mis en ligne un parcours de découverte des principaux aspects du texte en vingt questions, réalisé par vingt spécialistes de droit constitutionnel. Ces contributions pour la plupart n’ont pas été mises à jour après janvier 1999, mais donnent d’utiles repères sur cette "charte de la société française" (Georges Vedel).
- Quelle place fait-elle au président ? de Jean Massot
(http://www.conseil-constitutionnel.fr/dossier/quarante/q06.htm)Présentés dès le titre II, au premier rang de la Constitution, les pouvoirs du Président de la République reprennent partiellement des articles des lois de 1875 (IIIe République) et 1946 (IVe) ; mais la "magistrature d’influence" d’alors cède la place à une conception du rôle du Président comme "clé de voûte" (Michel Debré) de la Ve République. L’introduction de l’élection au suffrage universel direct (1962) en faisant un chef de majorité, les périodes de "cohabitation " (lorsque sa majorité n’est pas celle du Parlement) posent la question de son rôle : retour à 1958 (" arbitre") ou 1946 ("magistrature d’influence").




