Existe-t-il différents types de prisons ?
le 24 01 2012
On peut distinguer les établissements pénitentiaires en fonction du public qu’ils sont destinés à accueillir et des règles qui y sont appliquées.
Les 101 maisons d’arrêt reçoivent les prévenus en attente de leur procès, ainsi que les détenus condamnés à une peine d’emprisonnement inférieure à deux ans. Il s’agit du type d’établissement qui souffre le plus du surpeuplement carcéral (taux d’occupation moyen de 130 %).
Les 82 établissements pour peines désignent les prisons qui reçoivent les condamnés à de longues peines d’au moins deux années. Ces établissements sont soumis à un numerus clausus, et le principe de l’encellulement individuel y est en conséquence respecté.
Il faut distinguer, parmi les établissements pour peines :
- 25 centres de détention qui accueillent des détenus présentant les meilleures perspectives de réinsertion sociale. À ce titre, les centres de détention ont un régime de détention principalement orienté vers la resocialisation des détenus ;
- 6 maisons centrales, qui reçoivent les détenus les plus dangereux. Le régime de détention de ces prisons est essentiellement axé sur la sécurité ;
- 11 centres de semi-liberté sont destinés à accueillir des détenus bénéficiant d’un aménagement de peine dans le cadre duquel ils jouissent d’horaires de sorties fixés par le juge ;
- 40 centres pénitentiaires qui sont des établissements de grande taille abritant au moins deux quartiers caractérisés par des régimes de détention différents : un centre pénitentiaire peut ainsi regrouper une maison d’arrêt, un centre de détention et/ou une maison centrale.
6 établissements pour mineurs ont été ouverts en 2007-2008.
Au 1er janvier 2012, le parc pénitentiaire compte 189 établissements et 57 236 places opérationnelles, grâce aux ouvertures des nouveaux établissements entre 2008 et 2011 - Mont-de-Marsan, Saint-Denis de la Réunion, Roanne, Lyon-Corbas, Nancy-Maxéville, Poitiers-Vivonne, Béziers, Le Mans, Bourg-en-Bresse, Rennes-Vezin, Le Havre et Lille-Annœullin. Cela représente, en trois ans, une hausse de 10,1 % de la capacité opérationnelle du parc pénitentiaire (51 997 places au 1er janvier 2009).






























