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Comment inciter les prescripteurs aux bonnes pratiques ?

le 29 02 2016

Considérées parfois comme trop autoritaires et contre-productives, les mesures jouant sur l’offre ou la demande de soins se voient associées à des mesures incitant à changer les comportements du côté des prescripteurs comme des patients pour améliorer l’état de santé de la population et diminuer les coûts.

Du côté des prescripteurs, l’effort est particulièrement mis sur les référentiels de bonnes pratiques médicales qui passent par des recommandations produites notamment par la Haute Autorité de santé (HAS). La HAS est une autorité publique indépendante créée en 2004 qui contribue à la régulation du système de santé par la qualité. Elle exerce ses missions dans les champs de l’évaluation des produits de santé, des pratiques professionnelles, de l’organisation des soins et de la santé publique. Les recommandations qu’elle produit permettent aux médecins de faire évoluer leurs pratiques et leurs modes de prescription à partir de référentiels opposables.

C’est dans ce cadre que l’on retrouve les campagnes menées conjointement par les délégués de l’Assurance Maladie (DAM) et les médecins-conseils du service médical auprès des professionnels de santé. Ces visites, qui se font directement au sein des cabinets, peuvent porter :

  • sur la bonne prescription d’arrêts de travail en fonction des pathologies observées (à l’aide des référentiels de la HAS) ;
  • sur la bonne prescription de certaines classes de médicaments (statines, antibiotiques, etc.) afin de maximiser leur efficacité thérapeutique ;
  • sur la promotion des médicaments génériques, moins chers et aussi efficaces que les médicaments princeps.

L’accent est mis également sur une modification des relations entre les praticiens et les caisses d’assurance maladie. Dans le cadre des relations conventionnelles, une rémunération sur objectifs de santé publique (ROSP) a été introduite en 2011. Elle permet de rémunérer les médecins sur des bonnes pratiques en matière de prescriptions, d’organisation du cabinet médical ou de prise en charge des patients souffrant de pathologies chroniques (diabète, par exemple). L’atteinte des objectifs fixés au praticien est rémunérée tout en n’étant pas contraignante. L’adhésion à la ROSP est en effet facultative.

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