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Comment maîtriser les coûts de gestion ?

le 29 02 2016

Les caisses d’assurance maladie, qu’elles soient obligatoires ou complémentaires, sont des acteurs majeurs de l’efficience du système de soins en délivrant les prestations ou en menant des politiques de gestion du risque. Fortes de plusieurs dizaines de milliers de salariés (environ 90 000 en 2011 pour la branche maladie du Régime général), répartis sur tout le territoire national, elles ont généré pour la collectivité un coût de gestion de 12,5 milliards d’euros (Mds€) en 2011. Ces montants sont quasi équivalents entre le régime obligatoire (6,5 Mds€) et le régime complémentaire (6 Mds€).

Même si ces organismes ne sont que les gestionnaires du système de soins et ne sont pas générateurs de progression des dépenses de santé, il existe chez les opérateurs des marges d’économie. Elles peuvent passer par des gains de productivité et des économies importants liés à :

  • une meilleure diffusion des téléservices auprès des professionnels de santé et des assurés (« Espace pro » pour les professionnels de santé, « Mon Compte Ameli » pour les assurés, par exemple).
  • la généralisation de la dématérialisation des paiements (augmentation des taux de feuilles de soins électroniques – FSE) ou des prescriptions.

Ces efforts, partagés avec les professionnels de santé sur lesquels on reporte une part de la charge de travail des organismes, ont ainsi permis de diviser par dix, depuis la mise en service de la carte Vitale en 1998, le nombre de salariés dédiés aux activités de production au sein des caisses primaires d’assurance maladie.

Parmi les autres sources d’économie possibles, on peut citer la réduction des différences de coûts de gestion entre organismes qui demeurent encore très hétérogènes au sein des réseaux. Elle peut passer par le déploiement de procédures de travail harmonisées, de techniques de gestion fondées, par exemple, sur des procédés comme le lean management ou des mutualisations d’activité soit au niveau national ou régional (fonctions supports, activités de production, centres d’appels, etc.). L’objectif visé est donc de garantir un haut niveau de service, homogène sur le territoire et réalisé à moindre coût.

Enfin, la poursuite de la diminution du nombre de régimes obligatoires va dans le même sens. Il s’agit d’accélérer la fusion de certains d’entre eux avec le Régime général (c’est le cas, par exemple, du Régime des mines dont les activités assurantielles et d’offre de soins ont été rattachées au Régime général) ou leur rapprochement en confiant la gestion de tout ou partie de leur activité à un autre régime (par exemple, les prestations d’assurance maladie de la Caisse d’assurance maladie des industries électriques et gazières (CAMIEG) confiées au Régime général).

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