Quelle est la part de la Sécurité sociale dans le financement de la consommation de soins et de biens médicaux ?| vie-publique.fr | Repères | Découverte des institutions

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Quelle est la part de la Sécurité sociale dans le financement de la consommation de soins et de biens médicaux ?

le 29 02 2016

La Sécurité sociale est, avec la prise en charge de 76% de la dépense en 2014, le principal financeur de la consommation de soins et biens médicaux (CSBM). En 2014, elle a ainsi pris en charge :

  • 91% des dépenses hospitalières ;
  • 64% des soins de ville ;
  • 62% des dépenses de biens médicaux (médicaments, optique...).

Au sein de ces postes de dépenses, si le rôle de la Sécurité sociale est majeur, il n’est cependant pas homogène. La Sécurité sociale concentre son intervention en faveur du « gros risque », c’est-à-dire des risques santé qui ont le plus de conséquences sur les revenus des assurés, soit parce que leurs pathologies nécessitent des soins de longue durée et/ou coûteux, soit parce qu’elles mobilisent un plateau technique conséquent tant en termes de matériels, de techniques que de personnels. C’est particulièrement le cas pour les dépenses réalisées dans les hôpitaux.

A contrario, les dépenses dites de « confort » (autres biens médicaux : optiques, orthèses, dentaires) ont vu un désengagement de l’Assurance Maladie compensé en partie par le remboursement des complémentaires santé et par un reste à charge plus ou moins élevé pour les individus.

Après avoir diminué de 2006 à 2011, en raison de la mise en place de mesures d’économies, comme l’instauration de franchises sur les médicaments ou la hausse du forfait journalier, la part de la Sécurité sociale dans le financement de la CSBM est repartie à la hausse en 2013.

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