Le Comité des régions a été institué par le traité de Maastricht et mis en place en mars 1994. C’est un organe consultatif. Son objectif principal est le renforcement de la cohésion économique et sociale entre les États membres, et ses missions principales sont la consultation et la représentation des collectivités régionales et locales de l’Union.
Sa consultation est :
- obligatoire, lorsque la Commission européenne ou le Conseil ont à se prononcer dans certains domaines concernant les collectivités locales (ex : transports, éducation, formation professionnelle, fonds structurels...) ;
- facultative, pour tous les domaines, lorsque le ParlementParlementOrgane collégial qui exerce le pouvoir législatif (adoption des lois et contrôle du pouvoir exécutif). En France, le Parlement est composé de deux chambres : l’Assemblée nationale et le Sénat. européen, la Commission ou le Conseil l’estiment nécessaire.
Il peut également émettre un avis de sa propre initiative dans le cadre de son champ de compétence.
Il siège à Bruxelles. Il ne doit pas dépasser 350 membres (art. 305 TFUE). Chacun d’eux a un suppléant. Ils sont nommés pour 5 ans par le Conseil, sur proposition des États membres.
Le Comité comporte 24 membres français titulaires et autant de suppléants.
Depuis l’entrée en vigueur du traité de Nice (1er février 2003), les membres du Comité des régions doivent être titulaires d’un mandatMandatDurée d’exercice d’une fonction élective électoral régional ou local, ou politiquement responsables devant une assemblée élue. Ils ne peuvent pas être membres du Parlement européen.
Il comporte six commissions spécialisées dans différents domaines et se réunit 5 fois par an en assemblée plénière.
Les principes de base de ses travaux sont :
- la subsidiaritéSubsidiaritéPrincipe qui consiste à réserver uniquement à l’échelon supérieur ce que l’échelon inférieur ne pourrait effectuer que de manière moins efficace. : les décisions européennes doivent être prises par le niveau d’autorité publique le plus proche du citoyen ;
- la proximité : son mode de fonctionnement doit être transparent pour le citoyen européen ;
- le partenariat : l’ensemble des échelons institutionnels doivent participer au processus décisionnel.
Sur la toile publique
-
Le site Toute l’Europe
Toute l’Europe est un groupement d’intérêt économique (GIE) financé par le Gouvernement français et différents partenaires publics et privés impliqués dans les questions européennes. Le site présente le fonctionnement et les politiques de l’UE, recense et donne accès aux organismes et associations européens, donne des informations pratiques pour voyager ou connaître ses droits en tant que citoyen européen.
Mise en ligne des textes de droit communautaire. -
Le site de l’Union européenne
Site portail de l’Union européenne (UE) présentant tant l’actualité de l’UE, que des informations de base sur son fonctionnement et sur l’intégration européenne. On y trouve l’ensemble des textes législatifs, des politiques menées par l’Union, et les sites web de chaque institution. -
Le site du Parlement européen
Approfondir
- Europe des régions, des nations, fédérale
- Réforme et démocratisation des institutions européennes
- Coopérations renforcées et gouvernance européenne
- Les propositions de la Convention sur l’avenir de l’Europe
- La composition du Parlement européen à partir de 2009
- Le vote à majorité qualifiée au sein du Conseil de l’Union européenne





























