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La valeur ajoutée

le 19 octobre 2018

La valeur ajoutée est avant tout un indicateur économique servant à mesurer la valeur ou la richesse créée par une entreprise. Elle sert aussi de base au calcul pour la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), ainsi qu’à mesurer le produit intérieur brut (PIB).

La valeur ajoutée : définition et calcul

La valeur ajoutée est un indicateur économique qui permet de mesurer la valeur de la production réalisée au sein d’une entreprise. En comptabilité nationale, la somme des valeurs ajoutées brutes d’un pays représente son PIB.

L’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) définit la notion de valeur ajoutée comme “la valeur de la production diminuée de la consommation intermédiaire”.

La valeur ajoutée se définit ainsi comme le solde du compte de production qui permet de mesurer la valeur de la production réalisée au sein d’une entreprise. Cette notion ne doit pas être confondue avec celle du chiffre d’affaires. Ce dernier représente la somme de l’ensemble des ventes de l’entreprise.

Pour calculer la valeur ajoutée, il faut soustraire du chiffre d’affaires de l’entreprise le montant total de ses consommations intermédiaires, à savoir la valeur des produits achetés à d’autres entreprises pour être incorporés dans la production. La valeur ajoutée obtenue est la valeur ajoutée brute. La valeur ajoutée nette prend en compte l’usure du capital (l’amortissement).

La répartition de la valeur ajoutée

La répartition de la valeur ajoutée est un enjeu économique majeur et revêt une dimension politique forte. Elle détermine la répartition des fruits de la production économique entre travail, capital, et revenus prélevés par l’État.

La valeur ajoutée se répartit entre revenus du travail (les salaires), revenus du capital et prélèvements de l’État ou, plus simplement, entre les salaires, les bénéfices (mesurés en général par l’excédent brut d’exploitation) et les impôts.

Une augmentation de la part de la valeur ajoutée allant aux salaires vise à favoriser l’accroissement de la demande et ainsi à stimuler l’offre et l’emploi.

Si la part allant aux propriétaires du capital (les actionnaires) augmente, elle doit leur permettre de continuer d’apporter des capitaux dans une entreprise jugée rentable et de financer plus facilement les investissements.

La répartition du partage de la valeur ajoutée est globalement stable en France depuis trente ans. Selon l’Insee, la part des salaires et traitements bruts était de 42,6% en 2016 (contre 40,9 % en 1990).

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