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Lycée, baccalauréat, accès à l’enseignement supérieur : quelles nouveautés ?

le 16 février 2018

Le ministre de l’Éducation nationale a présenté une communication au Conseil des ministresConseil des ministresFormation collégiale réunissant l’ensemble des ministres. du 14 février 2018 sur la réforme du baccalauréat. En parallèle, le texte définitif du projet de loiProjet de loiProjet de texte législatif déposé au Parlement à l’initiative du gouvernement. relatif à l’orientation et à la réussite des étudiants a été adopté par le ParlementParlementOrgane collégial qui exerce le pouvoir législatif (adoption des lois et contrôle du pouvoir exécutif). En France, le Parlement est composé de deux chambres : l’Assemblée nationale et le Sénat. le 15 février 2018.

Baccalauréat et lycée : qu’est-ce qui va changer ?

S’appuyant sur les principales conclusions du rapport de Pierre Mathiot, le ministre a présenté les mesures suivantes :

  • le baccalauréat reposera sur une part de contrôle continu qui représentera 40% de la note finale
  • les épreuves anticipées de français en fin de classe de première (un écrit et un oral) seront maintenues ;
  • en fin de terminale, les élèves passeront quatre épreuves : la philosophie et un oral devant un jury fin juin, deux épreuves de spécialité au retour des vacances de printemps ;
  • l’oral de rattrapage sera maintenu.

Ce nouveau baccalauréat entrera en vigueur en 2021. Pour préparer les élèves à ce nouvel examen, l’organisation du lycée va être progressivement modifiée. La voie technologique conserve son organisation.

A la rentrée 2018, des premières évolutions vont être mises en oeuvre pour une meilleure maîtrise de la langue et une aide à l’orientation. La nouvelle organisation du lycée va être réellement effective en 2019 lors de l’entrée en première des élèves qui passeront leur bac en 2021.

Dans la future voie générale, il n’y aura plus les filières L, ES ou S. Le parcours de chaque élève se composera :

  • d’un socle de culture commune, humaniste et scientifique ;
  • d’un temps dédié à l’orientation et à l’accompagnement ;
  • des disciplines de spécialité choisies par l’élève (3 disciplines en première, deux en terminale parmi les trois étudiées en première).

L’accès à l’enseignement supérieur : d’APB à Parcoursup

Lancée en 2009, la plateforme APB regroupait sur un portail unique les démarches de pré-inscription en première année d’études dans l’enseignement supérieur. Un algorithme d’affectation croisait les préférences des établissements et des candidats, et un algorithme de classement attribuait un ordre de priorité pour les candidatures aux licences universitaires.

A la mi-juillet 2017, plus de 86 000 candidats, bacheliers de l’année ou en demande de réorientation, restaient sans proposition. L’autorisation d’un tirage au sort pour l’accès à certaines filières a achevé de gripper le système. Une concertation engagée en juillet 2017 a conclu à la nécessité d’une rénovation du premier cycle de l’enseignement supérieur.

Une nouvelle plateforme succédant à APB a ouvert en janvier 2018. Les élèves qui souhaitent s’inscrire en première année de l’enseignement supérieur doivent saisir 10 voeux non hiérarchisés. Le chef d’établissement donne un avis sur chacun des voeux des élèves de terminale. Un second professeur principal en terminale est chargé d’accompagner les élèves dans leur orientation.

De leur côté, les universités publient les attendus (ou les pré-requis) pour l’ensemble des formations de niveau licence. Ces attendus explicitent l’ensemble des connaissances, mais aussi les compétences implicites supposées acquises par les étudiants à leur entrée dans l’enseignement supérieur. Dans les cas où un élève ne remplit pas ces conditions, l’université pourra lui proposer un parcours pédagogique spécifique (réponse "oui si" sur la plateforme Parcoursup).

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