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Union européenne : la politique de l’asile au centre des débats

le 6 juillet 2018

La politique européenne de l’asile a été le principal thème débattu par les chefs d’État et de gouvernementGouvernementOrgane collégial composé du Premier ministre, des ministres et des secrétaires d’Etat chargé de l’exécution des lois et de la direction de la politique nationale. à l’occasion du Conseil européen des 28 et 29 juin 2018.

Circonscrire un maximum l’afflux des migrants et réfugiés

Les dirigeants se sont mis d’accord sur un durcissement de la politique migratoire européenne qui permette de :

  • limiter les arrivées de migrants, par un contrôle des frontières extérieures de l’UE avec le renforcement notamment de l’Agence européenne de garde-côtes et garde-frontières (Frontex) ;
  • endiguer davantage les migrations illégales sur toutes les routes existantes (Méditerranée centrale, orientale) ;
  • accélérer sensiblement le retour des migrants en situation irrégulière.

Le Conseil européen prône, sur la base du volontariat des États membres, la création de centres surveillés mais non fermés dans lesquels seraient envoyés les migrants. Les personnes éligibles à l’asile seraient relocalisées dans d’autres pays européens. Pour les pays de destination, la règle du volontariat s’appliquerait également.

Le Conseil européen invite le Conseil et la Commission à examiner, avec le Haut-Commissariat pour les Réfugiés et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), le concept de plateformes régionales de débarquement créées hors du continent européen pour les migrants secourus dans les eaux internationales.

Le document souligne que les mouvements secondaires de demandeurs d’asile entre les États membres portent atteinte à l’intégrité du régime d’asile européen commun et à l’acquis de Schengen. Il appelle les gouvernements de prendre toutes les mesures législatives et administratives internes nécessaires pour enrayer ces mouvements, y compris par la conclusion d’accords bilatéraux et trilatéraux.

Le Conseil européen n’ a pas permis de mettre fin aux débats sur la politique de l’asile entre les différents États membres.

La réforme du règlement Dublin est reportée sine die. Ce règlement a pour effet de pénaliser les pays situés aux frontières extérieures de l’UE et ceux cibles des mouvements secondaires. Toutefois, la demande d’un système de répartition permanent des demandeurs d’asile est rejetée par certains États.

L’Autriche qui a pris la présidence tournante du Conseil de l’Union européenne le 1er juillet fait de la protection des frontières de l’UE une priorité.

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