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Des universités réformées et plus autonomes ?

le 23 04 2018

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L’autonomie généralisée

Depuis 2012, la loi sur les libertés et responsabilités des universités (LRU) du 10 août 2007 s’applique dans les 75 universités françaises. Elle répond à deux objectifs : rendre l’université plus compétitive au niveau mondial et améliorer l’insertion des étudiants sur le marché du travail. La loi du 22 juillet 2013 lui a apporté des modifications sans remettre en cause ses principes fondamentaux.

Une gouvernance transformée

La LRU a approfondi l’autonomie des universités et réformé leur gouvernance. Elle a accordé notamment plus de pouvoirs à leurs présidents. Les universités gèrent désormais leur budget et leurs ressources humaines. Elles peuvent recruter des contractuels (CDD ou CDI), attribuer des primes, créer des fondations favorisant le mécénatMécénatSoutien matériel apporté, sans contrepartie directe de la part du bénéficiaire, à une oeuvre ou à une personne pour l’exercice d’activités présentant un intérêt général. des entreprises. La loi de juillet 2013 a cependant limité les prérogatives des présidents et renforcé le rôle des personnalités extérieures au sein de conseils d’administration élargis.

Du côté des étudiants

La loi du 8 mars 2018, dite « ORE », réforme l’accès au premier cycle d’études universitaires. Les futurs étudiants formuleront dix vœux non hiérarchisés via « Parcoursup », qui remplace la plateforme APB. Dans les filières en tension (plus de demandes que de places), les universités pourront classer les candidats, notamment en fonction de leurs résultats, ce qui fait craindre à certains l’instauration d’une forme de sélection. Par ailleurs, les étudiants seront désormais soumis au régime général de sécurité sociale.

L’enseignement supérieur en chiffres en 2016-2017 (France métropolitaine et DOM)

› › › Budget (crédits votés 2017), mission recherche et enseignement supérieur : 27,07 milliards d’euros.
Nombre d’universités en 2016 : 71.
Nombre d’étudiants : 2 609 700 (+ 1,8 % sur un an) ;
dont 1 623 500 (+ 1,9 % en un an) en universités ;
257 200 en sections de technicien supérieur (STS) ;
122 800 en formations d’ingénieurs hors universités ;
99 000 en classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE).
Nombre d’enseignants (secteur publicSecteur publicSecteur regroupant toutes les activités économiques et sociales prises en charge par les administrations, les entreprises publiques et les organismes publics de Sécurité sociale.) : 90 209.
Source : Éducation nationale, RERS, 2017.

Un enseignement supérieur à plusieurs vitesses ?

› › › En France, l’enseignement supérieur est dispensé dans des structures très diverses : universités, grandes écoles, classes préparatoires, etc. Des inégalités existent entre elles, à la fois en termes de capacité d’insertion professionnelle des étudiants et de coût.

En 2015, la dépense par an pour un étudiant du supérieur était, en moyenne, de 11 680 euros. Elle s’élevait à 15 100 euros en CPGE et à 13 760 euros en STS ; elle n’était que de 10 390 euros pour un étudiant à l’université (source : Éducation nationale, RERS, 2017).

Le saviez-vous ?

› › › Au Moyen Âge, l’université regroupe une communauté de maîtres et d’étudiants. Ce mot vient du latin universitas signifiant « communauté ».

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