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Dossier mis à jour le 2.10.2008

Article mis à jour le 14.03.2008

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L’après guerre (1945-1960)

Au sortir de la deuxième guerre mondiale, l’accès aux études supérieures reste réservé à une élite sociale et le mouvement étudiant se focalise sur l’amélioration des conditions de vie des étudiants.

1945

Décret Capitant (du nom du ministre de l’Education nationale) instituant la participation des étudiants élus aux Conseils de faculté et d’université.

Avril 1946

Les délégués des étudiants de France votent la Charte de Grenoble qui définit l’étudiant comme un jeune travailleur intellectuel, ayant des « droits et devoirs ».

1947

Grève nationale étudiante contre le projet de réduction du montant des bourses d’études et contre l’augmentation des droits d’inscription à l’université.

1948

Vote de la loi sur la sécurité sociale étudiante. Création de la Mutuelle nationale des étudiants de France (MNEF). La Loi consacre la gestion du régime par les étudiants eux-mêmes. La MNEF reçoit une délégation de service public pour le gérer sur l’ensemble du territoire (à l’exception des étudiants de Nancy qui créent la MGEL- Mutuelle Générale des étudiants de Lorraine).

1953

Mise en route du plan Le Gorgeu de constructions universitaires. Mobilisation pour réclamer des aides étudiantes plus importantes.

1954

Mobilisation contre l’insuffisance des crédits budgétaires à destination des étudiants.

16 avril 1955

Loi créant le CNOUS (Conseil national des œuvres universitaires et scolaires).

1956

Grève nationale du « déjeuner » contre l’insuffisance de participation de l’État dans la prise en charge des repas.

27 mars 1957

Grève nationale et manifestation à Paris pour réclamer l’allocation d’études dès janvier 1958. haut de page

Les années 1960 et 1970

Les années 60 et 70 sont marquées par de grandes transformations du milieu étudiant : d’une part la massification de l’université (explosion de la démographie étudiante), d’autre part la politisation du mouvement étudiant et notamment ses prises de position sur la guerre d’Algérie, puis sur celle du Vietnam, l’amorce d’un mouvement de critique de l’université, le refus du corporatisme étudiant et la crise du syndicat étudiant (avec notamment la scission de l’UNEF), et la constitution des premières coordinations nationales rassemblant étudiants syndiqués et non syndiqués.

27 octobre 1960

Manifestation pour la paix négociée en Algérie à l’appel de l’UNEF, de la CFTC, de la FEN (Fédération de l’éducation nationale) et des charpentiers FO.

1961

Mesures gouvernementales contre l’UNEF (suppression de la subvention). Grève nationale et manifestation en mars pour obtenir les sursis au service militaire pour les étudiants.

1963

Réforme Fouchet visant à distinguer un cursus long d’un cursus court dans l’enseignement supérieur. Grève contre le plan Fouchet. Grève des loyers dans les cités universitaires.

1964

Refus du gouvernement de supprimer la réforme Fouchet. Le gouvernement supprime 4 sièges à l’UNEF au Conseil des œuvres universitaires.

1965

Restauration de la subvention gouvernementale à l’UNEF. Grèves et manifestations pour l’allocation d’études.

1966

Application de la première tranche du plan Fouchet : mise en place du premier cycle et création des IUT (Institut universitaire de technologie).

1965-1968

Mouvement national étudiant contre la guerre du Vietnam. Grève des loyers dans les cités universitaires et mouvement contre le plan Fouchet.

Octobre 1967

Mise en place du deuxième cycle prévu par le plan Fouchet. Grande manifestation contre le plan Fouchet.

1968

Depuis le début de l’année, une grande rébellion étudiante touche des pays aussi différents que la Pologne, la Tchécoslovaquie, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, l’Angleterre, les Etats-Unis ou le Mexique, avec des ramifications très distinctes mais néanmoins répondant à une certaine internationalité. En France, la révolte est enclenchée par la jeunesse étudiante parisienne, puis gagne le monde ouvrier et pratiquement toutes les catégories de population à travers l’ensemble du territoire.

3 mai - Fermeture de la Sorbonne au moment où les négociations sur le Vietnam s’ouvrent à Paris entre Hanoï et Washington.

13 mai - Grève générale

Plan Edgar Faure (autonomie universitaire renforcée, début du désengagement de l’État).

Juin - Fin des mouvements de grève et reprise en main du pouvoir par le Général de Gaulle.

Juin 1970

Loi Marcellin dite "loi anticasseurs » : elle permet de condamner tout participant à une manifestation illégale.

1971

La question de la participation aux élections universitaires instaurées par la loi Faure en décembre 68 fait exploser l’UNEF en 1971 en plusieurs tendances : la tendance « Renouveau" défend la participation aux élections, la tendance « Unité syndicale » défend le boycot.

1973

Mobilisation contre la loi Debré qui instaure la sélection entre la première et la deuxième année du DEUG (Diplôme d’Etudes Universitaires Générales), nouvellement instauré et prévoit la réduction voire la suppression des sursis militaires pour les étudiants.

1975

Février-mars – Congrès à Lyon de l’UNEF (ex-renouveau) – Volonté de relancer le syndicalisme étudiant, de l’élargir et de faire porter les revendications sur trois revendications : l’allocation d’études, l’augmentation du crédit des universités et l’exigence de débouchés.

Juin - Adoption par le Parlement du projet de loi modifiant la loi d’orientation de l’enseignement supérieur relatif à l’autonomie financière des universités, applicable au 1er janvier 1976. Le texte prévoit une redéfinition des liens entre l’Etat et l’université, la fixation de nouvelles conditions d’accès à l’enseignement supérieur, pour les bacheliers et les travailleurs, l’amélioration des conditions des personnels enseignants et non enseignants, la réforme de l’aide aux étudiants, la réduction du nombre des étudiants au sein des conseils d’université.

Septembre – Présentation par Jean-Pierre Soisson, secrétaire d’Etat aux Universités, devant la Conférence des associations d’étudiants, de son projet de réforme de l’aide aux étudiants, comprenant notamment une amélioration de la procédure d’attribution des bourses.

21 octobre - Conférence de presse de Jean-Pierre Soisson, sur le rôle de l’université, qui doit préparer les étudiants à la vie professionnelle et sur l’autonomie financière des universités.

1976

Plan d’Alice Saunier-Seité, secrétaire d’Etat aux universités, introduisant une réforme générale du deuxième cycle (licence et maîtrise). Ce projet déclenche une grève qui va durer trois mois, de mars à mai : il s’agit d’empêcher la réforme du second cycle qui crée de nouvelles filières et est interprétée par les étudiants comme une tentative de professionnaliser l’université et d’accroître la sélection.

1979

Réforme Veil sur les études médicales (instauration du numerus clausus). Manifestations des étudiants en médecine contre la loi Veil. haut de page

A partir des années 1980

A partir des années 80 : nouvelle vague de massification de l’université, après l’engagement gouvernemental de mener 80% d’une classe d’âge au baccalauréat, diversification des filières supérieures, récurrence des mobilisations contre la sélection à l’entrée de l’université, paupérisation des étudiants malgré l’adoption de plusieurs plans d’aide sociale aux étudiants.

1980

Naissance de l’UNEF-ID - Indépendante et Démocratique - de la fusion de l’UNEF - US -Unité Syndicale et du Mouvement d’Action Sociale.

Mai - Manifestations pour la défense des étudiants étrangers contre le décret Imbert qui soumet les étudiants étrangers à une procédure de préinscription.

Automne - Manifestations contre la « Carte universitaire » visant à organiser la répartition des moyens entre universités et à limiter la création des filières.

1981

Février – Mars - Conférence internationale d’organisations étudiantes d’Europe de l’Ouest, à Paris. Parmi les sujets abordés : l’aide gouvernementale aux étudiants et aux chômeurs diplômés et l’accueil des étudiants venant des pays en développement.

Mai - Réunion à Lyon (Rhône) de la conférence nationale de l’UNEF (ex-Renouveau), qui se réjouit de l’élection de François Mitterrand, à la présidence de la République et définit quatre axes de revendication : lutte contre la sélection sociale, mise en place de formations complètes de haut niveau, mise en œuvre d’une politique de l’emploi des jeunes, respect des droits des étudiants et de leur participation aux décisions qui les concernent.

Décembre - Décret no 81-1221 du 31 décembre 1981 relatif à l’accueil des étudiants étrangers dans les universités françaises (remplaçant les dispositions du décret Imbert du 31 décembre 1979), publié dans le JO no 2 du 2-3 janvier 1982.

1982

L’UNEF-ID décide de participer aux élections universitaires. Création de PSA (Pour un syndicalisme autogestionnaire) avec le soutien de la CFDT. Remise à la presse du rapport de Claude Domenach, professeur à l’Institut d’études politiques de Grenoble, sur les conditions de vie et le contexte de travail des étudiants, dans lequel il propose une réforme du système des bourses et une modernisation des organismes d’aides (CROUS).

Mai 1983

Réforme Savary (ministre de l’Education nationale) supprimant la sélection à l’entrée de l’université. Réforme des premiers cycles et premières expériences de contractualisation État/Université.

1984

26 janvier - La loi de modernisation de l’université (dite loi Savary) crée notamment le Conseil des études et de la vie universitaire (CEVU). Ce conseil consultatif propose au conseil d’administration les orientations des enseignements de formation initiale et continue, instruit les demandes d’habilitation et les projets de nouvelles filières. Il prépare les mesures de nature à permettre la mise en oeuvre de l’orientation des étudiants et la validation des acquis, à faciliter leur entrée dans la vie active, à favoriser les activités culturelles, sportives, sociales ou associatives offertes aux étudiants, et à améliorer leurs conditions de vie et de travail. Il examine notamment les mesures relatives aux activités de soutien, aux oeuvres universitaires et scolaires, aux services médicaux et sociaux, aux bibliothèques et centres de documentation. Il est garant des libertés politiques et syndicales étudiantes.

1986

René Monory, ministre de l’Education nationale, et Alain Devaquet secrétaire d’Etat aux Universités, présentent un projet de loi sur l’enseignement supérieur : accorder progressivement une autonomie plus grande aux universités, en particulier pour fixer leurs conditions de recrutement des étudiants, les diplômes restant nationaux ; réaffirmer le droit de tout bachelier à accéder à l’université. Manifestations et grève générale contre le projet Devaquet qui sera finalement retiré. Un étudiant (Malik Oussekine) est tué au cours de la répression d’une manifestation.

1987

Décret n° 87-155 du 5 mars réactualisant les missions du réseau des œuvres universitaires et scolaires.

"Etats généraux" étudiants, à Saint-Denis en mars, après les grèves de novembre et décembre 1986. Adoption d’une charte pour "l’université de l’avenir" et lancement d’une campagne d’action en vue d’obtenir notamment la liberté d’inscription des bacheliers dans les filières de leur choix, l’arrêt de la "discrimination" contre les étudiants étrangers, un collectif budgétaire en faveur de l’enseignement supérieur. Rejet d’une motion favorable à la réunification de l’UNEF.

14 mai 1987- Conseil des Communautés européennes (ministres de l’éducation) à Bruxelles : adoption de la première phase du programme européen Erasmus (échange d’étudiants entre les différents pays de la Communauté).

1989

Juillet - Publication par la Documentation française du rapport du premier Comité national d’évaluation des universités (créé par la loi Savary de 1984) qui expose les "priorités pour l’université" et l’amélioration de l’enseignement supérieur.

Août - Publication dans la presse du rapport d’Hubert Coudanne remis début juillet à Lionel Jospin, ministre de l’Education nationale, de la Jeunesse et des Sports, consacré notamment à la réforme du premier cycle universitaire. Le rapport présente notamment trois propositions : regroupement des diplômes dans de grandes filières pour redonner au premier cycle un caractère de propédeutique (droit-sciences économiques-lettres-langues-sciences) ; généralisation de la formation par modules ou unités de valeur ; introduction de modules pré-professionnels.

Octobre - A l’occasion d’un déplacement à Montpellier, annonce par Lionel Jospin de plusieurs priorités pour l’université : amélioration du système des bourses et de la condition des personnels non enseignants ; mise en œuvre d’un schéma national de développement universitaire.

Novembre - Annonce par Lionel Jospin de mesures complémentaires pour l’enseignement supérieur, notamment la mise en place d’un plan national d’aménagement et de développement universitaire (construction de quatre universités en région parisienne ; l’aménagement d’un "nouveau quartier latin" autour de Jussieu-Tolbiac-Censier ; l’extension des universités de Nanterre, Saint-Denis, Créteil, Villetaneuse et Orsay) ; un projet de charte du statut étudiant afin de réformer l’aide sociale aux étudiants (notamment bourses et prêts universitaires).

1990

Lancement du plan « Universités 2000 », une réponse à la deuxième phase de croissance brutale que connaît l’enseignement supérieur. Plus de 6 milliards d’euros sont engagés, pour moitié par l’État, pour moitié par les collectivités territoriales.

Les grandes lignes du plan : établir un indice social spécifique (prenant en compte le montant moyen annuel des dépenses universitaires par étudiant) servant de base à l’aide sociale aux étudiants ; instaurer un dossier social unique destiné à évaluer la situation de chaque étudiant ; transférer la gestion des bourses aux CROUS, revaloriser leur montant de 6 % à la rentrée 1990 et augmenter leur nombre de 10 % ; créer un système de prêts bancaires garanti par l’Etat à 50 % ; accorder la carte orange à demi-tarif ; augmenter le nombre de logements étudiants ; échelonner le paiement des droits d’inscription et cotisations sociales ; créer un fonds d’action sanitaire et sociale pour les étudiants en difficulté.

1991

Signature par 4 syndicats étudiants - UNEF-ID, CELF (collectif des étudiants libéraux de France), UNI, FAGE - du plan social étudiant présenté en Conseil des ministres par Lionel Jospin, ministre de l’Education nationale.

1992

Jack Lang, ministre de l’Education nationale et de la Culture, annonce une série de mesures d’aide sociale aux étudiants : en Ile-de-France, les bourses sont augmentées dès la rentrée 1993, pour compenser en partie l’échec de la négociation sur la "carte orange étudiante".

1993

Après une forte mobilisation contre un projet de modification des conditions d’attribution de l’allocation de logement social (ALS) aux étudiants, le gouvernement Balladur retire la mesure inscrite dans le projet de loi de finances.

1994

Mobilisations et grèves contre le Contrat d’insertion professionnelle (CIP, dit SMIC jeune) donnant la possibilité de rémunérer les jeunes diplômés sous le SMIC (plan Giraud). Le mouvement rassemble des lycéens, des chômeurs, des travailleurs précaires. Le CIP est abrogé.

1995

Janvier - Remise du rapport de Daniel Laurent consacré à "l’évolution de l’enseignement supérieur". Le rapport préconise la mise en place d’instituts universitaires régionaux en collaboration avec les conseils régionaux, la refonte du système d’aide sociale aux étudiants et la hausse des droits d’inscription.

Avril - Les principaux syndicats étudiants se réunissent à la Sorbonne en Etats généraux de l’enseignement supérieur. A l’initiative de la réunion, l’UNEF-ID demande l’instauration d’un statut social pour les étudiants, sous la forme notamment d’une allocation d’études versée à tous sans considération des revenus de leurs parents. La Fédération des associations générales des étudiants (FAGE) plaide pour une refonte des aides sociales aux étudiants pour que leur soit garantie une indépendance financière.

Octobre - François Bayrou, ministre de l’Education nationale de l’Enseignement supérieur de la Recherche et de l’Insertion professionnelle, annonce l’ouverture d’une réflexion générale sur l’avenir de l’université, devant déboucher sur "un nouveau contrat pour l’université" (à l’automne 1996) et la rédaction d’un statut de l’étudiant au premier trimestre 1996. Création du Dossier social étudiant (DSE) avec transfert de la gestion des bourses du ministère aux CROUS.

1996

Congrès annuel de la Fédération des associations générales étudiantes (FAGE) à Lille (Nord), en présence de M. François Bayrou, ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, qui présente les orientations de sa réforme et annonce un audit sur les aides sociales aux étudiants.

1998

9 Juillet - Claude Allègre, ministre de l’Education nationale, de la Recherche et de la Technologie, présente le deuxième plan social étudiant, considéré comme "la première des priorités budgétaires de l’enseignement supérieur" (1,5 milliard de francs par an à partir de 1999 et pour cinq ans) : élargissement des allocations d’études avec augmentation du nombre des boursiers et du montant maximal des bourses, promotion de l’autonomie et de la citoyenneté étudiantes, amélioration des conditions de la vie étudiante.

5 septembre - Publication dans "Le Monde" d’extraits du rapport confidentiel de la Cour des comptes consacré au système de la Sécurité sociale des étudiants (inquiétude face au "développement d’activités de nature commerciale au sein des mutuelles" et face à la concurrence "coûteuse et inutile" que se livrent les mutuelles sur les campus étudiants).

5 octobre - Lionel Jospin, Premier ministre, déclare que l’enseignement supérieur doit rester "un lieu d’apprentissage de la démocratie"et s’ouvrir au monde du travail sans être soumis au marché, il souligne le rôle de l’Etat pour l’égalité des chances et envisage le renforcement de la coopération Nord-Sud par l’accueil d’étudiants et d’enseignants-chercheurs plus nombreux et plus aidés financièrement, à condition que "soient favorisés leur retour et leur participation à l’essor de leur pays d’origine".

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1999

7 avril - Présentation à la presse du plan social étudiant élaboré par le ministère de l’Education nationale, de la Recherche et de la Technologie, pour une période de quatre ans et d’un coût global de 2,7 milliards de francs : renforcement de la participation des étudiants à la gestion de leur vie quotidienne, objectif d’une aide financière pour 30 % des étudiants d’ici 2001. Le même jour, réaction positive de l’UNEF-ID, principal syndicat chez les étudiants.

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Septembre - Rapport de la commission des Finances de l’Assemblée nationale, présenté par Alain Claeys, député (PS) de la Vienne, intitulé " L’accueil des étudiants étrangers en France : enjeu commercial ou priorité éducative ? " Constat d’une baisse régulière du nombre d’étudiants étrangers en France, de plus en plus originaires des pays européens ; proposition d’une poursuite de la simplification du dispositif d’accueil enclenchée avec la loi du 11 mai 1998.

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Décembre - Présentation par Claude Allègre, ministre de l’Education nationale, du plan Université 3M (Université du 3ème millénaire), axé sur le développement de la recherche et les liaisons entre l’enseignement supérieur, la recherche et l’entreprise, mais aussi sur la vie étudiante.

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2000

14 février - Publication du rapport de Jean-François Dauriac sur la mise en œuvre du plan social étudiant, estimant que 5% de la population étudiante vit en dessous du seuil de pauvreté ; le ministère de l’Education nationale, de la Recherche et de la Technologie juge ce chiffre "fantaisiste."

28 avril - Arrêté créant la Mutuelle des étudiants (LMDE) qui se voit conférer le droit de gérer la sécurité sociale étudiante sur tout le territoire français. Disparition de la Mutuelle nationale des étudiants de France (MNEF). La LMDE dispose d’une délégation de service public pour la gestion de la sécurité sociale étudiante, elle est surtout une mutuelle santé complémentaire.

2001

Les syndicats UNEF-Solidarité étudiante (UNEF-SE) et UNEF-Indépendante et démocratique (UNEF-ID) fusionnent au sein d’une nouvelle Union nationale des étudiants de France (UNEF).

2002

21 mars - Jack Lang, ministre de l’Education nationale, annonce des mesures pour améliorer la vie quotidienne des étudiants, dont un plan de réhabilitation ou de construction de 50000 logements étudiants en 5 ans.

Le 28 mars, Jack Lang et Hubert Védrine, ministre des Affaires étrangères, installent un Conseil national pour l’accueil des étudiants étrangers en France.

Lors d’une conférence de presse le 5 avril, Jack Lang, ministre de l’Education nationale, présente les mesures prévues pour la rentrée universitaire 2002 : dans le cadre de la construction de l’espace européen de l’enseignement supérieur, instauration progressive d’un nouveau cursus (licence, master) appelé à remplacer les DEA et DESS, doctorat) découpé en unités d’enseignement composées de crédits capitalisables et transférables ; augmentation des bourses ; amélioration de l’accueil et de l’encadrement des étudiants de premier cycle. Plusieurs décrets relatifs à la création du master et à l’espace européen de l’enseignement supérieur sont publiés.

7 novembre - Dans un entretien à "Action étudiante", journal publié par le syndicat UNI, Jean-Pierre Raffarin, Premier ministre, s’oppose à un " RMI jeunes " au nom de la nécessité d’aider les jeunes à acquérir une autonomie. Mouvement d’opposition étudiante à la réforme de l’enseignement supérieur.

2003

5 septembre - Au cours de la Fête européenne de la jeunesse de l’UMP à Molliets (Landes), annonce par Luc Ferry, ministre de la Jeunesse, de l’Éducation nationale et de la Recherche, de la suspension des décrets (en vigueur depuis le 1er juillet) prévoyant une réduction des allocations logement versées aux moins de 25 ans.

Novembre-décembre - Mouvement étudiant contre la réforme de l’enseignement supérieur et le nouveau cursus LMD (licence - master - doctorat) sans ampleur nationale suffisante pour obtenir l’abrogation de la réforme.

2004

18 mars - Luc Ferry, ministre de la Jeunesse, de l’Education nationale et de la Recherche, annonce un plan sur dix ans en faveur du logement étudiant : financement de 200 000 logements dans le public (CROUS) et de plus de 200 000 dans le privé. L’engagement financier de l’État atteint 100 millions d’euros tandis que les CROUS doivent contracter un emprunt de 165 millions d’euros.

24 avril - Lors de la Conférence des présidents d’université (CPU), François Fillon, ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, annonce le maintien de la réforme LMD (licence - mastère - doctorat) permettant l’harmonisation européenne des diplômes, mais ajourne le projet d’autonomie des universités, " faute d’un consensus suffisamment large.

28 septembre - François Fillon, ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche lance une opération visant à favoriser l’équipement des étudiants en ordinateurs portables pourvus d’une liaison internet sans fil (Wi-Fi) pour 1 euro par jour.

13 décembre - Signature par François Fillon et Jacques Soulas, directeur du CNOUS, d’un contrat d’objectifs entre le réseau des œuvres universitaires et scolaires et le ministère chargé de l’enseignement supérieur pour la période 2004-2007. Le contrat s’inscrit dans la priorité du ministère pour améliorer les conditions de vie et d’études, notamment dans le domaine du logement étudiant et des aides financières. Il prend en compte la volonté de faciliter la mobilité étudiante nationale et internationale. L’effort doit porter également sur le renforcement de la participation et de la citoyenneté étudiante.

2006

Avril - En réponse à la mobilisation contre le CPE (Contrat première embauche), Dominique de Villepin, Premier ministre, annonce, le 6 avril, l’ouverture aux partenaires sociaux de trois chantiers « pour remédier au chômage et à la précarité », parmi lesquels le « renforcement des liens entre l’université et l’emploi ». Le 10, la présidence de la République annonce la décision de Jacques Chirac, président de la République, de remplacer l’article 8 (CPE) de la loi pour l’égalité des chances par « un dispositif en faveur de l’insertion professionnelle des jeunes en difficulté ». Le 13, adoption par le Parlement de la proposition de loi UMP sur « l’accès des jeunes à la vie active en entreprise » remplaçant le CPE.

17 mai - Présentation par François Goulard, ministre délégué à l’Enseignement supérieur et à la Recherche, du portail internet étudiant (www.etudiant.gouv.fr) destiné à donner l’ensemble des informations utiles aux étudiants : le détail des filières, leur taux de réussite et l’insertion professionnelle des diplômés.

24 août - Discours de Dominique de Villepin, Premier ministre, sur l’égalité des chances, les orientations de la politique scolaire et les mesures pour la rentrée avec notamment la création de l’allocation pour l’installation étudiante (ALINE) de 300 euros concernant pour commencer les 80 000 étudiants boursiers quittant le domicile parental.

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Octobre - Remise du rapport de la Commission du débat national Université - Emploi, présidée par Patrick Hetzel, pour l’aide à l’insertion professionnelle des étudiants. Le rapport préconise notamment une orientation active dès la terminale du lycée en écartant une sélection à l’entrée de l’université, la préinscription des lycéens dès février, un module de projet professionnel personnalisé au niveau de la licence, une information des étudiants sur le taux de réussite des filières de formation, un service des stages et des carrières dans chaque université, la création d’un Haut Conseil de l’enseignement supérieur indépendant pour répartir les crédits de l’État aux universités. Le 26, Dominique de Villepin annonce la mise en œuvre, dès 2007, des mesures proposées, sous l’autorité du nouveau délégué interministériel à l’orientation, Pierre Lunel, et le déblocage de 75 millions d’euros pour la construction de bâtiments universitaires et de logements étudiants.

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6 décembre - Présentation à la presse par Laurent Wauquiez, député (UMP) de la Haute-Loire, d’un rapport de l’Assemblée nationale sur la santé et la protection sociale des étudiants, préconisant notamment la création d’un chèque-santé de 100 euros pour permettre aux étudiants défavorisés d’acquérir une assurance complémentaire santé.

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2007

7 mars - Communication en Conseil des ministres sur la promotion à l’étranger de l’enseignement supérieur français et l’accueil des étudiants étrangers en France : création du groupement d’intérêt public « Campus France », regroupant les activités de promotion des formations supérieures ainsi que les missions d’orientation et d’accueil des étudiants étrangers.

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Mai - François Fillon, Premier ministre, présente le calendrier de la loi sur l’autonomie des universités qui sera votée au mois de juillet, lors de la session extraordinaire du Parlement », en précisant « qu’il n’est pas question d’instaurer une sélection à l’entrée de l’université puisque c’est le bac qui fait office de sélection ». Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement Supérieur annonce le lancement de plusieurs chantiers sur les conditions de vie étudiantes (aides sociales, santé, logement), les carrières des personnels de l’université, enseignants, chercheurs et personnels d’encadrement (égalité homme-femme, statuts, salaires), les conditions matérielles (bâtiments, sécurité), la situation des jeunes chercheurs (part d’enseignement, autonomie, rémunérations) et la lutte contre l’échec en premier cycle.

19 septembre - Communication en Conseil des ministres de Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, sur la stratégie pluriannuelle d’amélioration des conditions de la vie étudiante, axée sur les aides sociales et financières, le logement et la santé.

Consulter le communiqué

Novembre - Manifestations dans plusieurs grandes villes et à Paris à l’appel du collectif étudiant contre l’autonomie des universités (CECAU). Valérie Pécresse confirme l’annonce faite par Nicolas Sarkozy, président de la République, de doter le budget de l’enseignement supérieur d’un milliard d’euros supplémentaires par an pendant cinq ans ; elle s’engage également à uniformiser les intitulés des diplômes et les modalités de contrôle des connaissances ; elle décide d’avancer plus rapidement sur le dossier des bourses et de la réussite en licence initialement prévus pour septembre 2008.

2008

Février - L’Union nationale des étudiants de France (UNEF) demande un plan pluriannuel de 1 milliard d’euros pour construire des cités universitaires et lance une campagne choc illustrée par une affiche volontairement provocante sur la cohabitation forcée entre parents et étudiants. On compte 156 000 chambres en cité universitaire pour 2,2 millions d’étudiants.

6 février - Lancement de l’opération campus par Valérie Pécresse qui vise à rénover et à redynamiser les campus existants par un investissement massif et ciblé, pour créer de véritables lieux de vie, fédérer les grands campus de demain et accroître leur visibilité internationale. Il s’agit également de répondre aux situations immobilières les plus urgentes.

Juillet - Le montant de toutes les bourses étudiantes sur critères sociaux est revalorisé de 2,5 % à la rentrée 2008. En outre, le système des bourses s’étend à 50 000 boursiers supplémentaires.

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