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Dossier mis à jour le 3.09.2007

Article mis à jour le 30.01.2007

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La politique de coopération au lendemain des indépendances

Octobre 1958

Afin de régler les problèmes de décolonisation, tout en maintenant l’influence de la France sur ses anciennes colonies, Charles de Gaulle crée la Communauté française (la France, 11 Etats africains et Madagascar) dans la Constitution de la Vème République.

1959

27 mars - Publication d’un décret chargeant le Premier ministre de veiller aux relations entre la France, les Etats membres de la Communauté et en particulier "l’action d’aide et de coopération dans les domaines économique, financier, culturel et social".

25 juillet - Création des missions d’aide et de coopération et mise en place du fonds d’aide et de coopération (FAC).

1960

Jacques Foccart est nommé à la tête du secrétariat général pour la Communauté, structure de liaison entre le Président et le gouvernementGouvernementOrgane collégial composé du Premier ministre, des ministres et des secrétaires d’Etat chargé de l’exécution des lois et de la direction de la politique nationale., spécialisée dans les Affaires africaines.

La France accorde l’indépendance à 17 pays africains, dont le Dahomey, la Haute Volta, le Cameroun, l’Oubangui-Chari, le Congo, la Côte d’IVoire, le Gabon, Madagascar, le Soudan français, le Niger, le Sénégal, le Tchad, le Togo.

1961

Décret du 10 juin 1961 portant création du ministèreMinistèreEnsemble des services de l’Etat (administration centrale et services déconcentrés) placés sous la responsabilité d’un ministre. de la Coopération.

1963

René Dumont écrit "L’Afrique noire est mal partie".

Jean-Marcel Jeanneney remet au gouvernementGouvernementOrgane collégial composé du Premier ministre, des ministres et des secrétaires d’Etat chargé de l’exécution des lois et de la direction de la politique nationale. le 18 juillet 1963, un rapport sur La politique de coopération avec les pays en voie de développement dans lequel il propose d’élargir les bénéficiaires de l’aide, d’augmenter son montant et de revoir le dispositif institutionnel de la coopération.

1964

Renversé par un coup d’Etat, le Président gabonais Léon Mba retrouve son siège grâce à une intervention de l’armée française.

Mars 1964 - Raymond Cartier consacre plusieurs articles dans Paris Match à pourfendre l’aide aux pays en voie de développement et notamment à l’Afrique sous le titre "Attention ! La France dilapide son argent". Le "cartiérisme" symbolise désormais l’hostilité à l’aide au Tiers Monde, reprise par deux ministres avec les slogans "La Bretagne plutôt que le Dahomey" (Raymond Triboulet) et "La Corrèze avant le Zambèze" (Jean Charbonnel).

Juin 1966

Sous l’impulsion du Président Senghor, la Conférence des chefs d’Etat de l’Organisation commune africaine et malgache (OCAM) réunie à Tananarive propose la constitution d’une communauté francophone définie comme "une communauté sprirituelle de nations qui emploient le français que celui-ci soit langue nationale, langue officielle ou bien langue d’usage".

1968-1969

Intervention française dans le nord du Tchad, contre la rébellion du Frolinat, mouvement sécessionniste soutenu par la Libye.

17-20 février 1969

La première conférence intergouvernementale des Etats francophones se réunit à Niamey (Niger). Dans le prolongement de l’action des présidents Senghor du Sénégal, Diori du Niger et Bourguiba de Tunisie, il s’agit de trouver les moyens de maintenir et renouveler les liens unissant la France à ses anciennes colonies nouvellement indépendantes et au-delà à l’ensemble des pays parlant français. La Conférence est placée sous le patronage du ministre français des Affaires culturelles, André Malraux.

16-20 mars 1970

La deuxième conférence intergouvernementale des Etats francophones aboutit, à Niamey le 20 mars 1970, à la signature par 21 pays de la Charte créant l’Agence de coopération culturelle et technique (ACCT). Elle donne ainsi naissance à la première organisation intergouvernementale de la Francophonie, devenue "Agence de la Francophonie".

1971

Pour la première fois, la communauté internationale reconnaît l’existence d’une catégorie de pays qui se distinguent non seulement par le niveau de pauvreté de leur population mais aussi par la faiblesse de leurs ressources économiques, institutionnelles et humaines, les PMA (Pays les moins avancés).

Novembre 1973

Premier sommet franco-africain à Paris sous la présidence de Georges Pompidou.

Mai 1974

Election de Valéry Giscard d’Estaing à la présidence de la République. Le secrétariat général à la présidence de la Communauté et aux affaires africaines et malgaches est supprimé et Jacques Foccart remercié.

Septembre 1975

Rapport de Pierre Abelin sur la politique française de coopération qui suggère la création d’une agence de coopération où seraient représentés tous les acteurs du développement, qu’ils soient publics ou privés.

1978

Guerre du Katanga (au Zaïre). Intervention militaire franco-belge à Kolwesi. La ville est reprise aux rebelles sécessionnistes.

1er mai 1979

L’ "Association internationale des maires et responsables des capitales et métropoles partiellement ou entièrement francophones" (AIMF) est créée à l’initiative du maire de Paris Jacques Chirac.

Septembre 1979

21 septembre - En République centrafricaine, Bokassa est déposé par l’armée française.

27 septembre - Réunion à Paris des ministres des Finances et de l’Economie des pays de la zone franc qui aborde plusieurs thèmes : l’accroissement des concours financiers des institutions internationales à l’Afrique, les négociations sur l’entrée de nouveaux pays à la banque africaine de développement, la place de la France dans cette banque et au fonds africain de développement, la négociation en cours sur le fonds commun des produits de base.

10 octobre 1979

Un mois après le renversement de Bokassa (en exil en Côte d’Ivoire), Le Canard enchaîné titre sur les diamants remis par Bokassa à Valéry Giscard d’Estaing qu’il évalue à un million de francs. Lien vers le haut de page

De Cancun (1981) à La Baule (1990)

1er - 14 septembre 1981

Première conférence des Nations Unies sur les 31 pays les moins avancées (PMA), à Paris. Dans son allocution inaugurale, François Mitterrand, président de la République, présente les positions de la France : attachement au dialogue Nord-Sud, développement énergétique du Tiers monde (soutien de la France au projet de création d’une "filiale-énergie" de la Banque mondiale), accroissement de l’aide au développement pour atteindre 0,7 % du PNB en 1988, action en faveur de la stabilisation des recettes à l’exportation des matières premières du Tiers monde.

Octobre 1981

22-23 octobre - Conférence Nord-Sud de Cancun : François Mitterrand, président de la République, affirme la volonté de la France de contribuer activement au développement du Tiers Monde par la coopération.

Consulter le discours

28 octobre - Jean-Pierre Cot, ministre délégué auprès du ministre des Relations extérieures pour la Coopération et le Développement présente les axes de la politique de coopération française devant le Comité directeur du Fonds d’aide et de coopération (FAC) : solidarité entre la France et le Tiers monde par les échanges commerciaux (refus de protectionnisme même dans les secteurs sensibles face aux produits du Tiers monde), par l’augmentation de l’aide publique, par des accords multilatéraux de produits, par l’action de la CEE ; nécessité de vérifier l’efficacité des dépenses engagées dans la coopération ; nécessité de contractualiser la coopération par des "accords-plans" élaborés en fonction des besoins réels de ces pays (santé, infrastructure, énergie, industrialisation adaptée) et non en fonction de la seule logique du marché (refus de subventionner le "coup par coup commercial").

4 novembre 1981

Dans un entretien accordé au quotidien "Le Monde", François Mitterrand, président de la République, développe ses choix en matière de politique africaine : élargissement du champ d’action du ministèreMinistèreEnsemble des services de l’Etat (administration centrale et services déconcentrés) placés sous la responsabilité d’un ministre. de la coopération, maintien des liens avec l’Afrique francophone, proposition de concentrer en une seule institution les organismes intéressés à la francophonie, souhait d’élargir la coopération avec les pays lusophones et anglophones.

2 décembre 1981

Communication du ministre de l’Economie et des Finances et du ministre chargé de la Coopération et du Développement sur la mise en oeuvre de la nouvelle politique française de coopération et d’aide au développement marquée par l’augmentation de l’aide publique au développementAide publique au développementDons ou prêts consentis à des conditions financières privilégiées accordés aux pays en voie de développement par les organismes publics des pays industrialisés., en particulier aux PMA, par l’extension des compétences du ministre délégué à la Coopération à l’ensemble du Tiers monde, mise en place d’un délégué interministériel rattaché au Premier ministre, organisation de conseils interministériels restreints pour définir la politique de coopération.

31 décembre 1981

Décret n° 81-1230 du 31 décembre 1981 (publié au Journal officielJournal officielJournal de la République française dans lequel sont publiés les lois et les règlements. du 6 janvier 1982) instituant un délégué interministériel pour les questions de coopération et d’aide au développement. Le poste est confié à Stéphane Hessel, ancien ambassadeur.

2 avril 1982

Jean-Pierre Cot, ministre délégué chargé de la Coopération et du Développement, présente un projet de réforme de son ministèreMinistèreEnsemble des services de l’Etat (administration centrale et services déconcentrés) placés sous la responsabilité d’un ministre. à l’Académie des sciences d’Outre-mer. Il prévoit une "désafricanisation" de la coopération française et le rattachement à son ministère de 121 pays en développement (8 d’Océanie, 31 d’Asie, 32 d’Amérique du Sud et 50 d’Afrique).

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20 - 25 mai 1982

Voyage en Afrique (Niger, Côte d’Ivoire, Sénégal, Mauritanie) de François Mitterrand, président de la République, au cours duquel il réaffirme son attachement au dialogue Nord-Sud, la volonté de la France de tenir ses engagements pour assurer la sécurité de ses "amis" tout en répétant que "la France n’est pas le gendarme de l’Afrique".

29 août 1982

Lors de la réunion à Paris des ministres de l’Economie et des Finances de la France et des 13 pays membres de la Zone franc avant l’assemblée annuelle du FMI et de la BIRD (Banque mondiale), est décidée la création rapide du Fonds spécial d’aide aux pays en développement dit "Aid bis".

7 décembre 1982

Jean-Pierre Cot, ministre délégué à la Coopération et au Développement, présente sa démission en raison de son désaccord avec la politique africaine de François Mitterrand.

18 janvier 1983

Au cours de son troisième voyage officiel en Afrique, François Mitterrand, président de la République, commentant le départ de Jean-Pierre Cot, ancien ministre de la Coopération et du Développement déclare à Franceville (Gabon), que "c’est lui qui détermine la politique étrangère de la France et non ses ministres".

26 août 1983

Dans un entretien au "Monde" François Mitterrand explique les raisons de l’intervention militaire française au Tchad (Opération Manta), fondée sur le respect de l’intégrité des Etats et sur le principe de l’intangibilité des frontières (reconnu par l’OUA).

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8 mai 1984

La France propose aux Nations unies la création d’un impôt sur les dépenses d’armement, représentant 1 à 2 % des budgets militaires (8 à 16 milliards de dollard par an), qui servirait à contribuer au développement du Tiers monde.

23 septembre 1984

A l’occasion de la réunion à Washington du comité de développement de la Banque mondiale, Christian Nucci, ministre de la Coopération et du Développement, propose un plan d’urgence pour le Sahel et la création d’un Fonds spécial pour l’Afrique.

30 janvier - 1er février 1985

Réunion à Paris de 23 pays, sous l’égide de la Banque mondiale, pour créer un fonds spécial d’aide à l’Afrique subsaharienne. Les Etats-Unis refusent d’y participer.

31 janvier 1986

François Mitterrand, président de la République, publie un ouvrage intitulé "Réflexions sur la politique étrangère de la France" qui regroupe 25 discours prononcés entre 1981 et 1985, précédés d’une introduction de 135 pages. La politique extérieure de la France s’articule autour de l’indépendance nationale, l’équilibre des blocs militaires dans le monde, la construction de l’Europe, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, le développement des pays pauvres.

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10 février 1986

Intervention militaire française au Tchad. Déclenchement de l’opération Epervier contre la rébellion soutenue par la Libye.

17-19 février 1986

A l’invitation de François Mitterrand, une Conférence des chefs d’Etat et de gouvernementGouvernementOrgane collégial composé du Premier ministre, des ministres et des secrétaires d’Etat chargé de l’exécution des lois et de la direction de la politique nationale. ayant en commun l’usage du français se réunit en France. Placée sous le signe de la solidarité, la Conférence retient quatre domaines essentiels de coopération multilatérale : le développement (agriculture et énergie) ; les industries de la culture et de la communication ; les industries de la langue ; l’information scientifique ; le développement technologique, y compris la recherche.

27 février 1986

Conférence de presse de M. Christian Nucci, ministre chargé de la Coopération et du Développement, dressant le bilan de la politique de coopération de la France depuis 1981 : 27 milliards d’aide publique au développementAide publique au développementDons ou prêts consentis à des conditions financières privilégiées accordés aux pays en voie de développement par les organismes publics des pays industrialisés. prévue en 1986 contre 10 milliards en 1980, soit 0,56 % du PNB en 1986, contre 0,36 % en 1980.

20 mars 1986

Composition du nouveau gouvernementGouvernementOrgane collégial composé du Premier ministre, des ministres et des secrétaires d’Etat chargé de l’exécution des lois et de la direction de la politique nationale. après la victoire de la coalition RPR-UDF du 16 mars 1986. Le ministèreMinistèreEnsemble des services de l’Etat (administration centrale et services déconcentrés) placés sous la responsabilité d’un ministre. des Affaires étrangères, confié à Jean-Bernard Raimond, retrouve son intitulé, abandonné en mai 1981 pour celui de Relations extérieures. Le ministère de la Coopération, confié à Michel Aurillac, est reconstitué. Jacques Foccart, rejoint la cellule diplomatique de l’Hôtel Matignon, où il est chargé de suivre l’Afrique, comme c’était déjà le cas du temps du général de Gaulle.

2 juillet 1986

Entretien, au "Monde" de Michel Aurillac, ministre de la Coopération. Il annonce une augmentation de l’aide française au développement, qui passera de 0,52 % du PIB en 1986 à 0,55 % en 1987, l’augmentation d’au moins 50 % de la dotation du Fonds d’aide et de coopération (FAC), permettant l’aide liée à des projets précis, à la différence de l’aide budgétaire globale sans contrôle d’utilisation, la volonté de recentrage de l’effort de la France en faveur des pays francophones dans le respect des engagements pris à l’égard des pays lusophones et anglophones.

Novembre 1986

Treizième conférence des chefs d’Etat de France et d’Afrique, réunissant trente-neuf délégations, à Lomé (Togo) en présence notamment de François Mitterrand, président de la République, et Jacques Chirac, Premier ministre. La conférence est consacrée aux problèmes de sécurité (et notamment au terrorisme), au conflit du Tchad, à la situation en Afrique du Sud, et aux difficultés économiques de l’Afrique.

François Mitterrand en appelle à un véritable "plan Marshall" des pays riches à l’égard du Tiers monde et en particulier de l’Afrique.

22 janvier 1987

Michel Aurillac, ministre de la Coopération, présente dans "Le Monde" la nouvelle orientation de la politique de coopération faisant appel notamment à l’initiative privée et en particulier au partenariat d’entreprises françaises et africaines et critique le désengagement des pays industrialisés en ce qui concerne l’aide à l’Afrique.

Décembre 1987

Quatorzième sommet franco-africain, à Antibes. François Mitterrand réaffirme la "solidarité" de la France à l’égard de l’Afrique et souligne la "responsabilité déterminante" des pays industrialisés face à un continent qui "cumule les difficultés" ; il se déclare favorable à un rééchelonnement des remboursements de la dette du Tiers monde mais met en garde ceux qui seraient tentés de "s’affranchir unilatéralement de leurs obligations" ; il affirme la détermination de la France de continuer à aider "dans tous les domaines nécessaires" le Tchad, où "ce n’est plus la guerre" mais "pas encore la paix". Mobutu Sese Seko, président zaïrois, plaide pour une annulation de la dette extérieure de certains pays africains.

Juin 1988

Dans une lettre adressée aux chefs d’Etat et de gouvernementGouvernementOrgane collégial composé du Premier ministre, des ministres et des secrétaires d’Etat chargé de l’exécution des lois et de la direction de la politique nationale. des pays industrialisés, François Mitterrand, président de la République propose trois options pour réduire la dette des pays les plus pauvres : une annulation immédiate du tiers des échéances rééchelonnées sur la dette publiqueDette publiqueEnsemble des dettes de l’Etat résultant des emprunts que ce dernier a émis ou garantis. et sur les "dettes commerciales garanties (solution la plus favorable au Tiers monde et que la France se déclare prête à appliquer) ; une consolidation de ces échéances sur 25 ans et non plus sur 20 ans avec application des taux d’intérêts du marché ; une consolidation limitée à 15 ans mais assortie d’un taux préférentiel.

Décembre 1988

Quinzième conférence des chefs d’Etat de France et d’Afrique à Casablanca (Maroc). François Mitterrand, président de la République, rappelle les efforts de la France en vue d’un allègement de la dette et d’un accroissement des flux financiers vers l’Afrique et le refus de la France de modifier la parité du franc CFA et de toucher à la zone franc.

20 - 23 janvier 1989

Participation d’Alain Decaux, ministre chargé de la Francophonie, à un colloque organisé au Gabon sur le thème "Francophonie et Acte unique européen" : les pays africains participants déplorent une baisse de 60 % des investissements français dans les huit principaux Etats francophones subsahariens, depuis trois ans.

24 - 26 mai 1989

Premier sommet francophone à se dérouler en terre africaine à Dakar (Sénégal) et notamment dans le pays natal de l’ancien président sénégalais Léopold Sédar Senghor, à l’origine de l’idée d’une communauté francophone.

La Conférence consacre l’essentiel de ses travaux aux questions d’éducation et de formation, qualifiées de "domaine stratégique d’intervention" (Déclaration de Dakar).

La France annonce qu’elle efface la dette publiqueDette publiqueEnsemble des dettes de l’Etat résultant des emprunts que ce dernier a émis ou garantis. qui lui est due par les pays d’Afrique les plus pauvres, en renonçant au remboursement de ses créances sur 35 Etats africains, soit environ 16 milliards de francs.

Consulter le communiqué

Juillet 1989

8 juillet - Manifestation à la Bastille contre le "sommet des riches, la dette du Tiers monde, la faim et l’apartheid", en protestation contre le faste de la commémoration du bicentenaire de la Révolution et de la tenue simultanée du sommet des sept pays industrialisés.

12 juillet - Jean-Pierre Cot, président du groupe socialiste au Parlement européenParlement européenInstitution de l’Union européenne représentant les citoyens des États membres, objecte aux critiques de gauche que "le sommet des pays les plus industrialisés est un sommet Nord-Sud par son ordre du jour, car c’est la première fois que ces pays vont débattre sur les thèmes de la dette du Tiers monde, de l’environnement et des Droits de l’Homme."

14-16 juillet - Sommet des 7 pays les plus industrialisés à Paris. Les 7 ne soutiennent pas l’idée de la convocation rapide d’une Conférence Nord-Sud proposée par la France.

15 et 16 juillet - Organisation d’un contre-sommet des 7 pays les plus pauvres (Burkina-Faso, Mozambique, Zaïre, Haïti, Amazonie, Bangladesh, Philippines).

Janvier 1990

Réunion à Paris de la conférence annuelle des ambassadeurs de France en Afrique subsaharienne, consacrée notamment à la situation politique, économique et financière des Etats africains du Sud du Sahara, à l’impact sur l’Afrique du mouvement de démocratisation en Europe de l’Est et de la réalisation du grand marché européen de 1993.

Février 1990

Stéphane Hessel remet au Premier ministre son rapport "Les relations de la France avec les pays en voie de développement". Il propose notamment la création d’un Haut Conseil qui aurait pour mission de rassembler les meilleurs "penseurs français du développement" afin de définir une nouvelle approche de la politique française de coopération

22 février - Pierre Bérégovoy, ministre de l’Economie des Finances et du Budget, propose aux principaux pays industrialisés la constitution d’un fonds de garantie auprès du Fonds monétaire international (FMI) afin d’accélérer la réduction de la dette extérieure des pays à revenu intermédiaire. Il estime que l’application du plan Brady (programme américain lancé en mars 1988) de réduction de la dette de ces pays est "trop lente".

Mai 1990

Emeutes à Libreville (Gabon) après l’annonce du décès du Secrétaire général du Parti gabonais du progrès, principale formation d’opposition au régime du président Omar Bongo. Les manifestants prennent en otage le Consul général de la France à Port-Gentil et 7 autres Français travaillant pour Elf-gabon et demandent que Paris destitue le président Bongo. Les autorités françaises décident d’envoyer des unités parachutistes (200 hommes) pour assurer la protection des 20 000 Français vivant dans le pays.

Le 28 mai, Jean-Pierre Cot, ancien ministre de la Coopération et président du groupe socialiste au Parlement européenParlement européenInstitution de l’Union européenne représentant les citoyens des États membres, déclare assister à un échec de l’Afrique mais aussi de la coopération française. Il recommande, en matière d’aide au développement, "moins de connivences, et davantage de volontarisme et de conditionnalité," cette aide reposant sur un minimum de respect des droits de l’homme et une exigence minimale en matière de démocratie.

Juin 1990

Manifestation à Paris, organisée par le comité (créé lors du sommet des 7 grands pays industrialisés à Paris en juillet 1989) "ça suffat comme çi" pour protester contre l’accroissement de la dette dans les pays du Tiers monde et demander son annulation.

19 - 21 juin - Sommet franco-africain de La Baule (16ème) - François Mitterrand, président de la République, énonce la nouvelle doctrine démocratique à l’occasion du sommet franco-africain de La Baule : il "appartient aux Africains de fixer le rythme de leur évolution. Désormais la France liera ses efforts de contribution à tous les efforts faits pour aller vers plus de liberté."

Consulter le discours

Deux nouvelles initiatives sont prises en matière de réduction de l’endettement : la France n’accordera plus de prêts mais seulement des dons aux pays les moins avancés, dont le PIB est inférieur à 500 dollars par habitant ; les taux d’intérêt des prêts publics aux pays à revenus intermédiaires seront désormais limités à 5 %.

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Les années 1990 - Aide au développement et bonne "gouvernance"

3-14 septembre 1990

Deuxième conférence sur les pays les moins avancés (PMA), organisée par la CNUCED (Commission des Nations Unies pour la coopération et le développement) à Paris. Elle réunit les Etats bailleurs de fonds, les 41 Etats les plus pauvres de la planète dont le PIB annuel par habitant est inférieur à 500 dollars. Dans son discours d’accueil, le président François Mitterrand rappelle l’effort de la France et annonce le dépôt d’un projet de loiProjet de loiProjet de texte législatif déposé au Parlement à l’initiative du gouvernement. annulant toutes les dettes publiques contractées par les PMA.

6 février 1992

La loi d’orientation no 92-125 relative à l’administration territoriale de la République définit la coopération décentralisée. Le titre IV stipule que "les collectivités territoriales et leurs groupements peuvent conclure des conventions avec des collectivités territoriales étrangères et leurs groupements, dans les limites de leurs compétences et dans le respects des engagements internationaux de la France."

18 décembre 1992

Décret no 92-1331 du 18 décembre 1992 relatif aux personnels civils de coopération culturelle, scientifique et technique en service dans les Etats dont les relations de coopération relèvent de la compétence du ministre chargé de la Coopération et du Développement : la durée de la mission de l’agent dans un même Etat de service ne peut pas excéder six années consécutives, quelle que soit la nature des fonctions exercées. Mais il peut y avoir des dérogations.

Consulter le décret

1993

L’adoption de la doctrine d’Abidjan connue aussi sous le nom de doctrine Balladur subordonne les concours financiers français à la conclusion d’accords des pays bénéficiaires avec le Fonds monétaire international (FMI).

Janvier 1994

10 janvier - Ouverture à Dakar (Sénégal) du sommet extraordinaire des pays de la "zone franc".

11 janvier - Les quatorze Etats de la zone annoncent une dévaluation de 50 % du franc CFA (et de 25 % du franc comorien) par rapport au franc français, la première depuis 1948, et affirment leur volonté de renforcer leurs politiques d’ajustement structurel en accord avec le FMI et la Banque mondiale. Un communiqué commun de l’Elysée et de Matignon réaffirme l’attachement de la France à la zone franc et précise que le gouvernementGouvernementOrgane collégial composé du Premier ministre, des ministres et des secrétaires d’Etat chargé de l’exécution des lois et de la direction de la politique nationale. français prendra "des mesures nouvelles d’annulation et d’allégement de la dette" des pays de la zone franc.

28 janvier - Edouard Balladur, Premier ministre, déclare, à l’occasion de la commémoration à Paris du cinquantenaire de la conférence de Brazzaville, que la dévaluation du franc CFA, "loin de distendre les liens traditionnels entre la France et l’Afrique contribuera (...) à les renforcer", comme en témoigne en particulier le montant "exceptionnel" des concours financiers mobilisés par la France à cette occasion.

Juin 1994

A l’issue d’une réunion de 20 ambassadeurs français en Afrique de l’Ouest et centrale, M. Juppé, ministre des Affaires étrangères, déclare qu’"il n’y a pas de lâchage de l’Afrique par la France," que la dévaluation du Franc CFA n’a pas conduit à "la catastrophe annoncée", que l’inflationInflationPerte du pouvoir d’achat de la monnaie qui se traduit par une augmentation générale et durable des prix. a été contenue, et que "la démocratisation" reste un axe majeur de la politique française en Afrique.

Juillet - août 1994

A la suite du génocide déclenché en avril contre les Tutsis au Rwanda, lancement de l’opération "Turquoise" dans l’Ouest du pays. Création d’une zone humanitaire sous contrôle français.

8 - 9 novembre 1994

Dix-huitième sommet franco-africain à Biarritz. François Mitterrand, président de la République, estime que "la France doit (...) refuser de réduire son ambition africaine" et en "appelle à ceux qui auront après (lui) la charge des affaires du pays" ; il reproche à la Banque mondiale de "s’ériger en gardien de l’orthodoxie" et propose la création d’une "force inter africaine de paix" à vocation humanitaire. En clôture du sommet, le 9, il affirme ne pas partir "avec le sentiment d’un échec pour l’Afrique". Consulter la Conférence de presse

15 décembre 1994

La réunion des créanciers publics du Club de Paris se conclut par deux mesures : la possibilité pour les pays les plus pauvres de bénéficier d’une réduction allant jusqu’à 67 % de l’ensemble de leur dette publiqueDette publiqueEnsemble des dettes de l’Etat résultant des emprunts que ce dernier a émis ou garantis. (et non plus de ses seules échéances) ; la possibilité pour le Club de Paris de rééchelonner le stock résiduel de cette dette, le réaménagement étant jusqu’ici limité aux seules échéances. Edmond Alphandéry, ministre de l’Economie, se réjouit de ces mesures, "que la France appelait de ses voeux depuis longtemps".

1995

Rapport au Premier ministre de Jean-Paul Fuchs "Pour une politique de développement efficace, maîtrisée et transparente" : rappel de l’enjeu pour la France et pour les pays bénéficiaires de la politique de coopération, exposé de l’organisation complexe de cette politique et des critiques qu’elle génère, proposition de quelques orientations pour une meilleure organisation du dispositif français d’aide au développement.

Septembre - octobre 1995 - Intervention militaire française pour ramener au pouvoir le président comorien Djohar renversé par un coup d’Etat soutenu par le mercenaire Bob Denard.

21 juillet 1995

Texte de la présidence de la République intitulé "Quelques réflexions sur la politique africaine de la France" Consulter le document

11 septembre 1995

Jacques Chirac, président de la République, envoie aux chefs d’Etat africains une lettre leur présentant le nouveau dispositif d’aide au développement. La France propose d’annuler les dettes des pays "à revenu intermédiaire" de la zone franc (Gabon, Congo, Cameroun, Côte-d’Ivoire) pour un volume correspondant à leurs investissements dans des projets de développement et de libéralisation de l’économie.

2 - 4 décembre 1995

Sixième sommet francophone à Cotonou (Bénin).

Les chefs d’Etat et de gouvernementGouvernementOrgane collégial composé du Premier ministre, des ministres et des secrétaires d’Etat chargé de l’exécution des lois et de la direction de la politique nationale. ayant le français en partage entreprennent une importante réforme institutionnelle, afin de donner une présence et une visibilité accrues à la Francophonie : mise en place d’un Secrétariat général de la Francophonie ; création de l’Agence de la Francophonie (qui remplace l’Agence de coopération culturelle et technique - ACCT) placée sous la responsabilité d’un administrateur-général ; révision de la Charte de l’ACCT, qui devient la "Charte de la Francophonie". Après "l’Appel de Cotonou" lancé par le président Jacques Chirac, le Sommet s’engage à "promouvoir un espace francophone dans le domaine des nouvelles technologies de l’information et de la communication" (Déclaration de Cotonou).

20 mars 1996

Décret du 21 mars 1996 (publié au Journal officielJournal officielJournal de la République française dans lequel sont publiés les lois et les règlements. du 23 mars) portant création du Comité interministériel de l’aide au développement (CIAD). Le comité définit les orientations de l’aide publique au développementAide publique au développementDons ou prêts consentis à des conditions financières privilégiées accordés aux pays en voie de développement par les organismes publics des pays industrialisés.. Il est prévu l’élaboration chaque année d’un rapport d’évaluation sur l’efficacité de l’aide publique au développement.

Consulter le document

20 juin 1996

Première réunion du Comité interministériel de l’aide au développement (CIAD). Alain Juppé, Premier ministre, annonce la publication d’un rapport, intitulé "Une urgence : l’afro-réalisme", rédigé par Yves Marchand, député (UDF) de l’Hérault, qui propose de "conditionner" politiquement l’aide à l’Afrique, pour restaurer la confiance des investisseurs tout en supprimant "l’aide liée".

28 septembre 1996

A l’occasion des réunions annuelles du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale, les ministres des Finances des Etats membres du G7 décident une annulation partielle de la dette des pays les plus pauvres.

Décembre 1996

19ème Conférence des chefs d’Etat de France et d’Afrique à Ouagadougou (Burkina-Faso), consacrée au thème "Bonne gouvernance et développement".

1997

Sami Naïr remet à Lionel Jospin, premier Ministre, son rapport de bilan et d’orientation sur la politique de codéveloppement liée aux flux migratoires.

Consulter le rapport

14-16 novembre 1997

Le septième sommet francophone à Hanoï au Vietnam, constitue un tournant institutionnel pour la Francophonie.

Les chefs d’Etat et de gouvernementGouvernementOrgane collégial composé du Premier ministre, des ministres et des secrétaires d’Etat chargé de l’exécution des lois et de la direction de la politique nationale. achèvent les réformes institutionnelles lancées à Cotonou : ils élisent Boutros Boutros-Ghali premier secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie et adoptent définitivement la "Charte de la Francophonie",

Le sommet de Hanoï se penche par ailleurs sur la question de la prévention des conflits entre les pays membres : engagement des pays à coopérer avec la communauté internationale pour garantir le respect des droits de la personne.

Enfin, le sommet travaille sur la coopération économique. Après avoir reconnu "la nécessité de renforcer la dimension économique de la Francophonie" et "l’urgence de répondre au besoin de développement", il est décidé de réunir une première conférence des ministres francophones de l’Economie, "afin d’articuler un plan d’action autour de la notion de développement d’un espace de coopération économique francophone" (Déclaration de Hanoï).

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La politique de coopération depuis la réforme de 1998

4 février 1998

Communication en Conseil des ministresConseil des ministresFormation collégiale réunissant l’ensemble des ministres. sur la réforme de la politique de coopération : aide bilatérale sélective et concentrée sur une zone de solidarité prioritaire, renforcement de la coordination interministérielle avec la création d’un comité interministériel de la coopération internationale (CICID), regroupement des services du ministèreMinistèreEnsemble des services de l’Etat (administration centrale et services déconcentrés) placés sous la responsabilité d’un ministre. des Affaires érangères et du secrétariat d’Etat à la Coopération et à la Francophonie, création d’un Haut conseil de la coopération internationale (HCCI).

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23 novembre 1998

Le Conseil des ministresConseil des ministresFormation collégiale réunissant l’ensemble des ministres. des Finances de l’Union européenne adopte une décision qui garantit la pérennité au niveau communautaire, des accords conclus par la France avec les pays de la zone franc.

10 décembre 1998

Création de la Direction générale de la coopération internationale et du développement.

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1er janvier 1999

L’euroEuroMonnaie unique de plusieurs Etats membres de l’Union européenne qui forment la zone euro. remplace le franc français dans son rôle de devise de référence du franc CFA.

10 février 1999

Création du Haut Conseil de la coopération internationale (HCCI) par décret du 10 février 1999, pour favoriser une concertation régulière entre les différents acteurs de la coopération et de la solidarité internationale et pour sensibiliser l’opinion publique aux enjeux de cette coopération. Instance consultative placée auprès du Premier ministre, ses attributions et sa composition ont été modifiées par le décret du 14 novembre 2002 à l’issue de son premier mandatMandatDurée d’exercice d’une fonction élective, avec notamment un accroissement de la représentation des collectivités locales. Il émet des avis et, sur la base d’un programme de travail triennal arrêté par le Premier ministre, formule des recommandations.

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14-15 avril 1999

Première Conférence des ministres francophones de l’Economie et des Finances, consacrée à l’investissement et au commerce dans l’espace francophone réunie à Monaco. Adoption d’une déclaration sur le développement d’un espace de coopération économique francophone. Dans la perspective des négociations commerciales multilatérales à venir à l’OMC (Conférence de Seattle), les ministres affirment leur volonté de concertation pour que le système commercial international intègre mieux les valeurs défendues par la Francophonie, notamment la solidarité et la diversité culturelle.

14 mars 2000

Loi no 2000-242 du 14 mars 2000 relative aux volontariats civils institués par l’article L. 111-2 du code du service national et à diverses mesures relatives à la réforme du service national.

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Juin 2000

26 juin - Au cours d’une conférence sur la politique de développement organisée à Paris par la Banque mondiale et le Conseil d’analyse économique, Lionel Jospin, Premier ministre, invite à construire une "mondialisation politique" et un développement plus juste au moyen de "nouvelles formes de concertation" au sein d’institutions multilatérales.

29 juin - Recevant le rapport annuel du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), Jacques Chirac, président de la République, estime que l’effort de la France est "très insuffisant" en matière d’aide publique au développementAide publique au développementDons ou prêts consentis à des conditions financières privilégiées accordés aux pays en voie de développement par les organismes publics des pays industrialisés..

Janvier 2001

Débat sur la politique africaine de la France à l’occasion du 21ème sommet France - Afrique et de la mise en examen de Jean-Christophe Mitterrand, ancien conseiller pour les affaires africaines à l’Elysée.

Le 15, dans "Ouest-France", Charles Josselin, ministre de la Coopération et de la Francophonie, estime que la page de la "Françafrique" est tournée et que les réseaux de cette époque ne sont plus alimentés par la "volonté politique française".

Février 2002

8 février - Sommet informel à Paris sur le "Nouveau partenariat pour le développement en Afrique" (NEPAD) réunissant Jacques Chirac, président de la République, et treize chefs d’Etat et de gouvernementGouvernementOrgane collégial composé du Premier ministre, des ministres et des secrétaires d’Etat chargé de l’exécution des lois et de la direction de la politique nationale. africains (Afrique du Sud, Nigeria, Sénégal, Algérie, Egypte, Zambie, Burkina-Faso, Cameroun, Gabon, Ethiopie, Kenya, Maurice, Mozambique). Lors de la conférence de presse finale, Jacques Chirac réaffirme solennellement la nécessité, pour les pays industrialisés, de consacrer 0,7 % de leur PIB à l’aide publique au développementAide publique au développementDons ou prêts consentis à des conditions financières privilégiées accordés aux pays en voie de développement par les organismes publics des pays industrialisés. et déplore la baisse "inacceptable" de cette aide ; il souhaite que le sommet du G 8 au Canada, de juin 2002, consacre le lancement du NEPAD.

Le 14, lors d’une réunion du Comité interministériel de coopération internationale et de développement (CICID), le gouvernement décide de modifier la liste des pays ayant vocation à recevoir l’aide prioritaire de la France (notamment intégration du Yémen et du Soudan dans la zone de solidarité) ; Lionel Jospin, Premier ministre, affirme que l’aide publique au développement s’est stabilisée à partir de 1998 après avoir diminué sous le gouvernement d’Alain Juppé.

22 mars 2002

Allocution de Jacques Chirac, président de la République, au sommet de l’ONU à Monterrey (Mexique), sur le financement du développement.

Il appelle à constituer une "coalition" contre la pauvreté sur le modèle de celle qui a été constituée contre le terrorisme international et souhaite un traitement "plus ambitieux" du surendettement des pays à revenu intermédiaire. Il évoque aussi la possibilité d’une taxe internationale pour financer "l’humanisation" de la mondialisation, sur le modèle de la taxe Tobin ; il exhorte à une application du protocole de Kyoto sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre ; il souhaite l’affectation de 0,7 % de la richesse des pays industrialisés au développement des pays pauvres.

14 novembre 2002

Décret 2002-1355 modifiant les attributions et la composition du Haut conseil de la coopération internationale (HCCI).

Le Haut conseil compte désormais 45 membres au lieu de 60. Sa nouvelle composition est caractérisée par l’introduction de la représentation du ParlementParlementOrgane collégial qui exerce le pouvoir législatif (adoption des lois et contrôle du pouvoir exécutif). En France, le Parlement est composé de deux chambres : l’Assemblée nationale et le Sénat. (2 sénateurs et 2 députés), l’augmentation du nombre de représentants des collectivités locales et la diminution du nombre des personnalités qualifiées.

Février 2003

22 ème sommet Afrique-France à Paris, rassemblant les représentants de 52 pays africains, y compris Robert Mugabe, président du Zimbabwe (dont la présence est vivement critiquée par la presse britannique) ainsi que Kofi Annan, secrétaire général de l’ONU.

20 février - Intervention de Jacques Chirac, président de la République, sur la Côte d’Ivoire et sur les termes du " nouveau partenariat " : affirmation de sa volonté de porter l’aide publique au développementAide publique au développementDons ou prêts consentis à des conditions financières privilégiées accordés aux pays en voie de développement par les organismes publics des pays industrialisés. à 0,5% du PIB d’ici 2007.

21 février - Discussions sur le développement agricole de l’Afrique. Jacques Chirac propose que les pays riches décident d’un moratoire sur les " aides aux exportations agricoles déstabilisantes " pour l’Afrique (exportations de viande, poudre de lait, volailles, riz) et préconise d’accorder un " traitement commercial privilégié " à l’Afrique et de soutenir le prix des matières premières. Il appelle une mobilisation de l’Afrique et de la communauté internationale, notamment dans la perspective du prochain sommet du G8 à Evian, " pour lutter contre la pauvreté et accélérer la croissance, pour réussir le combat du développement durableDéveloppement durableDéveloppement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. et pour intensifier la lutte contre le terrorisme international ".

2004

Intervention française dans la crise ivoirienne : engagement militaire (opération Licorne) et engagement diplomatique (négociations de Marcoussis)

5 - 7 mai 2004

Symposium sur l’accès aux financements internationaux, organisé par l’Agence de la Francophonie (Paris), portant notamment sur les moyens de faciliter l’accès aux nouveaux modes de financement du développement.

Juillet 2004

Dans son "examen par les pairs", le Comité d’aide au développement (CAD) de l’OCDE critique la politique de coopération et de développement de la France et notamment l’absence de vision unifiée de son dispositif de coopération.

Consulter le rapport

1er - 3 mars 2005

Réunion à Paris du Forum international sur l’efficacité de l’aide au développement.

Le 1er, en marge du forum, un collectif d’ONG, réuni à Paris sous la dénomination " Coordination Sud ", appelle les pays donateurs à augmenter les montants de l’aide au développement et à cesser d’imposer leur influence au travers de cette aide.

Le 3, adoption d’une déclaration définissant des objectifs d’efficacité de l’aide au développement, notamment l’appropriation de l’aide par les pays en développement et la coordination des actions par les pays donateurs.

2 - 4 décembre 2005

Participation de Jacques Chirac, président de la République, des dirigeants de 53 pays africains et de Kofi Annan, secrétaire général des Nations unies, au 23 ème sommet Afrique-France à Bamako (Mali) consacré à l’avenir de la jeunesse africaine, au problème du développement, des migrations et des conflits en Afrique, notamment en Côte-d’Ivoire et au Darfour.

Jacques Chirac annonce des mesures pour faciliter la délivrance de visas de longue durée et à entrées multiples pour certaines catégories socioprofessionnelles et plaide en « avocat inlassable » de l’Afrique pour un doublement de l’aide publique mondiale au développement et pour une prise en compte véritable du continent africain dans les négociations commerciales internationales. Il préconise la création d’un fonds euroEuroMonnaie unique de plusieurs Etats membres de l’Union européenne qui forment la zone euro.-africain d’investissements en faveur de la jeunesse et constate que la question de l’immigration clandestine, étroitement liée à la situation économique difficile des pays africains, appelle à un soutien accru des pays africains par les pays industrialisés.

28 février - 1er mars 2006

Participation des représentants d’une centaine de pays du Nord et du Sud à la conférence internationale de Paris sur les « Financements innovants pour le développement et contre les pandémies ». Jacques Chirac, président de la République, plaide pour « une mondialisation solidaire », souligne la nécessité de trouver de nouveaux financements pour le développement et tente de rallier de nouveaux États, en plus de la dizaine de pays favorables à la contribution internationale de solidarité sur les billets d’avion, destinée à financer l’achat de médicaments contre le sida, la tuberculose et le paludisme, via la Facilité internationale d’achats de médicaments, et applicable à partir du 1er juillet en France.

Mai 2006

Voyage au Mali, au Bénin et au Maroc de Nicolas Sarkozy, ministre d’État, ministre de l’Intérieur et de l’Aménagement du territoireAménagement du territoireEnsemble des actions publiques tendant à un développement équilibré des régions et à une organisation de l’espace selon une conception directrice.. Nicolas Sarkozy déclare souhaiter construire avec l’Afrique une « relation nouvelle, assainie, décomplexée, équilibrée, débarrassée des scories du passé et des obsolescences qui perdurent de part et d’autre de la Méditerranée ».

Consulter le discours de Cotonou

Juillet 2006

1er juillet - Application d’une taxe sur les billets d’avions nommée UNITAID dont le produit doit servir à l’achat de médicaments à destination des pays en développement.

10 - 11 juillet - Réunion de la 1ère conférence ministérielle euroEuroMonnaie unique de plusieurs Etats membres de l’Union européenne qui forment la zone euro.-africaine sur la migration et le développement à Rabat (Maroc), avec la participation de ministres de nombreux pays d’Europe et d’Afrique. Adoption d’un plan d’action prévoyant notamment la mise en place de systèmes efficaces de réadmission des émigrants entrés illégalement en Europe, le renforcement de la coopération judiciaire et policière ainsi que des incitations financières et fiscales pour que les diasporas africaines participent au développement de leur pays d’origine.

16 - 29 septembre 2006

16 septembre - En visite en Espagne, Ségolène Royal, candidate potentielle à l’investiture du PS pour l’élection présidentielle de 2007, souligne « la nécessité absolue de maîtriser les flux migratoires » en Europe et de mettre en place davantage de politiques de codéveloppement avec les pays d’origine.

24 septembre - En visite au Sénégal, Nicolas Sarkozy, ministre d’État, ministre de l’Intérieur et de l’Aménagement du territoireAménagement du territoireEnsemble des actions publiques tendant à un développement équilibré des régions et à une organisation de l’espace selon une conception directrice., signe un accord sur la gestion des flux migratoires entre la France et le Sénégal, comportant un volet relatif au codéveloppement (aide de 2,5 millions d’euros pour financer des microprojets, notamment dans le secteur agricole).

29 septembre - Lors du sommet de la Francophonie à Bucarest (Roumanie), Jacques Chirac, président de la République, souligne la nécessité d’inscrire l’immigration dans « une vraie démarche de codéveloppement ».

16 janvier 2007

Tribune de M. Brice Hortefeux, ministre délégué aux Collectivités territoriales, dans "La Croix" sur la coopération décentralisée, l’immigration choisie et les liens entre universités et entreprises sur les marchés étrangers, intitulée "Réorienter notre politique de coopération".

Consulter le document

Mai 2007

17 mai - Brice Hortefeux est nommé ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Codéveloppement.

19 juin 2007

Jean-Marie Bocquel est nommé secrétaire d’Etat auprès du ministèreMinistèreEnsemble des services de l’Etat (administration centrale et services déconcentrés) placés sous la responsabilité d’un ministre. des Affaires étrangères et européennes chargé de la Coopération et de la Francophonie.

17-18 juillet 2007

A l’occasion des journées de la coopération internationale et du développement, Jean-Marie Bockel, secrétaire d’Etat à la Coopération et à la Francophonie plaide pour une réforme de l’aide aux pays en voie de développement. Lien vers le haut de page

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