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De loi d’orientation en réforme

Dossier mis à jour le 17.12.2014

Article mis à jour le 17.12.2014

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Former les citoyens de demain au sein d’une école gratuite, obligatoire et laïque reste l’objectif de l’enseignement. La référence à Jules Ferry est toujours présente
L’Isle-d’Abeau (38). Groupe scolaire Jules Ferry ©La documentation Française Photo : Jean-François Marin/Editing

Il est impossible d’évoquer l’école primaire sans en revenir à la genèse de son organisation actuelle, les années 1880-1890, qui correspondent à la consolidation de la IIIe République. On sait que dans l’esprit de Jules Ferry, de ses collaborateurs et des hommes politiques républicains, la constitution d’une école gratuite (loi de 1881), obligatoire (1882) et laïque (1882 et 1886) constitue un enjeu politique : dans un contexte marqué par le positivisme et la foi dans le progrès, le but est de créer un individu, "citoyen républicain", affranchi des appartenances anciennes, et principalement de l’Eglise. Partant, les lois créant l’enseignement primaire sont fondées sur une morale civique et républicaine, à partir de l’inculcation de ces valeurs aux enseignants dans les écoles normales et de la confection de manuels d’instruction civique. Cependant, il s’agit de ne pas remettre en cause radicalement l’ordre social. Aussi le primaire est-il constitué d’une manière autonome par rapport au secondaire : il est déconnecté des autres formes d’enseignement existantes. Il n’est pas question de faire de l’école primaire un mode d’entrée dans le secondaire et c’est toute une filière d’enseignement qui s’élabore, l’Ecole primaire supérieure en constituant la structure "d’élite". La démocratisation de l’accès au collège puis au lycée a mis fin à l’autonomie de l’enseignement primaire : désormais, le primaire n’est plus le seul degré du système scolaire que tous les enfants suivent.

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