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Les priorités pédagogiques

Dossier mis à jour le 21.10.2010

Article mis à jour le 25.07.2005

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Initiation aux nouvelles technologies, activités d’éveil et le traditionnel "lire, écrire, compter"
© La Documentation française Photos : Kristof Guez/le Bar floréal, Marc Pialoux / CNDP, Noak/le Bar floréal, Jean-Marc Armani/Rapho

L’enseignement primaire est aujourd’hui considéré comme l’institution chargée de l’inculcation des "savoirs premiers" (la trilogie : lire, écrire, compter). Avec le collège unique, l’enseignement primaire n’a plus un rôle explicite de sélection, et par conséquent, c’est en son sein que doivent être gérées les formes de l’échec scolaire. Or, l’échec scolaire ne devient un "problème social" que dans les années soixante, porté par la revendication d’une égalité des chances. Dans la loi du 14 juillet 1989, Lionel Jospin, alors ministre de l’Education nationale, définit une "nouvelle politique pour l’école" (NPE), où il est explicitement affirmé que "un des rôles de l’école primaire est de mettre en place les conditions d’une scolarité secondaire réussie pour tous". Pour cela, est instaurée une organisation fondée sur les cycles pluriannuels. La loi d’orientation d’avril 2005 prévoit à son tour que l’école primaire apprend à lire, à s’exprimer oralement, à écrire et à compter. La formation primaire doit apporter aussi aux élèves des repères d’histoire et de géographie sur la France et sur l’Europe, ainsi que les premières notions d’une langue vivante étrangère ; elle développe une démarche scientifique de base, une ouverture culturelle et artistique, une éducation physique et sportive. Les maîtres y enseignent aux élèves les règles de la vie sociale et du respect des autres.

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La maîtrise des langages

La maîtrise des langages

Depuis une dizaine d’années, la maîtrise des langages, et plus particulièrement de la langue, est devenue l’une des grandes priorités de la politique scolaire. En 1995, François Bayrou, alors ministre de l’Education nationale, déclare : "La condition nécessaire de toute réussite, l’explication de presque tous les échecs, le critère principal de la plupart des sélections implicites ou explicites, c’est la langue". En 2001, Jack Lang, ministre de l’Education nationale, souligne : "La communauté nationale se construit par la connaissance d’une langue que tous ont en partage. Le devoir absolu de l’école républicaine est de donner à chaque enfant les clés de la maison commune : le français. Un enfant qui n’accéderait pas à la connaissance de la langue nationale serait comme banni. La volonté obstinée de l’école primaire est de donner le français, oral et écrit, à tous ses élèves". De même, la maîtrise de la langue française fait partie du "socle commun" de connaissances défini par la loi d’orientation de 2005.

A l’école maternelle, il s’agit de bien apprendre à parler pour bien apprendre à lire et à écrire. Il s’agit aussi de familiariser les enfants avec le langage écrit et de leur permettre de comprendre comment fonctionne le code alphabétique (repérage des sons qui constituent un mot).

A l’école primaire, l’apprentissage de la lecture tourne le dos aux méthodes globales, l’attention est portée sur l’entraînement à la reconnaissance des mots et sur la compréhension des textes, puis sur la lecture d’oeuvres littéraires et sur des activités menées à l’occasion de tous les autres apprentissages.

Un autre aspect de la politique en faveur de la maîtrise de la langue est le plan d’action pour les enfants atteints d’un trouble spécifique du langage qui s’inscrit dans l’objectif d’assurer pour tous l’accès à l’enseignement par une maîtrise des langages.

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L’enseignement des langues

L’enseignement des langues dans le premier degré

Jusqu’en 1989, l’enseignement d’une langue vivante en primaire relève d’expérimentations locales. A cette date, seulement 86 450 élèves sur les 3,4 millions qui vont à l’école primaire suivent un enseignement précoce, et plus de 40% de cet effectif est en Alsace où l’enseignement de l’allemand est intégré depuis longtemps. En 1989, une circulaire, datée du 6 mars et relative à "l’expérimentation contrôlée d’une langue vivante étrangère à l’école primaire", prévoit une initiation de 2 à 3 heures par semaine destinée aux élèves des cours moyens. L’enseignement est assuré soit par des professeurs du secondaire payés en heures supplémentaires, soit par des intervenants extérieurs agréés. L’expérimentation, connue sous le sigle EPLV (Enseignement Précoce d’une Langue Vivante), est devenue, en 1991, un "Enseignement d’Initiation à une Langue Etrangère" (EILE). En 1995, le "Nouveau Contrat pour l’Ecole" prévoit, dans sa mesure n° 7, l’initiation en CE1 aux langues étrangères à raison d’un quart d’heure par jour grâce à l’emploi de techniques audiovisuelles. L’initiation est menée sous la direction du professeur d’école, les cassettes audiovisuelles sont produites à cet effet et diffusées par le ministèreMinistèreEnsemble des services de l’Etat (administration centrale et services déconcentrés) placés sous la responsabilité d’un ministre.. En 1998, la généralisation progressive de l’enseignement des langues vivantes pour toutes les classes de cours moyen est décidée, cette décision est renouvelée l’année suivante. Le 20 juin 2000, le ministre de l’Éducation nationale annonce la mise en œuvre d’un plan ambitieux relatif à l’enseignement des langues vivantes à l’école primaire. Ce plan prévoit la généralisation immédiate de cet enseignement aux cours moyens et son extension successive au CE2 en 2002, au CE1 en 2003, au cours préparatoire en 2004 et à la grande section de maternelle en 2005. En 2005, l’apprentissage d’une langue doit être effectif de la grande section de maternelle au CM2. Face aux difficultés liées à la formation des enseignants ou au recrutement des intervenants extérieurs, le plan n’a pu être appliqué dans son intégralité.

Cepenandant, l’apprentissage d’une langue vivante fait désormais partie des enseignements obligatoires fixés par les programmes de l’école primaire de janvier 2002, pour les cycles 2 et 3. Cet apprentissage spécifique est défini par ses horaires, ses objectifs et les compétences que les élèves doivent maîtriser à la fin du cycle. À la rentrée 2005, les élèves des trois classes du cycle des approfondissements (cycle III) doivent recevoir un enseignement régulier de langue vivante, d’une heure trente par semaine (pendant l’année scolaire 2004-2005, cet objectif a été atteint pour 93 % des élèves). Les difficultés d’application demeurant, le ministère a fait le choix de limiter au cycle 3 la mise en œuvre de l’enseignement d’une langue, sauf là où cela serait possible pour le cycle 2. Par ailleurs, l’épreuve de langue vivante étrangère devient obligatoire au concours des professeurs des écoles à partir du concours 2006.

La loi d’orientation d’avril 2005 intègre la maîtrise d’au moins une langue étrangère dans le socle commun de connaissances et prévoit l’étude d’une langue dès le CE1, objectif encore plus difficile à atteindre puisque le cycle 3 n’est pas encore totalement couvert.

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Les sciences et la technologie

Les sciences et la technologie à l’école

Afin de rendre effectif l’enseignement des sciences dans toutes les classes à l’école primaire, diverses mesures ont été adoptées ces dernières années.

Ce mouvement a été initié par le succès de l’opération "La main à la pâte" lancée en 1996 sous le parrainage du prix Nobel Georges Charpak et de l’Académie des sciences. Cette opération vise à promouvoir au sein de l’école primaire un enseignement des sciences fondé sur une démarche d’investigation scientifique, basée sur la construction des connaissances par l’exploration, l’expérimentation et la discussion.

En 2000, un plan de rénovation de l’enseignement des sciences et de la technologie entreprend de mettre en oeuvre progressivement une méthodologie issue de La main à la pâte dans toutes les écoles, même là où l’aide d’intervenants extérieurs sous forme d’une présence physique n’est pas envisageable à moyen terme.

En 2002, les nouveaux programmes intègrent les principes du plan de rénovation de l’enseignement des sciences et de la technologie à l’école et en particulier la démarche d’investigation expérimentale. L’opération "La main à la pâte" est par ailleurs maintenue.

Enfin, dans le socle commun de connaissances prévu par la loi d’orientation d’avril 2005, l’école primaire doit développer une démarche scientifique de base.

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Les technologies de l’information et de la communication

Les technologies de l’Information et de la Communication dans le premier degré

Du plan "Informatique pour tous" aux nouveaux programmes pour l’école primaire, l’introduction des nouvelles technologies dans l’enseignement est une préoccupation du ministèreMinistèreEnsemble des services de l’Etat (administration centrale et services déconcentrés) placés sous la responsabilité d’un ministre. de l’Education nationale . En 1991, la circulaire n°91-117 du 14 mai "Informatique et nouvelle politique pour l’école", définit la place de l’informatique à l’école et précise son articulation avec la nouvelle politique pour l’école (NPE). En 1995, les nouvelles technologies sont inscrites dans les programmes scolaires. Le 25 août 1997, dans son discours à Hourtin, Lionel Jospin place l’éducation au coeur du programme d’action gouvernemental pour l’entrée de la France dans la société de l’information : "la bataille de l’intelligence commence à l’école". En novembre 1997, Claude Allègre et Ségolène Royal définissent un plan de développement des technologies de l’information et de la communication dans l’enseignement : équiper et mettre en réseau 70 000 établissements, sensibiliser et former l’ensemble des personnels, développer des pratiques pédagogiques innovantes, soutenir la création de ressources pédagogiques multimedia. En 2000, le dispositif de soutien au multimedia éducatif est renforcé : les TICE sont mises au service de la maîtrise des langages et des mathématiques, de la rénovation de l’enseignement des sciences et des technologies et de l’enseignement des langues vivantes. De plus, est créé le "brevet informatique et internet" (B2i). Par cette mesure, il est souhaité que les élèves aient acquis une formation leur permettant une utilisation raisonnée des nouvelles technologies, et notamment de l’Internet. En mai 2003, l’utilisation des TICE à l’école es relancée afin de contribuer à la construction d’une "République numérique".

Le socle de connaissances défini par la loi d’orientation d’avril 2005 comprend un apprentissage de l’ordinateur et des environnements numériques. Tout jeune doit apprendre à les utiliser de manière autonome et raisonnée pour lire et produire des documents, pour rechercher des informations et pour communiquer.

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