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De nouvelles priorités pour un Etat arbitre ?

Dossier mis à jour le 3.08.2018

Article mis à jour le 3.08.2018

La France enregistre, juste après l’Irlande, le meilleur taux de fécondité par femme parmi les pays européens : l’indicateur de fécondité y atteint 1,88 enfant par femme en 2017. La France est aussi l’un des pays où les femmes travaillent le plus (82 % des femmes âgées de 24 à 49 ans exercent une activité). Si la France enregistre une fécondité plus élevée que ces voisins n’est-ce pas grâce à sa politique familiale ?

Alors que la question démographique était absente des préoccupations de la plupart des pays européens, la France s’est rapidement distinguée en mettant en place une politique volontariste à l’égard des familles. C’est à la fin des années 30 qu’une véritable politique de la famille a été mise en œuvre et ce avec trois objectifs principaux : favoriser le renouvellement des générations, assurer l’équité entre les familles et les personnes sans enfants mais aussi perpétuer un modèle familial fondé sur le mariage.

Pourtant, le taux de natalité diminue de manière continue : en 2017, on enregistrait une baisse de 2,1% des naissances par rapport à 2016, et particulièrement chez les femmes de 25 à 34 ans qui sont pourtant les plus fécondes. L’âge moyen à la maternité atteint 30,6 ans contre 29,8 il y a 10 ans et le taux d’activité chez les femmes augmente plus vite que chez les hommes.

Aujourd’hui, l’État qui est devenu un arbitre accompagnant les évolutions de l’institution familiale doit répondre à ces nouveaux défis et à une nouvelle définition de la conjugalité et de la parentalité qui bouleverse le modèle familial français.

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