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Une politique publique pour l’accueil des personnes sans domicile

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Dossier mis à jour le 17.12.2008

Article mis à jour le 17.12.2008

Depuis les années 80, les actions envers les personnes sans domicile fixe se sont progressivement institutionnalisées et une politique publique en faveur des sans abri a peu à peu émergé.

Jusqu’alors, l’accueil des indigents, des vagabonds ou des clochards était pris en charge par des oeuvres privées majoritairement financées par la générosité publique.

Pendant les hivers de 1982 et de 1984, des sans abri meurent et des associations dénoncent l’apparition d’une "nouvelle pauvreté". C’est pendant cette période que sont adoptés les premiers plans"pauvreté précarité" à l’origine des dispositifs d’urgence. La démarche se veut ponctuelle mais les plans pauvreté précarité sont reconduits puis finalement pérennisés.

Aujourd’hui, dans le Référentiel national Dispositif d’accueil, d’hébergement et d’insertion, l’hébergement d’urgence est défini ainsi : "l’hébergement d’urgence répond à une nécessité de mise à l’abri immédiate, que celle-ci résulte d’une demande spontanée ou d’une proposition. Il se caractérise par une durée d’hébergement la plus courte possible, dès lors que le dispositif doit être en mesure d’offrir rapidement un mode de prise en charge adapté dans le cadre des prestations différenciées de l’hébergement d’insertion".

Les capacités d’accueil et d’hébergement ont fortement augmenté, pourtant le secteur de l’hébergement reste sous pression en jouant trop souvent un rôle de substitut de logement. De fait, la politique de prise en charge des personnes sans domicile est très dépendante des autres politiques publiques (emploi, logement, santé) : en amont, parce que les difficultés d’emploi et de logement accroissent le risque de grande exclusion ; en aval, parce que son objectif est l’accès au droit commun et que les mesures spécifiques sont conçues comme transitoires (hébergement d’urgence, centres d’hébergement et de réinsertion sociale).

Avec une crise du logement persistante, les développements récents de la prise en charge des sans abri, notamment l’institution du principe de continuité et du droit à l’hébergement, font craindre aux acteurs de terrain une institutionnalisation du traitement de la misère qui cantonnerait les personnes concernées dans l’hébergement, sans espoir d’obtenir un jour un vrai logement.

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