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L’effort de défense

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Dossier mis à jour le 29.09.2011

Article mis à jour le 27.07.2004

Le redressement du budget militaire décidé en 2002 montre l’importance qu’attache la France, malgré les tensions budgétaires qu’elle connait, aux nouvelles menaces et aux nouveaux enjeux internationaux.

Ainsi le budget de la défense de la France pour 2003, première année d’application de la loi de programmation militaire 2003-2008 s’élève, déduction faite des pensions (8,89 milliards d’euros), à 31,07 milliards d’euros en crédits de paiement et 15,3 milliards d’euros en autorisations de programme.

Hors pensions, la part de la Défense dans le budget de l’État s’élève à 11,35 % en 2003. L’accroissement des crédits est de l’ordre de 7,5 % par rapport à 2002.

Déjà en 2002, l’OTAN estimait l’effort de défense de la France à 2,6 % de son PIB, un effort supérieur à celui de ses principaux partenaires européens (Grande-Bretagne exceptée).

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Les lois de programmation militaire

Les lois de programmation militaire

La période récente est marquée par deux lois de programmation militaire.

La loi de programmation militaire 1997-2002 engage une réforme ambitieuse de l’outil de défense. Les principaux objectifs poursuivis sont :
- réussir le passage à l’armée professionnelle et la restructuration en profondeur de l’outil de défense ;
- engager la modernisation des équipements tout en consolidant la base industrielle et technologique de défense ;
- faciliter la construction d’une politique de défense européenne.

La loi de programmation militaire 2003-2008, adoptée le 27 janvier 2003, permet notamment d’accélérer la modernisation des forces, en particulier dans les domaines de l’évaluation de situation (lancement de satellites Hélios II, développement de drônes d’observation,...), du commandement et de la projection (second porte-avions, avions ravitailleurs A400M, bâtiments de projection et de commandement) et des moyens d’action dans la profondeur (équipement en Rafales et hélicoptères Cougar MK2, en missiles de croisières,...). Elle tend aussi à amplifier l’effort de recherche pour faire face aux nouvelles menaces.

Cette loi consolide l’armée professionnelle en termes d’effectifs et maintient un flux de recrutement des personnels civils et militaires, notamment par un dispositif de fidélisation et d’attractivité.

Enfin, cette loi contribue à la construction de l’Europe de la défense, en donnant notamment à la France les moyens de conforter son rôle de "nation-cadre" pour la gestion des conflits, et elle poursuit la marche vers la réalisation du modèle d’armée 2015.

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Le modèle d’armée 2015

Le modèle d’armée 2015

Le modèle d’armée 2015 répond à une analyse stratégique qui constate, dès les années 90, des tendances de fond, notamment : l’absence de menace militaire directe à proximité des frontières ; l’existence d’une instabilité dangereuse capable de dégénérer rapidement en de multiples points du globe ; l’accroissement de risques dus à la prolifération d’armes de destruction massive, et l’apparition possible de menaces asymétriques, dont le terrorisme.

Dans ce contexte, le Livre blanc de 1994 établit la perspective d’un modèle d’armée renouvelé à l’horizon 2010, et fixe des priorités d’acquisition de capacités : moyens de renseignement, capacités de commandement (notamment de commandement de théâtre interarmées projetable), moyens de projection et de mobilité stratégique.

Le modèle d’armée 2015, tel que défini dans le rapport annexé de la loi de programmation militaire 1997-2002, correspond à "une armée professionnelle, plus ramassée, mieux équipée, mieux adaptée aux actions hors du territoire national. Ses capacités ont été définies de façon à permettre, simultanément, le développement d’un dispositif permanent de prévention, une présence visible et significative dans une action internationale et d’abord alliée, ainsi que des opérations de moindre envergure sous commandement national, tout en préservant la protection du territoire et de ses approches. "

Ces priorités de capacités restent pertinentes dans le cadre de la loi de programmation militaire 2003-2008, avec quelques ajustements.

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