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Dossier mis à jour le 29.09.2011

Article mis à jour le 18.10.2005

Action civilo-militaire (ACM)
Action entreprise sur un théâtre, qui concerne l’interaction entre les forces et leur environnement civil dans le cadre des objectifs fixés par le gouvernementGouvernementOrgane collégial composé du Premier ministre, des ministres et des secrétaires d’Etat chargé de l’exécution des lois et de la direction de la politique nationale.. L’action civilo-militaire comprend en particulier toutes les actions entreprises par les forces engagées sur un théâtre permettant de prendre en compte l’interaction entre ces forces et leur environnement civil et de faciliter ainsi la réalisation des objectifs civils et militaires poursuivis. Le but poursuivi est d’offrir une alternative ou des solutions complémentaires dans tous les cas où les modes d’action purement militaires sont insuffisants. Agissant prioritairement au profit des forces au sein de l’environnement dans lequel elles s’inscrivent, elles englobent les actions humanitaires, que ces actions soient liées ou non à des situations de crises ou de conflit.

Armes de destruction massive (ADM)
La notion d’armes de destruction massive (en anglais : weapons of mass destruction ou WMD) recouvre généralement les armes nucléaires, qui peuvent désormais revêtir une forme relativement rudimentaire sans essai nucléaire préalable et dont les éléments de savoir-faire sont relativement faciles à acquérir. Elle recouvre également les armes chimiques et biologiques, relativement faciles à fabriquer mais d’un maniement délicat voire dangereux pour son utilisateur. Enfin, les missiles balistiques sont également considérés comme des armes de destruction massive particulièrement redoutables, parce qu’elle procurent aux armes nucléaires, chimiques ou biologiques le maximum d’effets militaires, stratégiques et psychologiques.

C3R (Commandement, communication, conduite et renseignement)
Le système de forces C3R est au coeur du fonctionnement des armées modernes, car il permet de recueillir et de diffuser l’information à tous les échelons, du niveau décisionnel jusqu’au commandement sur le terrain. L’espace, les communications et le renseignement sont les supports essentiels de ce système de forces. Bien que chacun de ces domaines présente des spécificités importantes, ils s’analysent tous comme un ensemble, dont la cohérence générale est indispensable. L’objectif de ce système est donc de permettre à l’état-major d’apprécier une situation de manière autonome, de maîtriser l’information, de commander au niveau stratégique et opératif (sur le théâtre), de planifier et de conduire les opérations.

Centre de préparation et de conduite des opérations (CPCO)
Créé le 1er juin 2003, le CPCO remplace le centre opérationnel interarmées (COIA). Il est chargé de doter la France d’une capacité de gérer une opération nationale ou multinationale engageant 60.000 hommes et les moyens des trois armées associés.

Commandement des opérations spéciales (COS)
placé auprès de l’Etat-major des armées, il est chargé de planifier, coordonner et de conduire des actions vis-à-vis d’objectifs militaires ou para-militaires nécessitant la maîtrise d’une large gamme de capacités techniques et opérationnelles. Voir aussi : le dossier du ministèreMinistèreEnsemble des services de l’Etat (administration centrale et services déconcentrés) placés sous la responsabilité d’un ministre. de la défense.

Commandement organique
défini par le décret n° 91-668 du 14 juillet 1991 relatif au commandement dans les armées, le commandement organique est responsable de l’organisation, de l’instruction, de l’entraînement et de la sécurité des forces ; de la définition et l’expression des besoins à satisfaire dans tous les domaines qui concourent à la mise et au maintien en condition des forces et de la gestion et l’administration du personnel, ainsi que l’application de la réglementation relative aux conditions de vie. Il participe aussi à l’élaboration de la doctrine d’emploi des forces ou éléments de forces placés sous son autorité. Responsable de leur niveau d’entraînement et de leur préparation, il vérifie leur aptitude à remplir leurs missions selon des modalités propres à chaque armée.

Commandement opérationnel
défini par le décret n° 91-668 du 14 juillet 1991 relatif au commandement dans les armées, le commandement opérationnel est responsable de l’établissement des plans d’emploi et des plans opérationnels ; de l’exécution de ces plans et de la conduite des opérations ; de l’attribution de leurs missions aux échelons de commandement qui lui sont subordonnés et de la répartition entre ceux-ci des forces et éléments de forces mis sous ses ordres.

Concept Interarmée d’emploi des forces
Le concept d’emploi traite de la finalité des armées et non pas des modalités de leur mise en oeuvre qui relèvent des documents de doctrine d’emploi des forces.

Défense économique
La circulaire du 14 février 2002 définit la défense économique comme étant "les actes et initiatives pris par la puissance publique, d’une part pour protéger et défendre l’économie et les entreprises des atteintes de toute nature et, d’autre part, pour subvenir aux besoins de la défense nationale".

Diplomatie de défense
la diplomatie de défense recouvre notamment les modes d’action suivants : dialogue stratégique, soutien de l’activité diplomatique, maîtrise des armements et mesures de confiance associées, coopération de défense, actions civilo-militaires.

Doctrine Interarmée d’emploi des forces
La doctrine interarmées d’emploi des forces en opération s’inscrit dans la suite du concept d’emploi des forces. Elle constitue un mode d’emploi de l’outil de défense actuel dans les différents contextes probables d’engagement. Elle ne s’applique pas à la dissuasion nucléaire. La doctrine se situe immédiatement après le concept dans la hiérarchie des textes interarmées, et en amont de toutes les autres publications communes aux armées. La doctrine a aussi été définie comme " un ensemble de principes fondamentaux qui guide les forces armées dans la poursuite d’un objectif. Ces principes sont impératifs, mais leur application requiert du jugement ". Au-delà des principes fondamentaux, la doctrine est adaptée à la politique de Défense, aux types d’engagement prévus et aux possibilités des systèmes d’armes. Elle précise les grandes lignes de la conception des opérations et les modalités de leur conduite. La doctrine exprime comment chaque niveau d’action conçoit et entend conduire les campagnes, opérations ou engagements, en cohérence avec les objectifs du niveau supérieur, le contexte et les moyens dont il dispose, à un moment donné. C’est donc un ensemble de notions fondamentales à partir desquelles les opérations sont menées et coordonnées pour atteindre les objectifs assignés aux forces armées. Elle couvre un champ très vaste, allant de l’emploi considéré comme un " art opérationnel " jusqu’aux modalités de la mise en oeuvre des forces armées.

Etat-major interarmées (EMIA)
il est chargé d’assurer en particulier la planification opérationnelle des interventions possibles des armées et l’organisation de l’entrainement interarmées. retour haut de page

Frappe dans la profondeur
ce système de forces comprend l’ensemble des moyens de frappe sur le théatre des opérations ou à proximité. C’est dans ce système que s’inscrit le projet de deuxième porte-avions afin d’assurer la continuité de la capacité d’action aérienne à grande distance. Les autres moyens inscrit dans ce système sont essentiellement des moyens aériens ou aéromobiles (avions de combat Rafale, hélicoptères Cougar, équipement en missiles de croisière de type SCALP-EG et développement d’un missile de croisière naval, modernisation des hélicoptères Cougar MK2, nacelles Damoclès, Mise en oeuvre de l’armement air-sol modulaire).

Loi de programmation militaire
loi fixant sur un horizon de cinq à six ans (la planification a, quant à elle, un horizon de 15 à 20 ans, comme par exemple le modèle d’armée 2015) les priorités opérationnelles et les choix majeurs d’équipement. C’est un outil indispensable pour assurer une certaine visibilité d’activité pour les industries de défense. Elle est également nécessaire pour prévoir l’environnement et les flux de soutien (logistique, infrastructures, munitions). C’est enfin pour le gouvernement l’occasion de fixer le niveau financier de l’effort qu’il entend consacrer à la Défense et de soumettre l’ensemble à l’approbation du ParlementParlementOrgane collégial qui exerce le pouvoir législatif (adoption des lois et contrôle du pouvoir exécutif). En France, le Parlement est composé de deux chambres : l’Assemblée nationale et le Sénat.. L’engagement financier de l’Etat ne peut néanmoins aller au-delà de l’année budgétaire (principe d’annualité des lois de finances).

Maîtrise du milieu aéromaritime
Ce système de forces comprend l’ensemble des moyens navals et sous-marins évoluant sur le théatre opératif. Parmi les principaux armements concernés, on trouve le programme de frégate Horizon, les frégates multi-missions et le programme de sous-marin nucléaire d’attaque de type Barracuda.

Maîtrise du milieu aérospatial
Ce système de forces comprend des moyens aériens et spatiaux de maîtrise du théatre des opérations. Parmi les principaux armements concernés, on trouve le système de détection et de contrôle aéroporté (SDCA), dérivé du système AWACS américain, les missiles d’interception de combat aérien (MICA) et à domaine élargi (MIDE/METEOR) et le système sol-air de moyenne portée / terre (SAMP/T).

Maîtrise du milieu aéroterrestre
Ce système de forces comprend l’ensemble des moyens terrestres ou aéromobiles d’opération sur le terrain. Parmi les principaux armements concernés, on trouve les chars de combat Leclerc et le programme d’hélicoptères de combat et d’appui protection Tigre.

Menaces asymétriques
Menaces contre des Etats "dirigées par des acteurs étatiques ou non étatiques, disposant d’un potentiel militaire inférieur et qui cherchent à contourner nos défenses et à exploiter nos vulnérabilités par tous les moyens possibles, y compris non militaires." (Rapport annexé à la LPM 2003-2008).

Posture permanente de sûreté (PPS)
Ensemble des dispositions permanentes prises pour mettre le pays, en toutes circonstances, à l’abri d’une agression, même limitée, contre son territoire et ses intérêts immédiats.

Préparation et maintien de la capacité opérationnelle
Ce système de forces comprend toutes les capacités qui contribuent à l’entraînement, à la mise en condition et au soutien des forces. La LPM 2003-2008 souligne la nécessité d’un effort particulier, déjà souligné par le Premier ministre, pour le maintien en condition opérationnelle des matériels.

Projection-mobilité
Ce système de forces comprend toutes les capacités de transport de troupes à longue ou courte distance, par des moyens aériens, aéromobiles (programme d’avion de transport militaire A400M, achat d’avions à trés long rayon d’action, programme d’hélicoptère NH90, rénovation des hélicoptères Puma et Cougar) ou navals (remplacement programmé de deux bâtiments de transport de chalands de débarquement).

Systèmes de forces
Les systèmes de forces sont des ensembles interarmées de capacités, pertinent pour l’appréciation du modèle d’armée. Cette approche fédératrice s’impose d’autant plus que toutes les opérations ont désormais un caractère interarmées. Elle privilégie l’aptitude des forces à opérer ensemble et a pour objectif de rationaliser les efforts d’équipement. La Loi de programmation militaire 2003-2008 identifie huit systèmes de forces : Dissuasion ; Commandement, Communication, Conduite et Renseignement (C3R) ; Projection et Mobilité ; Frappe dans la profondeur ; Maîtrise du milieu Aéroterrestre ; Maîtrise du milieu Aéromaritime ; Maîtrise du milieu Aérospatial ; Préparation et maintien de la capacité opérationnelle.

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