Forte de son histoire et d’une législation séculaire en matière de patrimoine et pionnière dans ce domaine, la France met son expertise et son savoir-faire au service des organisations internationales et européennes et de la coopération bilatérale.
Dans le cadre de ses relations avec le Conseil de l’Europe, le patrimoine culturel fait l’objet d’un traitement particulier à travers le Comité du patrimoine culturel où siège un représentant du ministèreMinistèreEnsemble des services de l’Etat (administration centrale et services déconcentrés) placés sous la responsabilité d’un ministre. français issu de la Direction de l’Architecture et du Patrimoine. La France apporte une contribution active aux travaux de ce comité et mène dans différents domaines intéressant la politique du patrimoine, des activités de coopération et d’échange. Elle participe notamment par le biais du projet Herein (réseau European-Heritage.net), système d’information sur le patrimoine architectural et archéologique européen mis en place en 1999, aux programmes sur l’encadrement de chantiers du bâti ancien et sur la coopération euroEuroMonnaie unique de plusieurs Etats membres de l’Union européenne qui forment la zone euro.-méditerranéenne dans les arts décoratifs du patrimoine architectural, via la Fondation européenne pour les métiers du patrimoine.
Au titre des actions de sauvegarde et de valorisation du patrimoine, la France bénéficie des aides de l’Union européenne et dans le cadre du programme communautaire "Culture 2000", de financements de projets tendant à préserver le patrimoine, développer l’emploi des nouvelles technologies, la circulation des oeuvres d’art, l’accès à la culture et la coopération intercommunautaire et internationale avec l’Unesco.
La France est un partenaire actif au sein de l’Unesco. Par le passé, elle a fortement contribué à la rédaction de la Convention internationale du patrimoine mondial adoptée en 1972 et ratifiée par ses soins. Ce texte définit les critères des sites naturels ou culturels à retenir pour l’inscription sur la Liste du patrimoine mondial et définit les devoirs des Etats parties à ce texte. A ce titre, la France détient 27 sites sur les 730 sites inscrits à ce jour.
La France est partenaire du Conseil international des monuments et des sites (sigle ICOMOS), organisation internationale non gouvernementale, expert de l’Unesco, notamment pour la mise en oeuvre de la Convention de 1972, à travers son comité national constitué en 1972. Elle est membre du Conseil international des musées (sigle ICOM), et contribue à travers son comité au programme de développement des musées et de la profession et à la préservation du patrimoine culturel.
Elle verse également une contribution financière au Fonds du patrimoine mondial, fournit une assistance juridique et technique à certains pays, d’Afrique notamment, pour la préparation des projets d’inscription au patrimoine mondial et s’illustre par son partenariat actif aux programmes de sauvegarde du site d’Angkor au Cambodge, et de reconstitution des temples de Karnak à Louqsor en Egypte.
Mots clés : Culture
Action internationale
- Charte internationale de Venise sur la conservation et la restauration des monuments et des sites de 1964

- Convention internationale de 1972

- Liste des biens français inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco

- Charte internationale de Grenade de 1987

- Convention sur la protection du patrimoine culturel subaquatique de 2001

- L’Europe et le patrimoine

- Conclusions du Conseil du 17 juin 1994 relatives à l’élaboration d’un plan d’action communautaire dans le domaine du patrimoine culturel

- Conférence européenne de Malte, 16-17 janvier 1992

- Conférence européenne de Grenade, 3-4 octobre 1985

- Convention européenne du paysage

- Charte européenne du patrimoine architectural du 26 septembre 1975

- Recommandation N° R (98) 5 du Comité des ministres aux Etats membres relative à la pédagogie du patrimoine, adoptée le 17 mars 1998






























