D’une politique d’Etat à une gestion partagée
La politique en faveur du patrimoine résulte de deux épisodes marquants de l’histoire française : la Révolution et la séparation de l’Eglise et de l’Etat.

- Si l’image du patrimoine est d’abord celle des belles pierres, le concept s’étend aujourd’hui aux bâtiments industriels et aux modes de vie.
- Ruines de l’abbaye cistercienne d’Ourscamps dans l’Oise.©dF photos Van Butsele.
La Révolution, en réaction au pillage et à la destruction, décide le transfert massif des propriétés monumentales (châteaux) et objets d’art à la République ;
la séparation de l’Eglise et de l’Etat en 1905 confie à l’Etat et aux collectivités locales la responsabilité des édifices cultuels et affirme la prépondérance de l’Etat dans ce domaine.
La décentralisationDécentralisationProcessus consistant pour l’Etat à transférer au profit des collectivités territoriales certaines compétences et les ressources correspondantes., notamment culturelle, marque la nouvelle étape de la politique du patrimoine. La loi de programme intègre cette nouvelle donne conformément à la mission confiée à Jean-Pierre Bady, conseiller-maître à la Cour des Comptes, qui fait l’objet du rapport remis au ministre de la culture, Jean-Jacques Aillagon, le 18 novembre 2002.
La politique du patrimoine a pour triple objectif de préserver, c’est-à-dire conserver, entretenir, restaurer et transmettre, de gérer et de valoriser par l’ouverture au public, l’animation, la diffusion, pour répondre à des enjeux d’ordre culturel, économique, touristique, pédagogique et social.
Le souci de préservation a facilité la connaissance du patrimoine mais l’ampleur de cette tâche n’aurait pu suffire sans la participation d’autres acteurs que l’Etat.
Pour assurer la gestion du patrimoine, des structures publiques et une législation se sont progressivement mises en place au fur et à mesure que le champ du patrimoine s’élargissait.
L’engouement du public pour le patrimoine, et notamment le patrimoine de proximité, a conduit à la multiplication d’actions de valorisation menées par les agents du patrimoine, touchant à l’animation des monuments, à la médiation pédagogique, à la promotion et à la diffusion des connaissances sur le sujet.
Enfin, le patrimoine participe aussi à la vie économique du pays en termes d’emplois et d’activités, par les liens qu’il entretient avec l’industrie touristique et le développement du territoire.
Mise à jour le 09 2003





