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Valorisation du patrimoine

Dossier mis à jour le 10.12.2013

Article mis à jour le 10.12.2013

Les efforts de protection, de conservation et de collecte, ainsi que la connaissance du patrimoine n’auraient pas de justification en soi si l’objectif poursuivi n’était pas de mettre les richesses du patrimoine à la disposition du plus grand nombre. Les actions de promotion et de diffusion assurent le rayonnement du patrimoine, qui devient lieu de rencontre et d’échange, vecteur du développement économique, touristique et local.

Mieux faire connaître le patrimoine

La mise en valeur du patrimoine culturel français, sa sauvegarde, sa protection et son enrichissement constituent une des missions premières du ministèreMinistèreEnsemble des services de l’Etat (administration centrale et services déconcentrés) placés sous la responsabilité d’un ministre. en charge de la culture et figurent en tant que telles dans son programme annuel de performances. Le patrimoine n’est pas seulement une charge, il est un atout majeur pour l’attractivité des territoires, l’équilibre économique, l’identité et la cohésion sociale.

Selon Françoise Benhamou et Olivier Thesmar, auteur d’un rapport sur le sujet, en 2012, la valorisation du patrimoine passe par l’amélioration des dispositifs d’information et d’évaluation qui incluent notamment une meilleure information du public sur les monuments et musées délaissés. En effet selon les rapporteurs, 50% de la fréquentation muséale est concentrée sur 1% des musées. De même en 2008, 81 monuments nationaux français drainaient 8,3 millions d’entrées, mais quatre monuments réunissaient 50% des visites.

La mise en valeur du patrimoine repose sur l’action d’accueil, d’encadrement et d’animation par divers agents du patrimoine tant institutionnels que bénévoles. Elle fait l’objet de diverses manifestations (journées du patrimoine, printemps des musées, rendez vous aux jardins...), qui répondent à l’intérêt du public.

Elle passe aussi par le développement de l’éducation artistique et culturelle. Par exemple, la création de classes patrimoine ou séjour découverte, pilotés conjointement par le ministère de la Culture et le ministère de l’Éducation Nationale, a répondu à la volonté de sensibiliser les jeunes au patrimoine de proximité. En 2013, la ministre de la Culture a confié au musée du Louvre une mission sur les moyens de mieux intégrer l’éducation artistique dans la politique scientifique et culturelle des institutions patrimoniales. Le ministère de la culture prévoit de consacrer un budget supplémentaire de 10 millions à cette action (une augmentation de crédits de 30%) d’ici à 2015, à charge pour les « directions régionales des affaires culturelles d’accompagner les territoires et de permettre le soutien au plus près des projets ». L’État doit structurer cette politique en développant la formation, la recherche, en favorisant l’accessibilitéAccessibilitéMesures d’adaptation et d’aménagement de l’espace social destinées à en faciliter l’accès aux personnes handicapées ou à mobilité réduite. des ressources, les collectivités territoriales sont en première ligne pour organiser l’offre.

De nouveaux outils pour la valorisation du patrimoine

La mise en valeur du patrimoine a été retenue comme levier du développement local dès les années 1980 ; le lien entre patrimoine, développement économique et aménagement du territoireAménagement du territoireEnsemble des actions publiques tendant à un développement équilibré des régions et à une organisation de l’espace selon une conception directrice. est repris dans différents rapports (rapport Max Querrien de 1982 "Pour une nouvelle politique du patrimoine", rapport de Yves Pillet en 1993 et surtout le rapport de Bernard Latarjet de 1992 sur "L’aménagement culturel du territoire").

Dans son rapport d’octobre 2010 consacré à la valorisation du patrimoine culturel, le sénateur (UMP) Albéric de Montgolfier souligne l’importance d’accroître les retombées économiques, sociales et éducatives du patrimoine monumental et propose notamment :

  • un soutien accru de l’État aux acteurs privés du patrimoine (réservation d’un plancher de crédits publics, développement d’un mécénatMécénatSoutien matériel apporté, sans contrepartie directe de la part du bénéficiaire, à une oeuvre ou à une personne pour l’exercice d’activités présentant un intérêt général. de proximité des PME, recours aux fonds de dotation ou encore extension du CESU aux activités d’accueil dans les monuments privés) ;
  • un soutien de l’État à des projets de gestion novateurs qui se traduiraient par la location de certains monuments et le développement de structures hôtelières haut-de-gamme, labellisées dans des sites exceptionnels comme Compiègne, Chambord ou Rambouillet. D’après le rapport de Françoise Benhamou et Olivier Thesmar, le secteur du patrimoine représente environ 100 000 emplois directs (employés des musées et monuments historiques, agents de l’État et des collectivités locales en charge du patrimoine…) et des emplois indirects (employés des entreprises de restauration, architectes du patrimoine…), soit à peu près le cinquième du secteur de la culture en France.

Soutenant une approche résolument économique, ils recommandent la participation du secteur du tourisme, premier bénéficiaire du patrimoine à son entretien. Ils proposent aussi de mettre en place une procédure très encadrée et limitée de cession d’œuvres. Le produit de la vente devrait exclusivement être affecté à des acquisitions nouvelles.

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