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1788 - 1944 : Naissance de la conception moderne de la prison. La déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen érige la liberté au rang des droits inaliénables de l’Homme : la privation de liberté est reconnue comme peine à part entière.

1788

Abolition de la torture.

1789

La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen proclame que " nul homme ne peut être accusé, arrêté ou détenu que dans les cas déterminés par la loi et selon les formes qu’elle a prescrites ".

1791

Adoption du premier code pénal. Il place l’enfermement au centre du dispositif judiciaire, généralise la peine privative de liberté mais conserve la peine de mort et les travaux forcés ; la prison est un lieu de punition et d’amendement du condamné par le travail et l’éducation.

Après 1791, deux types de prisons existent :
- les départementales : maisons d’arrêt pour les courtes peines et les prévenus,
- les maisons centrales : pour les longues peines

1792

La charge de gérer le budget des prisons est confiée au ministèreMinistèreEnsemble des services de l’Etat (administration centrale et services déconcentrés) placés sous la responsabilité d’un ministre. de l’Intérieur, au sein duquel est constituée une " Commission chargée de la surveillance générale des prisons ".

1810

Le deuxième code pénal privilégie le châtiment qui s’ajoute à l’incarcération pénale : boulet au pied des forçats et flétrissure au fer rouge. L’accent est mis sur le travail obligatoire.

1839

Le règlement intérieur des maisons centrales porte interdiction de parler, de fumer, de boire du vin et obligation de travailler et de porter le costume pénal. Ce règlement est ultérieurement appliqué aux maisons d’arrêt.

1842

Le prétoire est créé et le cachot devient la principale sanction disciplinaire.

2 février 1852

Décret prince-présidentiel interdisant le droit de vote dans les prisons.

30 mai 1854

La loi sur la transportation en Guyane et en Nouvelle-Calédonie pour l’exécution de la peine des travaux forcés est promulguée. Les derniers bagnes portuaires de métropole sont progressivement fermés.

1872

La commission d’enquête parlementaire d’Haussonville est nommée afin de d’étudier les établissements pénitentiaires et de proposer des mesures pour en améliorer le régime.

5 juin 1875

La loi Bérenger généralise l’emprisonnement cellulaire dans les prisons départementales : elle prévoit un isolement total en cellule pour les prévenus et les condamnés à moins d’un an d’emprisonnement, en contrepartie d’une remise d’un quart de la peine. Les détenus sont astreints au silence et au port d’une cagoule pendant leurs déplacements à l’extérieur de leur cellule.

14 août 1885

Loi instaurant la libération conditionnelleLibération conditionnelleMise en liberté anticipée et sous contrôle d’un condamné qui a purgé une partie de sa peine et a donné des signes d’amendement..

1891

Loi instaurant le sursis simple.

13 mars 1911

Par décret, l’administration pénitentiaire devient un service du ministèreMinistèreEnsemble des services de l’Etat (administration centrale et services déconcentrés) placés sous la responsabilité d’un ministre. de la justice.

1912

Loi instaurant la liberté surveillée.

17 juin 1938

Par décret-loi, les derniers bagnes coloniaux de Guyane sont supprimés.

28 décembre 1943

Loi relative à l’usage des armes par le personnel des établissements pénitentiaires.
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1945 - 1980 : Elaboration et mise en place des grands principes qui régissent aujourd’hui encore la politique pénitentiaire. La prison doit notamment permettre la réinsertion sociale des condamnés.

1945

La réforme Amor place l’amendement et le reclassement social du condamné au centre de la peine privative de liberté. Le traitement infligé au détenu doit être humain, exempt de vexations et tendre principalement à son instruction générale et professionnelle.

Les travaux forcés sont abolis.

1947

Les prisons départementales reviennent à la charge de l’Etat.

1950

Création du Centre national d’observation (CNO) chargé de recevoir avant affectation tous les condamnés à une peine supérieure à dix ans.

1er janvier 1951

Le compte de commerce 904-11 « Régie industrielle des Etablissements Pénitentiaires » (R.I.E.P) retrace les opérations relatives à la fabrication et à la vente d’objets divers par les ateliers industriels des établissements pénitentiaires (Loi de FinancesLoi de financesLoi qui détermine, pour un exercice (une année civile), la nature, le montant et l’affectation des ressources et des charges de l’État, ainsi que l’équilibre budgétaire et financier qui en résulte. n° 50-1615 du 31 décembre 1950).

1953

Entrée en vigueur, en France, de la Convention européenne des droits de l’Homme.
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1958

Le juge de l’application des peines et le sursis avec mise à l’épreuve sont institués.

Les comités de probation et d’assistance aux libérés (CPAL) pour le suivi des peines en milieu ouvert sont créés.

1972

La loi institue les réductions de peine. L’obligation du port du béret est abolie.

1974

Le mariage devient libre en prison.

1975

La réforme pénitentiaire opère une nouvelle classification des établissements pénitentiaires entre trois catégories principales : maison d’arrêt, maison centrale et centre de détention (ces derniers étant orientés en faveur de la réinsertion sociale des détenus). Elle développe d’autre part des peines de substitution et institue les Quartiers de Haute Sécurité.

11 juillet 1975

Loi instituant les premières peines de substitution

31 décembre 1975

Loi rétablissant le droit de vote dans les prisons.

1978

Instauration des peines de sûreté.

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Depuis 1981 : Par l’abolition de la peine de mort, la peine privative de liberté devient la peine maximale de référence. Cette évolution s’accompagne de la réforme de la politique de réinsertion avec l’intégration de dispositifs de réinsertion de droit commun et le développement du milieu ouvert.

31 septembre 2001

Décret 2001-798 relatif à la création de l’Agence de maîtrise d’ouvrage des travaux du ministèreMinistèreEnsemble des services de l’Etat (administration centrale et services déconcentrés) placés sous la responsabilité d’un ministre. de la justice.
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4 février 1981

Entrée en vigueur en France du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, affirmant que " Toute personne privée de sa liberté est traitée avec humanité et avec le respect de la dignité inhérente à la personne humaine ".
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17 septembre 1981

Déclaration de M. Robert Badinter, ministre de la justice, sur l’abolition de la peine de mort, devant l’Assemblée nationale : " J’ai l’honneur au nom du GouvernementGouvernementOrgane collégial composé du Premier ministre, des ministres et des secrétaires d’Etat chargé de l’exécution des lois et de la direction de la politique nationale. de la République de demander à l’Assemblée nationale l’abolition de la peine de mort en France. "
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9 octobre 1981

Loi 81-908 portant abolition de la peine de mort. La peine privative de liberté devient la peine maximale de référence.
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1982

Disparition des Quartiers de Haute Sécurité.

1983

La peine de travail d’intérêt général est créée. Les hygiaphones sont retirés des parloirs : les détenus et leur visiteurs peuvent se toucher.

26 janvier 1983

Décret 83-48 modifiant le Code de procédure pénale. Il engage l’administration pénitentiaire dans un processus de modernisation et d’humanisation de la prison, tant sur les conditions de détention que sur le statut du détenu.

9 juillet 1984

Loi 84-576 tendant à renforcer le droit des personnes en matière de placement en détention provisoireDétention provisoirePlacement en prison d’une personne mise en examen pour crime ou délit puni d’au moins 3 ans d’emprisonnement. et d’exécution d’un mandat de justice.
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1985

La télévision est autorisée dans les cellules.

14 mars 1986

Décret relatif à la lutte contre les maladies mentales et à l’organisation de la sectorisation psychiatrique. Il prévoit notamment la création de secteurs de psychiatrie dotés d’un service médico-psychologique régional (SMPR) aménagé dans un établissement pénitentiaire.
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1987

Albin Chalandon lance "le programme 13 0000", programme de construction de 25 établissements pénitentiaires, dont certains seront à gestion mixte, certaines missions du service publicService publicActivité d’intérêt général prise en charge par une personne publique ou par une personne privée mais sous le contrôle d’une personne publique. On distingue les services publics d’ordre et de régulation (défense, justice...), ceux ayant pour but la protection sociale et sanitaire, ceux à vocation éducative et culturelle et ceux à caractère économique. Le régime juridique du service public est défini autour de trois principes : continuité du service public, égalité devant le service public et mutabilité (adaptabilité). pénitentiaire pouvant être concédées à des groupes privés.

5 mai 1987

Déclaration d’Albin Chalandon, ministre de la Justice, devant l’Assemblée Nationale, sur le projet de loiProjet de loiProjet de texte législatif déposé au Parlement à l’initiative du gouvernement. visant à autoriser la possibilité de déléguer une partie de la gestion des établissements pénitentiaires.
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22 juin 1987

Loi 87-432 relative au service publicService publicActivité d’intérêt général prise en charge par une personne publique ou par une personne privée mais sous le contrôle d’une personne publique. On distingue les services publics d’ordre et de régulation (défense, justice...), ceux ayant pour but la protection sociale et sanitaire, ceux à vocation éducative et culturelle et ceux à caractère économique. Le régime juridique du service public est défini autour de trois principes : continuité du service public, égalité devant le service public et mutabilité (adaptabilité). pénitentiaire. L’article 1er précise les missions du service public pénitentiaire : " Le service public pénitentiaire participe à l’exécution des décisions et sentences pénales et au maintien de la sécurité publique. Il favorise la réinsertion sociale des personnes qui lui sont confiées par l’autorité judiciaire. Il est organisé de manière à assurer l’individualisation des peines ". L’obligation de travail des condamnés est supprimée.
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31 juillet 1987

Décret relatif à l’habilitation des personnes auxquelles peuvent être confiées certaines fonctions dans les établissements pénitentiaires et complétant l’article R. 79 du code de procédure pénale. (Décret d’application de la loi du 22 juin 1987 autorisant la création d’établissements pénitentiaires à gestion mixte).
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30 décembre 1988

Loi 88-1243 autorisant l’approbation d’une convention européenne pour la prévention de la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants.
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1994

Le code pénal de 1994 fait la distinction entre le Nouveau Code Pénal, et nouveau Code de Procédure Pénale.

18 janvier 1994

Loi 94-43 relative à la santé publique et à la protection sociale. Elle confie l’organisation des soins en milieu pénitentiaire aux hôpitaux publics.
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22 mars 1994

Déclaration de Pierre Méhaignerie, ministre de la justice, sur la réforme des soins en milieu pénitentiaire.
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27 octobre 1994

Décret relatif aux soins dispensés aux détenus par les établissements de santé assurant le service publicService publicActivité d’intérêt général prise en charge par une personne publique ou par une personne privée mais sous le contrôle d’une personne publique. On distingue les services publics d’ordre et de régulation (défense, justice...), ceux ayant pour but la protection sociale et sanitaire, ceux à vocation éducative et culturelle et ceux à caractère économique. Le régime juridique du service public est défini autour de trois principes : continuité du service public, égalité devant le service public et mutabilité (adaptabilité). hospitalier, à la protection sociale des détenus et à la situation des personnels infirmiers des services déconcentrés de l’administration pénitentiaire.
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8 février 1995

Loi 95-125 relative à l’organisation des juridictions et à la procédure civile, pénale et administrative. Elle ouvre la posssibilité de convertir en travail d’intérêt général toutes les peines inférieures à six mois d’emprisonnement.
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Août 1995

Remise du rapport de Guy-Pierre Cabanel, "Pour une meilleure prévention de la récidiveRécidiveSituation d’un individu qui, déjà condamné définitivement pour une infraction, en commet une nouvelle dans les conditions fixées par la loi. L’état de récidive légale suppose une condamnation pénale définitive (1er terme de la récidive), une infraction commise ultérieurement (2ème terme).", recommandant l’amélioration des dispositifs existants d’alternatives à l’incarcération et une solution novatrice : l’assignation à domicile sous surveillance électronique (bracelet électronique).

2 avril 1996

Décret 96-287 relatif au régime disciplinaire des détenus et modifiant certaines dispositions du code de procédure pénale. Il fixe le régime disciplinaire actuellement applicable aux détenus.

19 décembre 1997

Loi 97-1159 consacrant le placement sous surveillance électronique comme modalité d’exécution des peines privatives de liberté. Adoptée à l’initiative de M. Guy-Pierre Cabanel, elle prévoit notamment le placement sous surveillance électronique de détenus purgeant une peine de moins d’un an ou dont le reliquat de peine est inférieur à un an.
 Consulter le texte

4 septembre 1998

Arrêté déterminant les missions et compétences du service de l’emploi pénitentiaire.
 Consulter le texte

8 décembre 1998

Décret 98-1099 modifiant le code de procédure pénale (troisième partie : Décrets) et relatif à l’organisation et au fonctionnement des établissements pénitentiaires.
 Consulter le texte

13 avril 1999

Décret 99-276 modifiant le code de procédure pénale (troisième partie - Décrets) et portant création des services pénitentiaires d’insertion et de probation. Ils regroupent dans une structure unique à vocation départementale les activités liées à la réinsertion et à la mise à l’épreuve des personnes placées sous main de justice.
 Consulter le texte

2000

Le docteur Véronique Vasseur publie "Médecin-chef à la prison de la Santé". L’auteur y relate le quotidien de la maison d’arrêt de la Santé. La grande émotion suscitée par ce livre relance le débat sur les conditions de détention en France. Deux commissions d’enquête parlementaires sont créées : celle de l’Assemblée Nationale vise l’ensemble des établissements pénitentiaires de France ; celle du Sénat examine plus particulièrement le cas des maisons d’arrêt.

12 avril 2000

Loi 2000-321 relative aux droits des citoyens dans leurs relations avec les administrations. Elle prévoit notamment l’assistance aux détenus devant la commission de discipline. Consulter le texte

6 juin 2000

Loi 2000-494 portant création d’une Commission nationale de déontologie de la sécurité.
 Consulter le texte

15 juin 2000

Loi 2000-516 sur le renforcement de la présomption d’innocence et les droits des victimes. Elle prévoit la juridictionnalisation de l’application des peines avec la possiblilté d’appel - auparavant, les principales modalités d’exécution des peines décidées par le juge de l’application des peines étaient de simples mesures d’administration judiciaire non susceptibles de recours - la possibilité d’effectuer la détention provisoireDétention provisoirePlacement en prison d’une personne mise en examen pour crime ou délit puni d’au moins 3 ans d’emprisonnement. sous le régime du placement sous surveillance électronique et, dans son article 68, l’encellulement individuel comme modalité principale de détention.
 Consulter le texte

28 juin 2000

Remise des rapports faits au nom de la Commission d’enquête de l’Assemblée nationale et de la Commission d’enquête du Sénat. La commission d’enquête de l’Assemblée nationale décrit une réalité carcérale marquée par la surpopulation pénale, l’extrême diversité des établissements, l’inégalité de traitement des détenus, l’inadaptation de nombre de lieux de détention et par les difficultés rencontrées par l’administration pénitentiaire (manque d’effectifs, de reconnaissance, relations conflictuelles avec l’extérieur ...). La commission du Sénat effectue un certain nombre de constats dont une surpopulation pénale des maisons d’arrêt mélangeant prévenus et condamnés, des atteintes aux droits de l’homme, un arbitraire carcéral dû à des règlements intérieurs disparates, des difficultés à assurer la sécurité des détenus, des problèmes pour l’accès des détenus indigents aux services payants...
 Consulter le rapport de l’Assemblée Nationale
 Consulter le rapport du Sénat

10 octobre 2000

Élisabeth Guigou, ministre de la Justice, présente un projet de loiProjet de loiProjet de texte législatif déposé au Parlement à l’initiative du gouvernement. pénitentiaire construite autour de trois axes : conditions des détenus, missions des personnels de l’administration pénitentiaire et contrôle des prisons.

8 novembre 2000

Inauguration par Marylise Lebranchu, ministre de la justice, des nouveaux locaux de l’École nationale d’administration pénitentiaire à Agen.
 Consulter la déclaration

26 décembre 2000

Décret 2000-1328 relatif à l’Ecole nationale d’administration pénitentiaire.
 Consulter le texte

26 avril 2001

Déclaration au Sénat de Mme Marylise Lebranchu, ministre de la justice, sur la proposition de loiProposition de loiProjet de texte législatif déposé au Parlement à l’initiative d’un ou plusieurs parlementaires. présentée par MM. Hyest et Cabanel relative aux conditions de détention dans les établissements pénitentiaires et au contrôle général des prisons.
 Consulter la déclaration

29 juin 2001

Arrêté modifiant l’article A-40 du code de procédure pénale et relatif à la liste des autorités administratives et judiciaires avec lesquelles les détenus peuvent correspondre sous pli fermé.
 Consulter le texte

20 juillet 2001

Circulaire de l’administration pénitentiaire relative à la lutte contre l’indigence en détention.
 Consulter le texte

18 octobre 2001

Remise à la Garde des Sceaux du rapport Chauvet sur "la sécurité des établissements pénitentiaires et des personnels".
 Consulter le rapport

4 mars 2002

Loi 2002-303 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé. Elle permet, selon une procédure particulière, de suspendre la peine d’une personne dont l’état de santé est incompatible avec la détention.
 Consulter le texte

Avril 2002

Remise du rapport d’évaluation de l’Inspection générale des affaires sociales et de l’Inspection des affaires judiciaires, intitulé "L’organisation des soins aux détenus", concernant la mise en oeuvre de la loi 18 janvier 1994, et du rapport du ministèreMinistèreEnsemble des services de l’Etat (administration centrale et services déconcentrés) placés sous la responsabilité d’un ministre. de la Justice ayant trait au "Taux d’exécution des peines d’emprisonnement ferme".
 Consulter le rapport de l’IGAS et de l’Inspection des affaires judiciaires
 Consulter le rapport du ministère de la Justice

30 avril 2002

Décret 2002-663 modifiant le code de procédure pénale et portant création des centres pour peines aménagées.
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Juin 2002

Remise du rapport Loridant "Prisons : le travail à la peine. Contrôle budgétaire de la Régie Industrielle des Etablisssments Pénitentiaires (RIEP)" fait au nom de la Commission des finances du Sénat.
 Consulter le rapport

25 juillet 2002

Décret 2002-1023 pris pour l’application de l’article 24 de la loi 2000-321 du 12 avril 2000 à l’administration pénitentiaire et relatif aux mandataires susceptibles d’être choisis par les personnes détenues.
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9 septembre 2002

Loi 2002-1138 d’orientation et de programmation pour la justice prévoyant notamment la rénovation et l’agrandissement du parc pénitentiaire, ainsi que l’amélioration du fonctionnement des établissements pénitentiaires par des modifications portant sur l’affectation des détenus, leur prise en charge hospitalière et le recours au bracelet électronique. La création de centres éducatifs fermés, destinés à recevoir les mineurs placés sous contrôle judiciaire ou condamnés à un sursis avec mise à l’épreuve est également autorisée.
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21 novembre 2002

Dominique Perben, ministre de la Justice, annonce un programme de construction de 13 200 places en prisons, dont 10 800 pour de nouveaux établissements, 2 000 pour les établissements expérimentaux réservés aux très courtes peines, et 400 pour les mineurs (28 nouvelles prisons au total).

20 février 2003

Faisant suite à une mutinerie le 18 février 2003 dans la centrale de Clairvaux (Aube), Dominique Perben, ministre de la Justice, annonce la création d’unité d’intervention spécialisées dans les prisons, baptisées "Equipes régionales d’intervention et de sécurite (ERIS), comprenant 23 fonctionnaires, dans chacune des directions régionales.

Arrêté modifiant l’arrêté du 28 octobre 1996 portant création d’un fichier national automatisé des personnes incarcérées.
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14 mars 2003

Après l’évasion de deux détenus récidivistes de l’évasion, grâce à des complices utilisant des armes de guerre (le 7 mars à la maison d’arrêt de Borgo et le 12 mars au centre pénitentiaire de Fresnes), Dominique Perben, ministre de la justice, annonce des mesures visant à renforcer la sécurité et la discipline dans les prisons : notamment, fouilles à corps individuelles systématiques lors de l’extraction des détenus de leur cellule ; recours à l’anonymat des surveillants effectuant les fouilles par le port de cagoule ; lancement d’un important programme de fouilles des cellules ; généralisation d’un régime différencié de détention en fonction de la dangerosité du détenu et de son évolution dans le temps ; changement rapide de cellule ou d’établissement pour les détenus les plus dangereux ; modernisation de la coopération entre la police, la gendarmerie et l’administration pénitentiaire.

20 mars 2003

Décret 2003-259 modifiant le code de procédure pénale (troisième partie : Décrets) et relatif à la classification des établissements pénitentiaires, à la répartition des détenus dans les établissements pénitentiaires et portant diverses autres dispositions destinées à améliorer le fonctionnement et la sécurité des établissements pénitentiaires.
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28 avril 2003

Remise à Dominique Perben du rapport Warsmann "Les peines alternatives à la détention, les modalités d’exécution des courtes peines, la préparation des détenus à la sortie de prison".
- Consulter le rapport

7 mai 2003

Arrêté modifiant le code de procédure pénale (quatrième partie : Arrêtés) et relatif aux établissements pénitentiaires affectés à l’exécution des peines et au service pénitentiaire d’insertion et de probation.
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10 juin 2003

Arrêté portant création d’un système de reconnaissance biométrique de l’identité des détenus.
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12 juin 2003

La loi 2003-495 renforçant la lutte contre la violence routière modifie l’article 716 du code de procédure pénale, fixant un délai de cinq ans pour le respect du principe de l’emprisonnement individuel de jour et de nuit concernant les personnes mises en examen, les prévenus et les accusés soumis à la détention provisoireDétention provisoirePlacement en prison d’une personne mise en examen pour crime ou délit puni d’au moins 3 ans d’emprisonnement..
 Consulter l’article

29 septembre 2003

Dominique Perben, ministre de la Justice, annonce officiellement le lancement de l’expérimentation de dispositifs de rencontres prolongées entre des personnes incarcérées et leur familleFamilleGroupe de personnes liées par des liens de filiation et d’alliance. : les unités expérimentales de visite familiale (UEVF). Dans trois établissements pilotes (le centre pénitentiaire de Rennes et les maisons centrales de Poissy et de Saint-Martin-de-Ré), les condamnés à de longues peines, ne bénéficiant pas de permission de sortie, pourront recevoir leur famille dans les UEVF pour une durée variant de 6 heures à 72 heures.

3 novembre 2003

Communiqué de Dominique Perben, ministre de la Justice, annonçant l’ouverture du centre de détention de Borgo (Haute-Corse) qui permettra à des détenus corses de bénéficier d’un rapprochement familial.
- Consulter le communiqué

Décembre 2003

Publication du rapport Terra, "Prévention du suicide des personnes détenues".
 Consulter le rapport

16 février 2004

Inauguration de la première unité hospitalière sécurisée interrégionale (UHSR) à Nancy.

9 mars 2004

La loi 2004-204 portant adaptation de la justice aux évolutions de la criminalité (dite "loi PERBEN II") élargit le régime juridique de l’ensemble des mesures alternatives (mesures alternatives aux poursuites, mesures alternatives à l’incarcération et mesures alternatives prononçables durant l’application de la peine).

17 mars 2004

Décret 2004-243 relatif au placement sous surveillance électronique et modifiant le code de procédure pénale (deuxième partie : Décrets en Conseil d’Etat)
- Consulter le texte

Juillet 2004

Publication du rapport d’information de l’Assemblée nationale consacré au "Traitement de la récidiveRécidiveSituation d’un individu qui, déjà condamné définitivement pour une infraction, en commet une nouvelle dans les conditions fixées par la loi. L’état de récidive légale suppose une condamnation pénale définitive (1er terme de la récidive), une infraction commise ultérieurement (2ème terme). des infractions pénales".
- Consulter le rapport

20 août 2004

Décret 2004-837 relatif aux dispositions applicables aux condamnés en fin de peine et portant diverses dispositions de procédure pénale.

13 décembre 2004

Décret 2004-1364 modifiant le code de procédure pénale (troisième partie : Décrets) et relatif à l’application des peines.
- Consulter le texte

21 avril 2005

Remise au ministre de la Justice, M. Dominique Perben, du rapport de M. G. Fenech, député du Rhône, sur "Le placement sous surveillance électronique mobile." Ce rapport préconise le développement du recours au bracelet électonique mobile (bracelet utilisant la technologie GPS) comme alternative à l’incarcération.
- Consulter le rapport

27 avril 2005

Dominique Perben, ministre de la Justice, annonce la création de quartiers réservés aux courtes peines d’emprisonnement. Prévu dans le cadre du programme pénitentiaire issu de la loi d’orientation et de programmation de la Justice du 9 septembre 2002, la construction de ces nouveaux quartiers, associés aux maisons d’arrêts, visent à l’accroissement de la capacité de mise à exécution des décisions de justice et à l’amélioration de l’individualisation des peines.
- Consulter le communiqué de presse

6 juillet 2005

Remise du rapport de la Commission santé-justice présidée par Monsieur Jean-François Burgelin : "Santé, justice et dangerosités : pour une meilleure prévention de la récidiveRécidiveSituation d’un individu qui, déjà condamné définitivement pour une infraction, en commet une nouvelle dans les conditions fixées par la loi. L’état de récidive légale suppose une condamnation pénale définitive (1er terme de la récidive), une infraction commise ultérieurement (2ème terme).". A cette occasion, déclaration de M. Xavier Bertrand, ministre de la santé et des solidarités, sur la prise en charge psychiatrique des détenus, notamment la mise en oeuvre du Plan psychiatrie et santé mentale et la proposition de créer une formation spécifique en psychiatrie médico-légale.
- Consulter le rapport
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7 octobre 2005

Communiqué de presse du ministèreMinistèreEnsemble des services de l’Etat (administration centrale et services déconcentrés) placés sous la responsabilité d’un ministre. de la justice : Le point sur la population carcérale au 1er octobre 2005.
- Consulter le communiqué

13 octobre 2005

Communiqué de presse de M. Pascal Clément, ministre de la Justice sur les dispositions de la proposition de loiProposition de loiProjet de texte législatif déposé au Parlement à l’initiative d’un ou plusieurs parlementaires. relative au traitement de la récidiveRécidiveSituation d’un individu qui, déjà condamné définitivement pour une infraction, en commet une nouvelle dans les conditions fixées par la loi. L’état de récidive légale suppose une condamnation pénale définitive (1er terme de la récidive), une infraction commise ultérieurement (2ème terme). des infractions pénales en matière de placement sous surveillance électronique mobile.
- Consulter le communiqué

Mise à jour le 1er 04 2003

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