AAC
Apprentissage anticipé de la conduite (ou "conduite accompagnée").
Dispositif, spécifiquement français, de prévention
par l’éducation, généralisé depuis 1998, qui
combine l’apprentissage du Code de la route en auto-école et la
conduite avec un accompagnateur non institutionnel.
Accident corporel de la circulation
Selon les statistiques officielles de la circulation routière,
il s’agit d’un accident, mortel ou non, qui provoque au moins une victimeVictimePersonne qui subit personnellement et directement un préjudice physique, moral ou matériel, du fait d’une infraction pénale.,
sur une voie ouverte à la circulation publique et impliquant au
moins un véhicule.
Accidentalité
Comme la mortalité désigne un taux de décès
rapporté à une population, le terme d’accidentalité
est utile pour désigner un taux d’accident rapporté à
une variable qui peut être le nombre de véhicules pris en
considération, ou un kilométrage parcouru par les véhicules
exposés au risque d’accident. Il peut également s’agir du
taux d’accident dans une population.
Accidentologie
Activité ayant pour objet l’étude des accidents
et leurs conséquences sur une base interdisciplinaire, de la traumatologie
à l’ensemble de disciplines touchant à la conception d’un
véhicule, à l’étude de la prise de risque, aux
mesures juridiques ou aux méthodes de prévention. Elle participe
à la constitution des données statistiques dans ces différents
domaines.
Adossement
Jusqu’à la fin des années 90, l’attribution des
nouvelles concessions autoroutières s’inscrivait dans un schéma
dit "d’adossement" en vertu duquel l’Etat choisissait
de manière discrétionnaire un concessionnaire qui disposait
d’un quasi-monopole sur une zone géographique déterminée
et finançait les nouvelles sections d’autoroutes, éventuellement
moins rentables, par les péages prélevés sur les
sections plus anciennes, plus rentables et parfois déjà
amorties. Pour compenser la dégradation de la rentabilité
moyenne de l’activité du concessionnaire en résultant,
l’Etat allongeait généralement la durée du contrat
de concession ainsi modifié.
ASSR
Attestation scolaire de sécurité routière ; dite
de premier niveau, elle est préparée et contrôlée
par l’Education nationale en classe de 5e ; celle de 2e niveau se passe
en 3e. Depuis 1997, l’ASSR de premier niveau combinée à
une épreuve pratique de conduite sur cyclomoteur constitue le BSR.
Autoroute
La loi n° 55-435 du 18 avril 1955 portant statut des autoroutes
définit les autoroutes comme : des "voies routières
à la destination spéciale, sans croisements, accessibles
seulement en des points aménagés à cet effet et essentiellement
réservées aux véhicules à propulsions mécaniques".
Autoroute de dégagement
Autoroute située à la périphérie des villes,
qualifiée d’"autoroute urbaine".
Autoroute de liaison
Autoroute allant de ville à ville, qualfiée d’"autoroute
interurbaine".
Autoroute ferroviaire
Technique de ferroutage qui permet
de transporter un ensemble routier complet sur un train composé
de wagons, à plancher surbaissé, adaptés à
ce type de transport.
BAAC
Bulletin d’analyse d’accident corporel de la circulation établi
par les forces de l’ordre et décrivant les caractéristiques
essentielles d’un accident, il sert de base aux études épidémiologiques
exhaustives des accidents corporels de la circulation en France ; un procès-verbal
est dressé parallèlement sur les lieux de l’accident.
BSR
Brevet de sécurité routière, mis en place depuis
1997. Depuis le décret du 30 avril 2002, tous les conducteurs de
cyclomoteurs doivent être titulaires du BSR.
Cabotage routier
Transport routier national effectué par un véhicule routier
automobile immatriculé dans un autre pays.
Caisse mobile
Type de conteneur simple destiné au seul transport combinéTransport combinéConjugaison d’au moins deux modes de transport (le plus souvent rail-route) pour acheminer un même conteneur.
rail - route.
Chargeur
Client d’une entreprise de transport de marchandises appelée "opérateur".
CEESAR
Le centre européen d’études de sécurité et
d’analyse des risques est une structure associative réalisant des
études accidentologiques, de biomécanique et de physiologie
de la conduite pour différents partenaires, notamment des constructeurs
automobiles, des équipementiers, des assureurs ou des pouvoirs
publics.
CERTU
Le centre d’études sur les réseaux, les transports,
l’urbanisme et les constructions publiques est chargé de conduire
des études dans le domaine des réseaux urbains, des transports,
de l’urbanisme et des constructions publiques, pour le compte de
l’État ou au bénéfice des collectivités
locales, établissements publics ou entreprises chargés de
missions de service publicService publicActivité d’intérêt général prise en charge par une personne publique ou par une personne privée mais sous le contrôle d’une personne publique. On distingue les services publics d’ordre et de régulation (défense, justice...), ceux ayant pour but la protection sociale et sanitaire, ceux à vocation éducative et culturelle et ceux à caractère économique. Le régime juridique du service public est défini autour de trois principes : continuité du service public, égalité devant le service public et mutabilité (adaptabilité)..
CETU
Le centre d’études des tunnels, service technique central du
ministèreMinistèreEnsemble des services de l’Etat (administration centrale et services déconcentrés) placés sous la responsabilité d’un ministre. de l’Equipement, des Transports, du Logement et de la
Mer, a été créé par décision du 31
décembre 1970. Il a pour champ de compétence l’ensemble
des techniques et méthodes relatives à la conception, la
construction, l’entretien, l’exploitation et la sécurité
des tunnels routiers. Il réalise des études et des recherches
en relation avec de nombreux organismes français et étrangers,
et en particulier avec les organismes du réseau scientifique et
technique du ministère.
CIADT
Créé en 1960 et présidé par le Premier ministre,
le comité interministériel à l’aménagement
et au développement du territoire décide des perspectives
et des choix en matière d’aménagement du territoireAménagement du territoireEnsemble des actions publiques tendant à un développement équilibré des régions et à une organisation de l’espace selon une conception directrice., de
l’utilisation des crédits des divers fonds relevant de son domaine
de compétence et arbitre les engagements financiers des départements
ministériels. A ce titre, celui de Limoges du 9 juillet 2001 a
arrêté, dans leur version définitive, les schémas
de services collectifs.
CISR
Créé en 1972, le comité interministériel
de sécurité routière est présidé par
le Premier ministre et regroupe tous les ministres concernés par
les problèmes de sécurité routière. Il a pour
mission de définir la politique du GouvernementGouvernementOrgane collégial composé du Premier ministre, des ministres et des secrétaires d’Etat chargé de l’exécution des lois et de la direction de la politique nationale. en matière
de sécurité routière et de s’assurer de son
application.
CNA
Créée en 1963, la caisse nationale des autoroutes est un
établissement public à caractère administratif doté
de l’autonomie financière qui a pour mission de procurer aux sociétés
concessionnaires d’autoroutes les ressources destinées au financement
de la construction ou de l’aménagement des autoroutes donnant lieu
à la perception de péages. Pour ce faire, elle émet
des emprunts sur les marchés français et internationaux
et contracte des emprunts auprès de certains établissements
financiers.
CNSR
Le conseil national de la sécurité routière, dont
la décision de création a été prise par le
comité interministériel de la sécurité routière
du 25 octobre 2000, est chargé de formuler au Gouvernement
des propositions en faveur de la sécurité routière,
d’une part, et, d’autre part, de commander des études
permettant d’améliorer les connaissances et les évaluations
des actions de sécurité routière. Il réunit
l’ensemble des acteurs concernés par la sécurité
routière (élus, entreprises, associations et administrations)
et entend être un lieu de débats et de propositions sur la
sécurité routière.
CNT
Le conseil national des transports a été institué
par la loi n° 82-1153 du 30 décembre 1982 d’orientation
des transports intérieurs. Organisme de concertation, il est associé
à l’élaboration et à la mise en œuvre de
la politique des transports. Il est consulté sur les questions
relatives à l’organisation et au fonctionnement des systèmes
de transport de personnes et de marchandises terrestre, aérien
et maritime. A ce titre, il exécute les missions d’études
et de propositions qui lui sont confiées. Il a, de plus, la possibilité
de se saisir lui-même de questions qui lui paraissent nécessaires
de traiter.
Conteneur
Caisse de métal de dimensions
normalisées, destinée à recevoir des marchandises,
permettant un stockage et une manutention aisés dans les ports
ou les plate-formes multimodales de transport combiné.
Contrat de plan Etat-Région
Issus de la régionalisation de
la planification et de la montée en puissance des pratiques contractuelles,
les CPER ont été créés par la loi du 29 juillet
1982 pour accompagner la décentralisationDécentralisationProcessus consistant pour l’Etat à transférer au profit des collectivités territoriales certaines compétences et les ressources correspondantes. et la déconcentrationDéconcentrationDélégation de moyens et de pouvoirs de décision de l’administration centrale aux services extérieurs de l’Etat.
de l’action publique. L’Etat, représenté par le préfet
de région, et le président du conseil régional s’accordent
sur un programme pour 7 ans (5 ans précédemment) d’actions
en matière d’aménagement et de développement du territoire
régional. Chaque partenaire s’engage sur la nature et le financement
des différentes opérations programmées. Les CPER
constituent un outil privilégié de mise en oeuvre des orientations
arrêtées par les schémas de services collectifs.
Contrôle-sanction automatisé
L’automatisation des contrôles permet d’assurer des contrôles
permanents à partir, soit de postes fixes et intégrés
dans l’infrastructure, soit de postes déplacés sur
les sites accidentogènes. Les premières phases de la chaîne
de contrôle (constatation des infractions, relevé des données
et transmission vers les postes de contrôle des forces de l’ordre)
sont automatisées à l’aide de dispositifs composés
de radars couplés à des systèmes de prise de vue
numériques. Les systèmes de transmission utilisent des réseaux
de télécommunication (le plus souvent de fibres optiques)
dédiés, avec cryptage des données. Les phases concernant
le traitement des infractions et le recouvrement des amendes font l’objet
d’une informatisation.
Coûts externes
Coûts non pris en compte dans
le prix payé par l’utilisateur d’un moyen de transport et assumés
par l’ensemble de la collectivité ; ces coûts sont ceux des
accidents, de la congestion des axes de circulation, du bruit, de la pollution
atmosphérique et des autres effets environnementaux (sur la nature
et les paysages notamment).
DGMT
La direction générale de la mer et des transports élabore et met en oeuvre les orientations d’une politique intermodale des transports terrestres et maritimes et les orientations de l’Etat en matière de transports terrestres et maritimes de voyageurs et de marchandises.
Elle définit les orientations en matière de politique des déplacements.
Elle contribue, en liaison avec le secrétariat général, aux analyses et études économiques dans le domaine des transports.
La direction générale de la mer et des transports comprend :
- la direction des transports ferroviaires et collectifs ;
- la direction des transports maritimes, routiers et fluviaux ;
- la direction des affaires maritimes ;
- le secrétariat général de la direction générale de la mer et des transports ;
- la mission sûreté-défense ;
- la mission du transport des matières dangereuses ;
- la mission transports intelligents.
DGR
La direction générale des routes est responsable
de la conception, de l’aménagement et de la gestion du réseau
des routes nationales et des autoroutes de dégagement ainsi que
de la conception et du contrôle des autoroutes de liaison, leur
aménagement et leur gestion étant le plus souvent concédés.
DISR
Désigné par le Premier ministre,
le Délégué interministériel à la sécurité
routière assure le secrétariat
du CISR. Pour l’aider dans ses missions, le délégué
est entouré de conseillers techniques mis à disposition
par les principaux ministères intéressés par les
problèmes de sécurité routière : Intérieur,
Défense, Éducation nationale, Justice et Santé. L’observatoire
national interministériel de sécurité routière
lui est d’autre part directement rattaché. Le délégué
interministériel à la sécurité routière
est en même temps le directeur de la DSCR.
Domaine public de la route
Le domaine public de la route correspond à la route et à
ses abords dont une collectivité (État, département
ou commune) est propriétaire.
DSCR
Créée en 1982, la direction de la sécurité
et de la circulation routières est responsable de la mise en œuvre
des décisions du comité interministériel de la sécurité
routière.
Elle est chargée de définir les conditions générales
de circulation sur l’ensemble du réseau routier et autoroutier
et de mettre en œuvre ces mesures sur le réseau national.
Elle est également en charge de la réglementation technique
des véhicules et de la formation du conducteur (gestion des examens
du permis de conduire, des inspecteurs, définitions des programmes...).
Le directeur de la DSCR est en même temps délégué
interministériel à la sécurité routière.
DTT
Ancienne direction du ministère de l’équipement chargée, avant la réorganisation de l’administration centraleAdministration centraleEnsemble des services d’un ministère disposant de compétences nationales du ministère (mai 2005), d’élaborer et de mettre en œuvre la politique des transports terrestres de voyageurs et de marchandises au plan économique, technique et social. La DTT a depuis été fusionnée avec d’autres directions d’administration centrale pour former la direction générale de la mer et des transports (DGMT).
Ensemble
routier
Ensemble formé d’un tracteur routier et de sa semi-remorque, ou
d’un camion avec ou sans remorque.
EuroEuroMonnaie unique de plusieurs Etats membres de l’Union européenne qui forment la zone euro.-Ncap
L’Euro-Ncap est un consortium européen, auquel peuvent
adhérer soit des associations de droit privé concernées
par la sécurité routière, soit les ministères
chargés de la sécurité routière, et qui vise
à donner aux médias et aux consommateurs des informations
coopératives sur la sécurité des modèles de
véhicules les plus vendus.
Ferroutage
Ensemble de techniques de transport
qui allient les modes ferroviaire et routier, celui-ci étant limité
aux deux extrémités d’un trajet ferroviaire d’une distance
suffisamment longue pour amortir les coûts de changement de mode
de transport ; le ferroutage peut prendre la forme de transport combiné,
de "route roulante" ou d’ "autoroute ferroviaire"
.
Gestionnaire / propriétaire
de la route
Chaque route a un propriétaire qui est une collectivité
et un gestionnaire qui représente cette collectivité.
L’État est propriétaire des routes nationales, dont la gestionnaire
est la DDE (direction départementale de l’Équipement) ;
le département est propriétaire des routes départementales,
dont le gestionnaire est le Conseil général ; enfin, la
commune est propriétaire des voies communales, dont le gestionnaire
est le conseil municipal.
GLAT
Sigle apparu, à partirde 1988, lors des examens du schéma
directeur routier national. Les grandes liaisons d’aménagement
du territoire ne sont pas des autoroutes, mais ne répondent pas
à une définition technique précise. Ce sont des liaisons
routières considérées comme prioritaires par le Gouvernement
sur un itinéraire donné, constituant l’armature à
aménager en priorité en fonction du trafic constaté
et prévisible.
GNTC
Groupement National du Transport Combiné, association regroupant
les principaux acteurs du transport combiné en France.
Infrastructures
de transport
Ensemble des supports physiques de l’activité
de transport, soit, en France (1998) : 7 000 km d’autoroutes, 700 000
km d’autres routes (nationales, départementales et communales),
31 852 km de voies ferrées et 8 500 km de voies d’eau notamment.
INRETS
L’institut national de recherches et d’études sur les
transports et leur sécurité est un établissement
ayant en charge la recherche publique dans le domaine des transports.
Sous la tutelle conjointe du ministère de la Recherche et du ministère
de l’Equipement et des Transports, il a été constitué
par la fusion de l’institut de recherche sur les transports (IRT)
et de l’organisme national de sécurité routière
(ONSER).
Intermodalité
Mise en œuvre successive de plusieurs modes de transport différents,
comme dans le transport combiné.
Interopérabilité
Ensemble des adaptations techniques
(voire, par extension, administratives) nécessaires à une
circulation ferroviaire dans différents pays, comme l’écartement
des rails et les types d’alimentation électrique ou de signalisation.
LAB
Le laboratoire d’accidentologie, de biomécanique et d’études
du comportement humain est un laboratoire privé, créé
par les constructeurs automobiles (PSA-Peugeot Citroën - Renault)
et consacré aux études de sécurité.
LACRA
Sigle apparu, à partir de 1988, lors des examens du schéma
directeur routier national. Les liaisons assurant la continuité
du réseau autoroutier sont, en général, des routes
express à caractéristiques quasi autoroutières qui
viennent compléter le réseau autoroutier proprement dit.
LCPC
Créé en 1831 sous le nom de Laboratoire des Ponts et Chaussées,
le Laboratoire Central des Ponts et Chaussées est devenu autonome
en 1949. Aujourd’hui, Etablissement PublicEtablissement publicPersonne morale de droit public disposant d’une autonomie administrative et financière afin de remplir une mission d’intérêt général précisément définie sous le contrôle de la collectivité publique dont il dépend. à caractère Scientifique
et Technologique (EPST), c’est un organisme public national de recherche
au service de l’Etat, mais aussi des collectivités territoriales,
en relation avec les professions, travaillant dans les domaines du génie
civil, des transports, du génie urbain et de l’environnement.
Marchandises dangereuses
Les types de marchandises dangereuses transportées par la route
sont ceux définis par l’Accord européen relatif au transport
international des marchandises Dangereuses par Route (ADR).
Modes de transport
Catégories regroupant différents
moyens de transport qui utilisent un même type d’infrastructures,
et parmi lesquelles on distingue essentiellement le ferroviaire, le routier,
l’aérien, le fluvial et le maritime (d’où les concepts d’"intermodalité",
qui correspond à la mise en œuvre consécutive de plusieurs
modes pour un même acheminement, et de "multimodalité",
correspondant à la mise en œuvre de plusieurs modes, en parallèle
ou en concurrence, sur un même itinéraire ou dans une même
zone géographique).
Multimodalité
Organisation de transports mettant en
œuvre simultanément plusieurs modes sur un même itinéraire
ou dans une même zone géographique, comme dans de grands
corridors, telle la vallée du Rhône, où coexistent
une ligne ferroviaire à grande vitesse, deux voies ferrées
"classiques", une voie d’eau (Rhône ou canal), une autoroute
et deux routes nationales.
ONISR
L’observatoire national interministériel de sécurité
routière assure la publication des données statistiques
de la sécurité routière sous la forme de bilans réguliers
ou de cahiers traitant de problèmes spécifiques (poids lourds,
dispositifs de retenue des enfants, etc.).
Opérateur ferroviaire
Entreprise de transport ferroviaire qui assure, le cas échéant,
la distribution, l’approvisionnement et le stockage des produits d’un
client.
PDSAR
Dispositif de l’action locale de l’Etat en matière de sécurité
routière, la procédure des plans départementaux d’actions
de sécurité routière prévoit d’une part la
mise en place d’actions par les préfets de chaque département
- qui sont responsables des actions locales de sécurité
routière - et apporte d’autre part un relais et un encouragement
aux propositions émanant des responsables locaux. Les actions du
PDASR couvrent des domaines très diversifiés : infrastructure,
éducation, formation, communication, contrôle et sanction,
alerte, secours et soins. Elles sont toutes conçues à partir
d’un diagnostic local de sécurité routière.
Permis à points
Système, instauré en France depuis 1992, qui consiste
en un capital de points attribué à chaque conducteur et
sur lequel on opère des retraits en fonction des infractions commises
; ce système fonctionne depuis longtemps dans de nombreux pays
sous des formes proches (depuis 1947 dans un premier Etat des Etats-Unis,
depuis 1962 en Grande-Bretagne ou 1974 en ex-RFA).
Plate-forme multimodale ou "chantier"
Espace aménagé de manière à faciliter le transbordement
de marchandises entre deux ou plusieurs modes de transport.
Point nodal
Point de groupage/dégroupage
de camions, de wagons ou de conteneurs, permettant de reconstituer des
ensembles directs à partir d’éléments de différentes
provenances (exemples : les triages sont des points nodaux de wagons,
tels Villeneuve-Saint-Georges ou Metz-Sablon).
PREDIT
Le programme national de recherche et d’innovation dans les transports
terrestres est un programme de recherche, d’expérimentation
et d’innovation dans les transports terrestres, initié et
conduit par les ministères chargés de la Recherche, des
Transports, de l’Environnement et de l’Industrie, l’ADEME
et l’ANVAR.
Stimulant la coopération entre secteurs public et privé,
ce programme vise à favoriser l’émergence de systèmes
de transport économiquement et socialement plus efficaces, plus
sûrs, plus économes en énergie, et finalement mieux
respectueux de l’homme et de l’environnement.
REAGIR
Plan "Réagir par l’Etude des Accidents Graves et les Initiatives
pour y Remédier". Mis en place lors du CISR de 1982, il s’est
traduit par la création de commissions composées d’une large
palette de professionnels de la sécurité routière
qui se rendent immédiatement sur les lieux d’accidents graves afin
de mener des enquêtes sur le terrain - distinctes de l’enquête
judiciaire - qui serviront à l’analyse des accidents et au recensement
des points noirs.
Réseau routier transeuropéen
Le projet de réseau routier transeuropéen a été
défini après analyse des propositions des Etats membres par
décision conjointe du ParlementParlementOrgane collégial qui exerce le pouvoir législatif (adoption des lois et contrôle du pouvoir exécutif). En France, le Parlement est composé de deux chambres : l’Assemblée nationale et le Sénat. européen et du Conseil du
23 juillet 1996 sur les orientations communautaires pour le développement
du réseau transeuropéen de transport. Il porte sur "des
autoroutes et routes de haute qualité", existantes, nouvelles,
ou à aménager "garantissant aux usagers un niveau de
service, confort et de sécurité élevé, homogène
et revêtant un caractère de continuité".
Route roulante
Technique de ferroutage consistant à transporter un ensemble routier
complet ou des remorques sur des rames ferroviaires spécialement
aménagées.
SARTRE
Social Attitudes to Road Traffic Risk in Europe, enquête internationale
sur les attitudes des conducteurs d’automobile à l’égard
de la sécurité routière, réalisée en
1978 dans quinze pays d’Europe.
Schémas de services collectifs
Créés par la loi d’orientation pour l’aménagement
et le développement durableDéveloppement durableDéveloppement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. du territoire du 25 juin 1999, les
schémas de services collectifs sont des documents de planification
à 20 ans. Au nombre de neuf, ils couvrent : l’enseignement supérieur
et la recherche, la culture, la santé, l’information et la communication,
les transports, l’énergie, les espaces naturels et ruraux, le sport.
L’approche en terme de "services" met l’accent non plus sur
les seuls équipements, mais également sur les usages et
les pratiques.
Schémas multimodaux de services collectifs
de transports de marchandises et de voyageurs
Les schémas de services collectifs de transports doivent permettre
de répondre aux besoins de transport et de déplacements,
à l’horizon de vingt ans, dans des conditions compatibles
avec les exigences économiques, sociales et environnementales d’un
développement durable et dans le respect des engagements de Kyoto.
Ces schémas explicitent les grands projets présentant une
importance majeure au niveau national et susceptibles d’être
mis en œuvre dans les vingt ans à venir. Pour les autres grands
projets relevant de l’Etat, les schémas fixent des orientations
générales.
Schéma régional d’aménagement
et de développement du territoire
Elaboré par le Conseil régional, le SRADT, prévu
par la loi d’orientation pour l’aménagement et le développement
du territoire de 1995 et modifié par la loi d’orientation pour
l’aménagement et le développement durable du territoire
de 1999, fixe désormais "les orientations fondamentales, à
moyen terme, du développement durable du territoire régional".
Il comprend "un document d’analyse prospective et une charte régionale,
assortis de documents cartographiques qui expriment le projet d’aménagement
et de développement durable du territoire régional".
Il peut ainsi comprendre les orientations adoptées par le Conseil
régional en matière de d’environnement, de développement
durable, de grandes infrastructures, de grands équipements et de
services d’intérêt général.
Ces orientations, qui ne sont pas prescriptives, doivent être compatibles
avec celles des schémas de services collectifs.
SDRN
L’établissement de schémas directeurs d’infrastructures
de transport a été institué par la loi d’orientation
des transports intérieurs (30 décembre 1982). Le schéma
directeur routier national constituait le cadre à long terme des
infrastructures routières interurbaines. Tout grand projet de voie
rapide de plus de 25 km et, plus généralement, tout projet
routier d’au moins 545 millions de francs devait être compatible
avec celui-ci. Depuis la loi d’orientation pour l’aménagement et
le développement durable du territoire du 25 juin 1999, les schémas
multimodaux de services collectifs de transports de voyageurs et de marchandises
se substituent au schéma directeur routier national.
Service public des transports de personnes
Service de transport ouvert à tout public et organisé
par des personnes publiques.
Malgré l’appellation par la LOTI de "services occasionnels
publics", seuls les services réguliers et les services à
la demande relèvent de la notion juridique classique de service
public, au sens des missions d’intérêt général
qu’ils représentent, de leur organisation et de leur financement
(partiel ou total) par une personne publique.
Services à la demande
Services de transport collectif de personnes dont les principes de fonctionnement
dépendent de la demande des clients : les points d’arrêts,
les itinéraires, les horaires et les fréquences peuvent
varier en fonction de l’existence et des exigences de la clientèle.
Seule leur tarification doit être obligatoirement fixée et
publiée à l’avance, la capacité minimale des véhicules
utilisés étant fixée à 4 places, y compris
celle du conducteur.
Il s’agit par exemple d’une commune s’engageant une fois
par semaine, selon une tarification connue, à organiser la desserte
d’un marché si la demande lui en est adressée, selon
une méthode déterminée : réservation téléphonique,
inscription...
Services occasionnels publics
Transports collectifs de personnes pouvant comprendre : soit des circuits
à la place, c’est-à-dire des services dont chaque place
est vendue séparément et qui ramènent les voyageurs
à leur point de départ ; soit des services collectifs, qui
comportent la mise d’un véhicule à la disposition exclusive
d’un groupe ou de plusieurs groupes, d’au moins dix personnes,
et constitués préalablement à leur prise en charge.
Il s’agit par exemple de la location d’un autocar pour une colonie
de vacances ou pour une visite touristique ou un événement
particulier (concert, exposition...), de la vente d’un circuit
touristique par une agence de voyage...
Services privés
Activités de transport collectif de personnes effectuées
à titre gratuit, exécutées au moyen de véhicules
appartenant à l’organisateur ou pris en location sans conducteur,
et servant exclusivement aux besoins de fonctionnement de l’établissement
organisateur.
Services réguliers publics
Services de transport collectif de personnes offerts à la place.
Les itinéraires, les points d’arrêts, les fréquences,
les horaires et les tarifs sont fixés et publiés à
l’avance.
SETRA
Le service d’études techniques des routes et autoroutes
est un service technique rattaché à la direction des routes
du ministère de l’Equipement.
Il intervient sur l’ensemble des techniques routières (hors milieu
urbain et tunnels), de la planification des infrastructures à leur
entretien en passant par leur conception, leur construction, leur exploitation,
leur sécurité, la protection de leur environnement. Il produit
des analyses statistiques sur les accidents et de nombreux documents sur
les aménagements routiers.
Sillon
Temps d’utilisation d’une section de voie ferrée par un train.
"Tracer les sillons" signifie organiser la succession des trains
sur une même voie.
Transport
combiné
Conjugaison d’au moins deux modes de transport pour acheminer un même
conteneur ; en général, ce terme recouvre les transports
rail-route.
Transport pour compte d’autrui
Transport rémunéré de personnes ou de marchandises
pour le compte de tiers.
Transport privé
Transport de personnes ou de marchandises organisé pour son propre
compte par une personne publique ou privée.
Transport public
Transport de personnes ou de marchandises organisé par une personne
pour le compte d’autrui.
Transport routier en transit
Transport routier à travers un pays entre deux lieux (un lieu de
chargement/embarquement et un lieu de déchargement/débarquement),
l’un et l’autre situés dans un autre pays ou dans d’autres pays,
pourvu que la totalité de parcours dans le pays ait été
effectuée par route et qu’il n’y ait eu ni chargement, ni déchargement
dans le pays.
Transport routier international
Transport routier entre deux lieux (un lieu de chargement/embarquement
et un lieu de déchargement/débarquement) situés dans
deux pays différents ; un tel transport peut nécessiter
un transit par un ou plusieurs autres pays.
Transport routier international effectué par des tiers
Transport routier international effectué par un véhicule
routier automobile immatriculé dans un pays tiers. (Un pays tiers
est un pays autre que celui de chargement/embarquement ou de déchargement/débarquement).
Transport routier national
Transport routier entre deux lieux (un lieu de chargement/embarquement
et un lieu de déchargement/débarquement) situés dans
le même pays, quel que soit le pays dans lequel le véhicule
routier automobile est immatriculé ; un tel transport peut nécessiter
un transit par un second pays.
Transports scolaires
Les transports scolaires sont des transports publics réguliers
ou à la demande de personnes.
En Ile-de-France, les transports scolaires sont des circuits spéciaux
scolaires réservés exclusivement aux élèves.
Ils sont régis par le décret n° 73-462 du 4 mai
1973 et organisés par l’Etat.
Hors Ile-de-France, les transports scolaires sont créés
pour assurer à titre principal à l’intention des élèves,
la desserte des établissements d’enseignement et peuvent être
ouverts à d’autres usagers.






























