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De Seveso à AZF (Toulouse)

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Dossier mis à jour le 15.10.2005

Article mis à jour le 15.10.2005

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Sûreté nucléaire, transport des matières dangereuses, sites industriels : quelle politique de prévention des risques ?
© La Documentation française Photos : Danièle Taulin-Hommell ; Thibaut Cuisset/Métis ; Didier Le Scour ; Guillaume Herbaut/L’Oeil Public ; Dany Vienney

Le risque est associé à toutes les activités humaines et industrielles comme à l’environnement naturel. Si certains risques ont diminué du fait des progrès scientifiques notamment, d’autres sont apparus, liés à des activités plus récentes (biotechnologies, industrie nucléaire...).

Certains risques (risques domestiques, risques d’accidents de la route), semblent mieux tolérés que d’autres, beaucoup plus spectaculaires et ponctuels, comme la rupture d’un barrage ou l’explosion d’une usine chimique. Ces derniers, qualifiés de " majeurs " se caractérisent par une faible fréquence et une extrême gravité.

Les préoccupations d’environnement et de prévention des accidents majeurs ne commencent à apparaître qu’à partir des années 1960, notamment avec la catastrophe de Feyzin (Rhône) en 1966.

Avec les catastrophes de Flixborough en 1974 et surtout de Seveso en 1976, la notion de risque technologique majeur s’affirme : il est désormais reconnu qu’un accident peut avoir des effets redoutables au-delà des enceintes industrielles, éventuellement à très long terme et que dès lors, les populations et les pouvoirs publics ont un droit et un devoir d’"ingérence" dans l’usine.

Du fait de sa médiatisation, une catastrophe technologique majeure peut même remettre en cause une technologie ou une filière entière. Ainsi l’accident de Tchernobyl a lourdement contribué au rejet de l’énergie nucléaire dans plusieurs pays.

L’explosion de l’usine AZF à Toulouse le 21 septembre 2001 a encore accru l’exigence d’une politique vigoureuse de prévention des risques technologiques majeurs. La loi du 30 juillet 2003 complète la palette des instruments existants dans ce domaine.

Le risque naguère fléau et calamité, est aujourd’hui intégré à nos sociétés contemporaines et va de pair avec une exigence de plus de sécurité pour la population en général et pour les salariés en particulier, d’une plus grande transparence dans l’information sur les risques, la recherche des responsabilités et la demande de réparations.

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