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ESB : la crise de la vache folle

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Dossier mis à jour le 22.09.2004

Article mis à jour le 27.09.2004

Identifiée pour la première fois en 1986, l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), dite " maladie de la vache folle ", est à l’origine de la plus grave crise qu’ait jamais connue l’élevage européen. Embargo sur le boeuf britannique, inquiétude voire panique des consommateurs, effondrement des cours, chute des revenus de toute une filière agricole, affrontements économiques et dissensions politiques, incertitudes et " révélations " scientifiques : les manifestations ont été multiples, et ses conséquences ne sont pas près d’être effacées.

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L’industrie des aliments composés destinés aux animaux d’élevage et les différences entre réglementations au sein de l’Union européenne sont au coeur du problème de la transmission à grande échelle de l’ESB
Génisses nourries à l’étable. © dF / photo J-F. Marin/Editing

Les autorités françaises ont édicté dès 1990 des mesures réglementaires propres à enrayer l’entrée sur le territoire et dans les circuits agro-alimentaires de toutes les sources de contamination, localisées à cette époque en Grande-Bretagne.

La ligne de conduite a été de mettre en oeuvre des mesures de prévention basées sur les connaissances, lorsqu’il en existe, ou d’appliquer le principe de précautionPrincipe de précautionPrincipe selon lequel l’absence de certitudes, compte tenu des connaissances scientifiques et techniques du moment, ne doit pas retarder l’adoption de mesures effectives et proportionnées visant à prévenir un risque dans les domaines de l’environnement, de la santé ou de l’alimentation. dans le cas d’incertitudes scientifiques.

Ces mesures prises depuis 1990 se heurtent cependant à un obstacle important : la puissance publique ne peut garantir de façon absolue qu’elles soient strictement respectées. Ainsi, il subsiste des problèmes en ce qui concerne les entrées frauduleuses aux frontières, les négligences techniques à divers points de la filière, ou les difficultés d’application de certaines mesures par rapport aux conditions de terrain, car il est impossible de contrôler entièrement les conditions de travail dans les abattoirs ou les circuits techniques dans les fabriques d’aliments du bétail.

Par ailleurs, les mesures prises au nom du principe de précaution pour rassurer l’opinion peuvent à leur tour laisser croire à un danger réel et accroître le sentiment d’inquiétude. C’est bien la mise en oeuvre de ce principe et ses effets potentiels sur les consommateurs qui ont divisé les Européens, lesquels se sont cependant ralliés à la position de la France sur l’interdiction des farines animales.

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