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ADN
Acide désoxyribonucléique,
constituant essentiel des chromosomes, support moléculaire de
l’information génétique. Le contenu de cette information
est le "code" de synthèse de toutes les protéines
de l’organisme.
ADN biologiquement actif
ADN d’une taille et d’une structure telle qu’il
pourrait conduire à l’expression d’une protéine
dans un organisme.
AFSSA (Agence française de sécurité
sanitaire des aliments)
créée en mars 1999, cette agence constitue le nouvel outil
national d’évaluation des risques sanitaires et nutritionnels
des aliments. Elle est chargée de contribuer à assurer
la sécurité sanitaire dans le domaine de l’alimentation,
depuis la production des matières premières jusqu’à
la distribution au consommateur final. Dans ce cadre, elle doit notamment
rendre des avis sur les procédés et conditions de production,
de transformation, de stockage et de distribution des denrées
alimentaires.
AFSSPS
Agence française de sécurité sanitaire des produits
de santé
Allergène
Se dit de toute substance susceptible d’entraîner une
réaction allergique chez certains individus.
Antibiorésistance
Résistance de souches bactériennes aux antibiotiques
Ataxie :
perte de coordination des membres due à des lésions neurologiques.
ATNC (agent transmissible non conventionnel) :
désigne l’agent biologique responsable des encéphalopathies
spongiformes transmissibles (v. infra " prion ").
Botulisme
empoisonnement mortel déclenché par une toxine extrêmement
active délivrée par une bactérie anaérobie
(du genre Botula) qui peut subsister dans des conserves alimentaires
mal stérilisées.
Cas iatrogène :
cas résultant d’une inoculation de la maladie lors d’actes médicaux
ou chirurgicaux, contrairement au cas familial, résultant d’une
transmission génétique héréditaire.
Chromosome
Molécule d’ADN associée à des protéines
qui est présente dans le noyau des cellules. Pour chaque espèce,
le nombre de chromosomes par cellule est constant (23 paires pour l’homme).
Clause de sauvegarde
permet de prendre des mesures d’urgence pour empêcher l’introduction
ou la diffusion d’organismes nuisibles dans l’UE
CNSS (Comité national de sécurité
sanitaire) :
créé par la loi du 1er juillet 1998, ce comité
est chargé d’analyser les événements susceptibles
d’affecter la santé de la population et de confronter les informations
disponibles.
Code génétique
Code de correspondance entre les différentes combinaisons en
triplet des quatre bases de l’ADN et les vingt acides aminés
constituant les protéines.
Codex alimentarius
ensemble de normes alimentaires servant de base aux règlements
des litiges au sein de l’OMC
CSD (Comité scientifique directeur
de l’Union européenne) :
ce comité, composé de huit experts scientifiques, a été
institué le 10 juin 1997 par la Commission européenne,
pour lui apporter son assistance sur les questions relatives à
la santé des consommateurs. Il a créé en son sein
un groupe ad hoc sur l’ESB.
DGAL
Direction générale de l’alimentation du MinistèreMinistèreEnsemble des services de l’Etat (administration centrale et services déconcentrés) placés sous la responsabilité d’un ministre.
de l’agriculture français qui contrôle l’hygiène
des produits animaux et d’origine animale.
DGCCRF
Direction générale de la consommation, de la concurrence
et de la répression des fraudes du Ministère français
de l’économie, des finances et de l’industrie.
Dioxine
Groupe de substances chimiques organiques persistantes dont les
effets réels sont particulièrement difficiles à
cerner : les dibenzodioxines polychlorées (PCDD), les dibenzofuranes
polychlorés (PCDF) ou les biphényles polychlorés
(PCB), la plus toxique de ces substances paraît cependant être
la tétrachloro-p-dibenzodioxine (TCDD). Ces substances sont omniprésentes
dans le sol, les sédiments et l’air. Elles sont produites involontairement
lors de processus thermiques mettant en présence du chlore et des substances
organiques. Elles peuvent aussi être produites par l’activité des volcans,
par définition incontrôlable, ainsi que par les incendies de forêts,
mais les principales sources d’émission susceptibles d’être contrôlées
sont les incinérateurs de déchets. Véhiculées par l’air,
elles se déposent dans les champs et les rivières et se
fixent particulièrement sur les graisses, les viandes, poissons,
œufs et produits laitiers (y compris le lait maternel) .
Les dioxines s’accumulent dans l’organisme et peuvent dérégler
les système hormonal, provoquer des maladie de peau, réduirent
les défenses immunitaires et, à terme, provoquer des cancers.
Dissémination volontaire
Utilisation délibérée d’un OGMOGMOrganisme génétiquement modifié dans l’environnement.
L’utilisation des OGM en milieu confiné est réglementée
par la directive 90/219 alors que leur dissémination volontaire
est réglementée par la directive 90/220.
DJA
Dose journalière admissible pour l’homme, concept essentiel de
l’évaluation toxicologique qui désigne la quantité
d’une substance donnée pouvant être ingérée
quotidiennement durant toute une vie sans entraîner de risque
appréciable.
DJT
Dose journalière tolérable.
Epizootie
Maladie contagieuse qui frappe simultanément un grand nombre
d’animaux d’espèce identique ou différente.
ESB :
encéphalopathie spongiforme bovine (BSE : Bovine Spongiform
Encephalopathy en anglais).
ESST (encéphalopathie spongiforme
subaiguë transmissible) :
groupe de maladies, comprenant notamment l’ESB, la tremblante du mouton,
les formes humaines de la MCJ, (v. infra) touchant le système
nerveux central, caractérisées par l’altération
des neurones de certaines zones du cerveau par l’accumulation d’une
protéine pathologique, la PrPres (v. infra), donnant un
aspect spongieux au cerveau. Ce sont des maladies qui peuvent se transmettre
naturellement ou expérimentalement.
Examens histopathologiques :
examens médicaux de tissus ou organes atteints par une pathologie
quelconque.
FAO
Food and Agriculture Organization, organisation des Nations
Unies pour l’alimentation et l’agriculture, spécialisée
dans l’aide au développement et chargée d’améliorer
le niveau de vie, l’état nutritionnel et la productivité
agricole. Intervient notamment en cas de famine, de crise alimentaire
et agricole.
Farine animale ou farine carnée ou FVO
(farine de viande et d’os) :
produit issu des restes des ruminants passés par l’équarrissage
et dont la température de chauffage lors de la fabrication a
été diminuée au début des années
1980 (entre 60 et 80 degrés). Plus économique que la protéine
végétale, la farine animale intervient en complément
(4 à 5 %) dans l’alimentation des bovins, le reste provenant
des graisses animales et des céréales. A partir de 1996,
les autorités françaises ont décidé le retrait
des matériaux à risques (v. infra " MRS ")
dans la composition des farines carnées, et depuis 1998, celles-ci
doivent subir au moment de leur préparation une température
de chauffage à 133 degrés qui neutralise le prion.
Fièvre aphteuse
Maladie éruptive, très contagieuse, épizootique,
due à plusieurs types de virus. Elle est caractérisée
par l’apparition, sur la muqueuse buccale et au niveau des onglons,
de vésicules qui s’ulcèrent. Elle atteint surtout les
bovidés, mais peut se transmettre à la chèvre,
au mouton, au porc, et même à l’homme. Chez l’homme, la
fièvre aphteuse, bien que pénible et douloureuse à cause des aphtes
des gencives et de la bouche, reste une maladie rare et bénigne. Aussi
ne pratique-t-on pas la vaccination humaine et se borne-t-on à des soins
locaux analgésiques et désinfectants. Cependant, on a pu observer des
formes sévères, accompagnées de troubles digestifs (vomissements, diarrhée),
d’hémorragies, ou de complications respiratoires (bronchopneumonies),
survenant chez des sujets en mauvais état général, fragiles ou fatigués.
GBR (Geographical BSE Risk) :
risque géographique d’ESB (v. infra).
Gène
Unité définie, localisée sur un chromosome
et responsable de la production des caractères héréditaires.
Il s’agit d’un segment d’ADN comprenant la région
codante pour une protéine et les régions régulatrices
adjacentes.
Génie génétique
Ensemble de techniques permettant d’isoler un fragment d’ADN
à partir d’un organisme pour l’introduire dans le génome
d’une cellule d’un autre organisme et d’en modifier ainsi
le patrimoine héréditaire. Le génie génétique
permet ainsi de modifier, supprimer ou introduire certains caractères
dans une cellule.
HACCP
Hazard analysis and control of critical points, analyse des risques
et contrôles des points critiques, méthode consistant à
identifier les risques d’un processus de production ou de transformation
et à déterminer les moyens de les limiter.
Iléon :
partie distale de l’intestin grêle qui compte parmi les tissus
à risque des vaches infectées.
Incidence :
s’entend du nombre de nouveaux cas d’une maladie diagnostiqués
sur une période de douze mois.
InVS (Institut de veille sanitaire) :
créé en juillet 1998, il succède au Réseau
national de santé publique (RNSP), avec pour mission de surveiller
en permanence l’état de santé de la population et son
évolution. Il est chargé, en particulier, de détecter
toute menace pour la santé publique et d’en alerter les pouvoirs
publics, ainsi que de rassembler et d’analyser les connaissances sur
les risques sanitaires.
Limite maximale de résidus
(LMR)
teneur maximale en résidus, résultant de l’utilisation
d’un médicament vétérinaire, légalement
autorisée ou reconnue comme acceptable dans ou sur des denrées
alimentaires
Listeria
Listeria monocytogenes est une bactérie responsable de la
listériose, maladie infectieuse rare mais grave. Cette bactérie
est capable de se multiplier entre 1°C et 45°C, en présence
ou en absence d’oxygène. Relativement résistante au sel
et au dessèchement, elle est aisément détruite
par la chaleur. Ces caractéristiques expliquent sa capacité
à survivre longtemps dans l’environnement et dans les cellules
des animaux et de l’homme, et de se multiplier lentement à la
température de réfrigération des aliments (4°C).
Listeriose
Considérée comme une maladie commune à l’homme
et aux animaux (en particulier les ruminants), la listériose
se manifeste principalement par des avortements, des septicémies
et des méningo-encéphalites. Chez l’homme, l’incidence
annuelle des cas de listériose est très faible (environ
4 cas par million d’habitants en France), mais les conséquences
sont généralement graves (20 à 35 % des malades
décèdent).
MCJ (maladie de Creutzfeldt-Jakob)
encéphalopathie spongiforme transmissible humaine appartenant
aux ESST, caractérisée par une démence présénile
et des désordres neuronaux aboutissant à la mort. nvMCJ
(nouvelle variante de la maladie de Creutzfeldt-Jakob) apparue depuis
l’émergence de la maladie de la vache folle, affecte des individus
jeunes.
MRS (matériels à risque
spécifié) :
c’est l’ensemble des organes et tissus animaux qui présentent
un degré potentiellement élevé d’infectivité
au regard de l’ESB. Leur utilisation est interdite en France depuis
1996 dans la chaîne alimentaire animale et humaine. Les MRS comprennent
notamment la cervelle, les yeux, le crâne, les amygdales ,
la moelle épinière, la rate, le thymus, l’intestin pour
les bovins, caprins et ovins.
NAIF (nés après
l’interdiction des farines) :
s’applique aux bovins nés après cette mesure prise en
1990.
OGM (organisme génétiquement
modifié)
Un OGM est défini dans la directive du Conseil 90/220 du 23 avril
1990 relative à la dissémination volontaire des OGM dans
l’environnement (transposée en droit national par la loi n°92-654
du 13 juillet 1992 et ses décrets d’application) comme "un
organisme dont le matériel génétique a été
modifié d’une manière qui ne s’effectue pas naturellement
par multiplication et/ou par recombinaison naturelle" (art. 2).
OMC
Organisation mondiale du commerce mise en place en 1995 destinée
à favoriser la liberté des échanges.
Organisme nuisible (pour les végétaux
ou produits végétaux)
toute espèce, tout genre ou biotype, végétal, animal
ou agent pathogène nuisible aux végétaux et aux
produits végétaux.
OTC (Accord)
accord sur les obstacles techniques au commerce (ou TBT, Agreement
on Technical Barriers to Trade) signé en 1979 dans le cadre
des négociations du GATT et couvrant les réglementations
techniques, les standards et les procédures d’évaluation
de conformité.
PAC
politique agricole commune aux pays de l’Union européenne
Principe de précautionPrincipe de précautionPrincipe selon lequel l’absence de certitudes, compte tenu des connaissances scientifiques et techniques du moment, ne doit pas retarder l’adoption de mesures effectives et proportionnées visant à prévenir un risque dans les domaines de l’environnement, de la santé ou de l’alimentation. :
" La notion de principe de précaution est apparue
au cours des années 1980, à l’occasion de débats
relatifs aux problèmes internationaux d’environnement, avant
de recevoir une consécration publique en 1992, à l’occasion
de la Conférence de Rio. La France est le premier pays à
l’avoir inscrit dans son droit interne. La loi du 2 février 1995,
dite loi Barnier, en fournit une définition, insérée
à l’article L.200-1 du Code rural qui dispose que " l’absence
de certitudes, compte tenu des connaissances scientifiques et techniques
du moment, ne doit pas retarder l’adoption de mesures effectives et
proportionnées visant à prévenir un risque de dommages
graves et irréversibles à l’environnement à un
coût économiquement acceptable " . Toutefois,
le contenu de cet énoncé n’est pas exclusivement applicable
aux questions d’environnement. Le principe de précaution d’ailleurs
est de plus en plus souvent invoqué à l’occasion de problèmes
relatifs à l’alimentation et à la santé." (Philippe
Kourilsky, Geneviève Viney, Le principe de précaution,
Rapport au Premier ministre, Editions Odile Jacob, La Documentation
française, 2000).
Prion :
concept dû au physiologiste américain Stanley Prusiner
pour désigner l’agent responsable des encéphalopathies
spongiformes, qui ne serait ni une bactérie ni un virus, mais
une protéine normalement présente dans le cerveau, susceptible
de se transformer en s’accumulant et de provoquer des lésions
cérébrales (dites spongioses). On parle également
de PrPc (protéine prion cellulaire) pour désigner
la forme normale de la protéine et PrPres (protéine
prion résistante) pour désigner la forme pathologique.
Risque géographique
d’ESB (GBR en anglais) :
indicateur qualitatif du risque de contamination des bovins vivants
par l’agent de l’ESB, mis au point par le CSD (v. supra) de l’Union
européenne.
Salmonelles
bactéries responsables d’entérocolites graves.
SNC :
système nerveux central (cervelle, moelle épinière).
Tissus les plus infectieux dans la phase terminale de l’ESB.
/
Spongiose :formation de trous cérébraux par perte neuronale, donnant l’aspect d’éponge au tissu concerné.
SPS (accord)
accord sur l’application des mesures sanitaires et phytosanitaires (Agreement
on the Application of Sanitary and Phytosanitary Measures) mis en
oeuvre en 1994 dans le cadre du GATT et portant sur les réglementations
et contrôles dans le domaine de la santé des hommes, des
animaux et des végétaux.
Taux de létalité
risque de survenue de mort provoquée par maladie. Dose létale
50 = qui tue 50% des sujets exposés.
Tests :
test de Western Blot, par exemple, mis au point par la firme
suisse Prionics, réalisé sur un fragment du tronc cérébral
après la mort de l’animal.
TIAC
toxi-infections alimentaires collectives supposant au moins deux
cas groupés, avec des manifestations similaires dues à
une contamination par un micro-organisme (bactéries en général)
ou une toxine.
TraçabilitéTraçabilitéAptitude à retrouver l’historique, l’utilisation ou la localisation d’un produit au moyen d’une codification spécifique. :
procédure permettant d’attester, à tous les stades de
la filière de transformation, de l’origine des produits alimentaires.
Transgénique
Nom donné à un être vivant issu d’une cellule
dans laquelle a été introduit un fragment d’ADN étranger.
L’individu résultant possédera dans toutes ses cellules
l’ADN étranger introduit au départ.
Vaches allaitantes et vaches
laitières :
le cheptel bovin comprend les races à viande ou vaches allaitantes
(comme les limousines ou les charolaises), qu’il faut distinguer des
vaches laitières destinées d’abord à la production
de lait. Les résultats des tests de dépistage montrent
que la très grande majorité des cas d’ESB touchent ces
dernières et non les races à viande, principalement parce
que les vaches laitières reçoivent des compléments
en protéines animales (voir farines animales) pour améliorer
leur productivité. Lorsque leur production devient insuffisante,
" ces vaches de réforme " sont menées
à l’abattoir et leur viande est écoulée à
un prix inférieur à celui des races à viande élevées
en pâturage.
Zoonose
maladie des animaux transmissible à l’homme






























