Quelle est l’origine des hydrocarbures ?| vie-publique.fr | Repères | Découverte des institutions

Imprimer

Quelle est l’origine des hydrocarbures ?

le 6 10 2017

Illustration Doc'en Poche - Entrez dans l'actu

Chaque semaine, une question extraite de la collection Doc' en poche « Entrez dans l'actu » sur des sujets d'actualité pour démêler le vrai du faux.

Question extraite de : "Parlons gaz de schiste en 30 questions", Pierre-René Bauquis (2014), disponible à La Documentation française

Des matières organiques transformées

Les hydrocarbures (charbon, pétrole, gaz) proviennent de matières organiques déposées au sein de fins sédiments, au fond des mers et au large des côtes. Les débris d’une multitude de petits organismes marins, accumulés au sein de sables très fins et de boues argileuses, et conservés en l’absence d’oxygène (conditions dites « anoxiques »), deviennent des « roches-mères ». Celles-ci s’enfoncent très lentement dans le sol sous le poids des sédiments qui se déposent au-dessus d’elles.

Sous l’effet de la pression et de la température

Plus les roches-mères s’enfoncent, plus elles subissent une température et une pression élevées. La matière organique se transforme alors peu à peu en « protopétrole » ou kérogène, dont l’évolution dépend de ses conditions d’enfouissement. Ainsi, entre 2 000 à 3 000 mètres de profondeur, le kérogène va donner du pétrole (c’est la « fenêtre à huile »). Ce sera du gaz au-delà de 3 000 mètres (c’est la « fenêtre à gaz »).

Conventionnels ou non

Les hydrocarbures se répartissent entre deux catégories : conventionnels et non conventionnels. Les non conventionnels le sont par leur nature, comme les pétroles ultra-lourds voire à l’état solide (ex. : bitume, asphalte), ou par les caractéristiques inhabituelles de leurs réservoirs, très compacts et très peu perméables, tels ceux des roches-mères.

« La nuit des temps » … ou presque

>>> Depuis l’apparition de la vie sur Terre, il y a 3 milliards d’années environ, des sédiments se sont déposés et des roches-mères se sont formées à presque toutes les époques géologiques : ère primaire pour les gisements d’Algérie (- 400 millions d’années), ère secondaire en Russie et en France (- 200 millions d’années) ou ère tertiaire pour certains gisements américains (- 50 millions d’années). Les gisements les plus anciens datent de - 500 millions d’années environ, les plus récents de - 20 millions d’années environ.

Les réservoirs non conventionnels

>>> Leurs caractéristiques particulières – roches compactes et très peu perméables – nécessitent de recourir à des techniques spécifiques de stimulation de la perméabilité pour permettre aux hydrocarbures qu’elles contiennent de s’écouler vers les puits et de remonter ensuite à la surface.

Ces techniques s’appliquent aujourd’hui à deux de ces types de réservoirs :

  • ceux dans lesquels le pétrole ou le gaz ont migré vers un piège très peu perméable (tight oil et tight gas au sens strict) ;
  • ceux constitués de roches-mères dans lesquelles une partie du pétrole ou du gaz est restée piégée sans avoir été expulsée. Ils constituent les véritables gisements de shale oil, dits huiles de schiste, et de shale gas, dits gaz de schiste.

Mots clés :


Extrait de : "Parlons gaz de schiste en 30 questions", Pierre-René Bauquis (2014), disponible à La Documentation française

Consulter toutes les questions

Rechercher