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Allergies respiratoires : les données 2018

le 17 avril 2019

Le réchauffement climatique et la hausse des températures conduisent à une augmentation des quantités de pollen. Un constat vérifié en 2018 avec un pic anormal des concentrations de pollen de bouleau durant le mois d’avril correspondant à une période de chaleur exceptionnelle.

L’allergie respiratoire classée au 4e rang des maladies chroniques par l’OMS

Paru le 18 mars 2019, à l’occasion de la journée nationale de l’allergie, le rapport élaboré par l’Association des Pollinariums Sentinelles de France, la Fédération Atmo France (regroupant les Associations Agréées de Surveillance de la Qualité de l’air) et le Réseau National de Surveillance Aérobiologique (RNSA), fait le point sur la surveillance des pollens et moisissures dans l’air ambiant en 2018.

Classée au 4e rang mondial des maladies chroniques par l’organisation mondiale de la santé (OMS), l’allergie respiratoire touche 25% de la population française (1 sur 4)

Les sources de la gêne respiratoire proviennent :

  • à 50% des pollens venant des arbres (bouleau, aulne, cyprès, noisetier) et des herbacées (vulpin, ambroisie, armoise, etc.) ;
  • à 10% des moisissures : il s’agit de champignons microscopiques qui se répandent sur tous les supports (textiles, sols, papiers peints, produits alimentaires plantes, etc.) ;
  • à 40% des acariens, poils d’animaux, et poussières diverses.

En 2018, l’exposition aux pollens d’ambroisie, cyprès et graminées est restée constante mais a duré plus longtemps qu’en 2017. L’exposition aux pollens de bouleau a été, au mois d’avril, la plus forte des dix dernières années.

S’agissant des moisissures, le temps humide du printemps a favorisé leur apparition précoce, mais la sécheresse de l’été en a limité la prolifération et la dispersion.

La majorité des personnes allergiques souffrant de pathologies liées aux pollens de cupressacées (Cyprès) résident en Corse, Occitanie et Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Le dispositif de surveillance

La mise en place d’une surveillance nationale permet d’informer les personnes allergiques et les professionnels de santé des dates d’émission et des concentrations de pollens et de moisissures dans l’air ce qui permet d’adapter les traitements et les comportements, et ainsi de réduire les effets sur la santé.

En 2018, le dispositif de surveillance des pollens couvre un peu plus de 63% de la population, soit plus de 42 millions de personnes. A noter qu’aucun dispositif pérenne de mesure des pollens et des moisissures n’est actuellement mis en place dans les territoires ultramarins français.

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