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Baromètre DREES 2018 : les inégalités de revenus de moins en moins acceptées

le 29 avril 2019

Interrogés du 15 octobre au 1er décembre 2018, les Français se montrent plus sensibles aux inégalités de revenus. Huit sur dix estiment que les inégalités ont plutôt augmenter et qu’elles vont encore augmenter.

Les inégalités de revenus et les prestations sociales, principaux sujets d’inquiétude

Depuis 2000, le Baromètre de la DREES analyse l’évolution de l’opinion sur la santé, la protection sociale, les inégalités et la cohésion sociale. Les premiers résultats de l’édition 2018 ont été publiés le 17 avril 2019.

Plus de 7 Français sur 10 se déclarent en bonne santé, mais près de la moitié estiment que l’état de santé des Français en général s’est détérioré. Les Français expriment de fortes inquiétudes face à l’avenir pour 48% (+7 points en un an), notamment parmi les ouvriers (+13) et les retraités (+12). Les thèmes liés au pouvoir d’achat, à l’avenir des retraites ainsi que ceux de la précarité et de l’environnement forment les sujets majeurs d’inquiétude. Le logement, la pauvreté et le chômage préoccupent davantage les 20% des ménages les plus modestes.

Considérées comme le type d’inégalités le plus répandu, les inégalités de revenus sont désormais jugées les moins acceptables par 40% des Français. Sur ce thème, seule la rémunération des médecins généralistes correspond à ce qu’ils devraient gagner.

Fin 2018, les Français s’opposent davantage qu’en 2017 à une baisse du montant des prestations sociales et ce, même en échange d’une baisse de leurs impôts ou cotisations, ainsi qu’à la restriction de l’accès aux retraites et aux allocations chômage aux seuls cotisants.

Le sentiment de proximité et la cohésion sociale en progression

Le sentiment de proximité est plus important en 2018. Il dépend de l’âge des répondants. En effet, plus des deux tiers d’entre eux se sentent avant tout particulièrement proches des personnes de leur génération. Cette proximité s’affirme notamment chez les 18-24 ans et les plus de 65 ans. Toutefois, pour une moitié des Français, la solidarité entre les générations diminue.

Le sentiment d’appartenance géographique auquel les Français s’identifient le plus se situe avant tout à l’échelon national (39%). Viennent ensuite la commune ou le quartier (21%). 16% s’identifient à leur région et 6% à leur département. Enfin, les Français se sentent en moyenne plus rarement appartenir aux échelons géographiques supranationaux, que ce soit le monde, ou encore l’Europe (respectivement 10% et 6% d’entre eux).

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