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Ménages : des conditions de logement toujours difficiles pour les plus modestes

le 25 février 2019

Quelles sont les conditions et dépenses de logement des ménages selon leur niveau de vie ? C’est à cette question que répond un dossier de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), publié le 15 février 2019. Au cours des dernières décennies, les conditions de logement se sont nettement améliorées pour l’ensemble des ménages, notamment en termes de confort élémentaire. Cependant, de fortes disparités perdurent entre les ménages les plus aisés et les plus modestes. Ces derniers, malgré les aides sociales dont ils bénéficient, sont ceux dont le budget est le plus impacté par les dépenses de logement.

Les plus pauvres vivent le plus souvent en location, dans des conditions défavorables

Selon la Drees, qui s’appuie sur l’enquête "Logement" 2013 de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), les ménages à bas revenus, c’est-à-dire ceux qui ont un niveau de vie médian d’environ 810 euros mensuels, sont de plus en plus souvent locataires (65,5% en 2013 contre 57% en 1996) et occupent plus fréquemment un logement social (34,3% en 2013 contre 28,8% en 1996).

Les ménages les plus modestes cumulent souvent des difficultés de logement (difficulté à se chauffer, humidité, bruits, surpeuplement, etc.), ont une mauvaise opinion de leur habitat et souhaitent déménager. Un tiers d’entre eux réside dans un logement ayant au moins un "défaut de qualité" (fissures, infiltrations d’eau, etc.).

Parmi ces ménages, certains sont surreprésentés : 25% sont des personnes seules souvent sans emploi ou ouvrier ou employé, 18% sont des familles monoparentales (+ 6 points depuis 1996), 14% sont des familles étrangères, 13% des ménages de moins de 30 ans dont près d’un tiers est au chômage.

Et consacrent une part plus importante de leur budget à leur logement

Les ménages les plus pauvres bénéficient d’aides au logement qui permettent de couvrir au moins la moitié de leurs dépenses de logement.

Pour autant, d’après la Drees, les plus modestes ont un taux d’effort (rapport entre les dépenses de logement et les revenus du ménage) plus important que le reste de la population. Leurs dépenses nettes de logement (après versement des aides) représentent 34% de leurs revenus, contre 24% pour les ménages modestes (ayant un niveau vie médian de 1 330 euros mensuels) et 16% pour ceux les plus aisés.

Ce taux d’effort est particulièrement élevé pour les ménages les plus pauvres accédants à la propriété, ceux locataires du parc privé et ceux vivant dans l’unité urbaine de Paris.

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