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Climat : un rapport du GIEC sur l’état des océans et des zones gelées

le 1er octobre 2019

Véritables régulateurs de la température de la planète, les océans et la cryosphère (zones gelées) jouent un rôle prépondérant dans l’évolution du climat. Quand les océans absorbent 90% du réchauffement climatique, les calottes polaires et les banquises réfléchissent les rayons du soleil et atténuent ainsi la hausse de la température des océans.

Après la parution, le 8 août 2019, des travaux du groupe intergouvernemental d’experts sur le changement climatique (GIEC) portant sur l’état des terres émergées, un rapport spécial, publié le 25 septembre 2019, rend compte des effets du réchauffement climatique sur les océans et la cryosphère. Il dresse les évolutions possibles à l’horizon 2100.

La nature en transformation

Conséquence du réchauffement climatique, la fonte des glaciers et de la banquise s’est fortement accélérée engendrant une élévation du niveau des mers et des océans à un rythme 2,5 fois plus rapide qu’au XXe siècle. Autre conséquence du réchauffement, l’acidification des océans augmente avec une perte de 5 à 3% de la part d’oxygène dans les mers sur les quarante dernières années. L’acidification menace l’équilibre de l’écosystème marin et provoque un déclin progressif des ressources halieutiques.

Une projection réalisée par les experts du GIEC, basée sur le rythme actuel d’émission de gaz à effet de serre, prévoit, à l’horizon 2100, une augmentation des températures de 3 à 4°C sur la surface terrestre. La conséquence serait une élévation du niveau des mers de plus d’un mètre et une perte d’étendues terrestres considérable pour les pays en zone côtière et les pays à faible altitude. Cette montée des eaux s’accompagnerait d’une augmentation en fréquence des inondations et des cyclones menaçant 280 millions de personnes vivant à moins de 10 mètres d’altitude.

2100, 2050… les projections catastrophistes se rapprochent

Toujours selon ces hypothèses, en Europe centrale, où ils sont particulièrement bas, les glaciers pourraient avoir perdu 80% de leur volume en 2100. Cette fonte des glaces tarit les ressources en eau douce pour les 670 millions de personnes installées dans les zones de haute montagne. Parmi les risques extrapolés par les chercheurs du GIEC si la courbe de réchauffement climatique n’infléchit pas, la fonte de 50% des sols gelés (permafrost), qui représentent 20% de la surface de la terre, dès 2050. La libération dans l’atmosphère de plusieurs milliers de tonnes de carbone emmagasinés accélèrerait le réchauffement.

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