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Retards, annulations, pannes : bilan 2018 de la qualité des transports

le 3 mai 2019

La ponctualité et la régularité dans les transports ferroviaire et aérien se sont fortement dégradées en 2018. Tel est le constat dressé par l’Autorité de la qualité de service dans les transports (AQST).

Un TGV sur six n’arrive pas à l’heure

Dans son rapport annuel publié le 19 avril 2019, l’AQST révèle que le nombre de trains en retard ou annulés a battu des records en 2018. 17,8% des TGV sont arrivés en retard, contre 15,4% l’année précédente. En particulier, les liaisons Paris Montparnasse-Le Mans et Paris-Chambéry sont les plus touchées, avec en moyenne un train sur trois en retard.

Le bilan est aussi décevant pour les trains Intercités dont le taux de retard atteint 17,2% en 2018 contre 14,6% en 2017. Concernant les trains régionaux, la qualité du service s’est également détériorée. Entre 2017 et 2018, le taux de retard des trains est passé de 9,1% à 9,6%.

La ponctualité des trains d’Ile-de-France est restée plutôt stable même si aucune ligne TER et Transilien n’a atteint les objectifs fixés par l’autorité des transports de la région.

2018 est la pire année depuis 2012 pour les annulations de trains. Les TGV ont connu un taux d’annulation exceptionnel de 7,8% contre seulement 1% en 2017.

Outre le conflit social lié à la réforme de la SNCF et les pannes électriques, les intempéries et le vieillissement du réseau ont affecté l’infrastructure ferroviaire et causé des retards et annulations.

Des retards et annulations en hausse dans le transport aérien

Selon le rapport, le secteur aérien souffre également de mauvais résultats. Ainsi, les passagers voient leurs vols retardés dans 18,2% des vols intérieurs, 24,2% des moyen-courriers et 24% des long-courriers. L’Autorité pointe en particulier l’état préoccupant du retard dans les liaisons avec l’Afrique du Nord, notamment avec la Tunisie et l’Algérie : 70% des vols Paris-Tunis n’arrivent pas à l’heure.

Les auteurs du rapport estiment que la piètre performance de 2018 s’explique par la responsabilité des compagnies aériennes, les mouvements sociaux et les questions de sécurité.

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